‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 153 sur 194 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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67. Voici comment nous apparaît l'interprétation de cette curieuse lloi (qui n'est pas d'ailleurs absolument rigoureuse), signalée par IM. Breuil. De même que dans l'art mobilier, les formes tendent à s'imimobiliser, voire même à se styliser et à revêtir un caractère symbolique, de même sur les parois des cavernes, l'art obéit à une tendance malogue. Aux époques les plus reculées, la correspondance paraît plus

^étroite entre l'image représentée et la faune réelle. Mais peu à peu. îans doute par la force des traditions, les formes primitives, elles iussi, s'immobilisent et en viennent à symboliser moins tel animal que la force animale dont on se propose de capter les effluves. Le règne tout entier, peu à peu, s'incarne en certains modèles qui reviennent plus fréquemment et sont conçus comme le réceptacle des énergies les plus recherchées par les hommes des tribus. Bref, ce sont des animaux-types, jouant un rôle semblable à celui que les Zuflis, les Australiens, les Eskimos, etc., attribuent aux leurs. Il y a là une simplification qui peut-être s'accorderait avec le nombre relativement peu considérable des espèces peintes ou gravées par les artistes quaternaires.

Mais ne nous hasardons pas trop loin sur le terrain mouvant des conjectures. Nous nous étions proposé de rassembler, dans une vue d'ensemble, ce que nos sources nous avaient appris du culte d'animaux en vigueur parmi les tribus troglodytes de l'âge paléolithique. Malgré d'immenses lacunes, nous avons entrevu les lignes maîtresses de la construction. A trop vouloir préciser, nous risquerions de retomber dans le chaos.

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