Id., ibid., pp
MONOTHliISMF. ET KTHNOGRAPIIIE
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un mot est sous sa dépendance ^^ » Les négrilles, l'une des plus anciennes races humaines, professent les mêmes croyances ^'^. En Amérique, Thomas Hériot, dès 1586, décrit en ces termes le dieu suprême des Virginiens (Floride) : « Ils croient à l'existence de beaucoup de dieux qu'ils nomment Maiiioac et dont ils distinguent différentes espèces et degrés. Ils admettent aussi l'existence d'un dieu suprême qui était là de toute éternité, qui, en voulant fabriquer le monde, produisit d'abord d'autres dieux éminents qui devaient être ses instruments dans la création subséquente et le gouvernement ; ensuite le soleil, la lune et les étoiles comme petits dieux. Les bonnes âmes vont chez les dieux pour y être heureuses, les méchants brûlent dans le popog'usso^ un grand fossé où le soleil se couche -'. » Les Zufiis, dont nous avons rapporté les usages religieux parfois si bizarres, ont pourtant un dieu suprême : <( Avant le commencement de la nouvelle création, disent-ils, il n'y avait que Aivona wilona, le créateur et le conservateur de tout, le père de tous. Il fit toutes choses, en se concevant lui-même au-dehors dans l'espace (ou en se transportant par la pensée en-dehors de lui-même, dans l'espace^**. » Les Pawnee adorent Ti-ra-wa, a l'esprit père ». « Il a créé les Pawnee et est appelé u la force qui fait mouvoir l'univers et surveille toutes choses. » Il a en abomination le vol, il loue la bravoure, punit les méchants en les anéantissant ; les bons habitent avec lui dans sa demeure céleste. On le nomme A-ti-us ta-ka-wa a notre père en tous lieux ». On lui sacrifie le blé, des cerfs, des buffles, parfois aussi on lui offre des sacrifices d'action de grâces^". Enfin n'oublions pas les misérables sauvages de la Terre de Feu : <( L'n grand homme noir erre continuellement à travers les forêts et les montagnes ; il connaît chaque parole et chaque action : on ne peut pas lui échapper et il envoie le beau et le mauvais temps d'après la conduite des hommes. Il défend qu'on mette à mort des canards drus : il déteste les péchés de luxure et le meurtre, même d'un ennemi'°. »