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LES RACES QUATERNAIRES

f'g- 33-35- — Outillage en os. i.

Poinçon à tête de GoRGE d'Enfer ; 2. Pointe à base fendue (même provenance). Ces deux instruments sont caractéristiques de l'époque aurignacienne. 3 représente un exemple de la pointe magdalénienne à base fourchue (AURENSAN), qu'il ne faut pas confondre avec la pointe fendue d'Aurignac. N" I et 3, d'après Cartailhac, Grimaldi, II, 11, pp. 278 et 282 ; n" 2, d'après GiROD, Stations de Page du Renne, t. II, pi. LXXXVII.

48 l'habitat et les races

un front bas, par le relief des arcades sourcilières, la puissance des mâchoires et. l'absence de menton ; la race négroïde, prognathe, mais au front droit ; enfin, la belle race de Cro- Magnon, magnifiquement représentée par la majorité des exemplaires de Grimaldi. Aux alentours, il est possible que d'autres races aient vécu. Les vestiges de Piltdown et de Galley-Hill autorisent cette supposition.

La plus déshéritée fut assurément celle de Néanderthal. Gardons-nous cependant des appréciations hâtives. D'abord, si déshérité qu'il fût, cet homme était vraiment un homme, quoi qu'en ait pu penser M. Schvv^albe : « La comparaison des caractères morphologiques, écrit M. Stolyhwo ^*, témoigne d'une parenté morphologique excessivement rapprochée entre les deux groupes (Spy et Cro-Magnon). Que la structure d'Homo primigenius soit plus primitive que celle d'Homo sapiens, j'en conviens, mais ce n'est pas une structure différente. Aussi ne nous paraît-il pas juste de refuser à Homo primigenius le nom de sapiens, car, bien que sa culture ait été sans nul doute fort primitive, il occupe cependant, en fait de développement intellectuel, un rang infiniment plus élevé que celui qu'ont pu atteindre ses parents animaux les plus proches ».

M. Boule, qui a consacré une magistrale monographie au squelette de la Chapelle-aux-Saints, ne pense pas autrement. Il a démontré, en particulier, que la capacité crânienne de la race de Néanderthal était sensiblement supérieure à celle que lui avaient attribuée Schaafhausen, Huxley et Schwalbe. Déjà le D"" Manouvrier avait élevé celle du crâne de Néanderthal de 300 centimètres cubes. M. Boule estime que la capacité du crâne de la Chapelle-aux-Saints est comprise entre 1570 et 1750 centimètres cubes. D'où il suit que « par un caractère morphologique de tout premier ordre », le type rentre tout à fait dans le groupe humain. Et si ce chiffre paraît encore inférieur, il y a lieu, continue, le même savant, de se demander si « la substance cérébrale étant moindre comme quantité, sa qualité ou simplement sa répartition n'étaient point différentes/^ ». Et surtout, il faudrait prouver que le développement de l'encéphale est en

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