‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 152 sur 194 · APPLICATIONS SPÉCIALES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS SPÉCIALES

le coyote sont peints en vue de la chasse à l'élan, au mouflon,

lu daim, au lapin, etc. ; on figure également certains oiseaux : la pie-grièche, qui est censée donner • des coups sur la tète du cerf endormi jusqu'à ce que mort s'en suive; le faucon, (}ui lui crève les yeux, en harcelant le cerf qui pûture, en le frappant, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre ; l'Aigle, qui s'attaque non seulement au Cerf, mais à toute espèce de gibier •\ Chez les Warramunga, les cérémonies destinées à vénérer le serpent fabuleux Wollunqua, ont pour résultat de multiplier toutes les espèces animales et végétales. Le Wollunqua est si grand que s'il venait à se tenir debout, droit sur sa queue, sa tête atteindrait le ciel. Il est le totem principal, il domine en

[uelque sorte les autres^®. Tous ces traits nous permettent de saisir, à l'œuvre, la tendance des Primitifs à organiser, d'après leurs idées (qui ne sont pas toujours celles des savants du Muséum) le monde des animaux. Le couguar répond pour les

'ervidés, l'Aigle pour toute espèce de gibier. Le serpent Wollunqua répond pour l'universalité du règne animal et végétal. [Faut-il voir une trace de ces substitutions, de ces échanges,

[ans la discordance des faunes réelles et des faunes figurées

[à l'âge quaternaire ? On peut le croire, et c'est peut-être pour

fce motif qu'à Font-de-Gaume, le Mammouth apparaît sur les

parois des grottes à une époque où il était devenu fort rare *^

65. Ibid. p. 161. Coutume analogue chez les Eskimos, cf. ibid., p. 165.

Page 1