‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 172 sur 194 · Ifl., ibid., p · texte numérisé non relu

Ifl., ibid., p

vieille femme pour laquelle la mort aurait été un soulagement. Je connais aussi le cas d'une mère qui prenait soin de son enfant malade, refusa toute nourriture et fut inconsolable quand il mourut. Chez les Kulins, ceux qui ont eu du succès [à la chasse] partagent avec ceux qui n'en ont pas eu ; de manière que personne ne souffre de la disette pendant que d'autres ont quelque chose ; ce don n'est pas regardé comme une faveur mais comme un droit qu'on apporte à l'indigent et qu'on jette à ses pieds ^^. » Brough-Smith rapporte le trait suivant : <( Un indigène avait volé à un autre du sucre. La législation de la tribu conférait à

Fig. 217-219. — (l) et (2), MASQUES DES INDIENS D'AmÉRIQUE. (3) HOMME MASQUÉ. Dessin gravé par les Bushmen. Cf. Altamira^ p. 195.

ce dernier le droit d'administrer quelques coups de massue sur la tête du voleur. Il donna les coups, éclata en sanglots, baisa le voleur et se frappa lui-même plusieurs fois la tête avec la pointe de la massue ^^. »

Nous voilà loin du sauvage, brute féroce et insensible, et le P. Schmidt a bien raison de dire : « La morale que nous avons appris à connaître chez les Australiens du Sud-est a bien ses taches, mais elle ne manque pas non plus de traits beaux et aimables. Dans son ensemble, elle n'est pas essentiellement différente de celle qui dans le monde entier produit des hommes bons et qui a trouvé sa perfection et son apogée dans le christianisme. Il est donc superflu de parler d'une morale spéciale aux Australiens du Sud ^^. )>

63. HowiTT, 01p. cit., pp. 766-768 ; cf. Schmidt, Origine, pp. 178-179.

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