‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 166 sur 194 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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que pour eux on négligerait d'abord l'idée de créateur, et que l'on considérait ensuite celui-ci comme le chef de cette canaille d'esprits et de dieux... C'est précisément ce qui est arrivé^®. » Voilà pour l'animisme. Et pourtant, l'influence des mythologies astrales a été beaucoup plus désastreuse. Les astres, et en particulier, le soleil et la lune, sont <* des objets qui apparaissent, de façon absolument identique, sur de vastes étendues de territoire à tous les peuples qui y habitent. Il est clair que dès que l'attention respectueuse qu'on leur accordait eut commencé de revêtir un caractère religieux, des conceptions et des formes cultuelles semblables apparurent du même coup, qui intéressaient également toute une vaste région et ses nombreux habitants. Par ce côté déjà, ce mouvement d'idées s'adapte plus

Fig. 2IO. — L'UN DES POISSONS DU BATON DE LORTHET, agrandi. PlETTE, ibid.

facilement et plus étroitement au culte de l'Etre suprême ^^ » Mais justement parce qu'il s'y adapte, le culte des astres est plus apte qu'aucun autre, à dénaturer l'idée de Dieu. En fait, l'Etre suprême est déjà conçu par plusieurs peuples très primitifs, comme un Dieu du Ciel. Pirmeheeal (sud-est Australien), est un homme gigantesque qui vit au-dessus des nuages. Bunjil habite au-dessus du ciel. L'arc-en-ciel est son fils. Daramulun vit au ciel : le tonnerre est sa voix. Baiamé a été vu au ciel par un sorcier sous l'aspect d'un vieillard à haute stature et à longue barbe. Il était assis, les jambes croisées ; deux grands cristaux de quartz, partant de ses épaules, s'élevaient vers le ciel, au-dessus de lui, etc ^\ Mais cette localisation de l'Etre

49. Lang. The. Making of Religion, P« édition, pp. 281-282 ; 2« édit. pp. 257-258.

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