‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 184 sur 194 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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406 EXTENSION DES COI TUMES RELIG. DE l'aGE OLATERN.

bles signes d'antiquité. Ce nesl pas assez pour revendiquer, en faveur de ces vieilles images, la firme quaternaire. 11 existe entîn des cavernes australiennes ornées, qui furent tiabitées bien longtemps. Les cendres éparses sur le sol forment des couches cendreuses épaisses de plus de Om. 50. Les murs portent la trace des foyers jadis allumés ^^. Ce dernier indice est plutôt malencontreux, car dans les vraies grottes paléolithiques, tant de siècles se sont écoulés depuis Texécution des peintures, que toute trace de fumée a complètetnent disparu.

Ainsi notre espoir de surprendre, en dehors de l'Europe, le secret de la religion quaternaire s'évanouit. Nous i-evenons à notre point de départ les mains vides. Nous ne savons pas si les paléolithi(jues des autres parties du monde ont pensé à l'unisson de leurs congénères de la Dordogne, d'Altamira, de Castillo ou du Schv\^eizersbild. Une rapide éclaircie, une coulée de lumière fugitive percent seules l'universelle obscurité. Et il se trouve que cet unique rayon illumine ces pays occidentaux qui devaient être un jour le foyer intense de la civilisation moderne. L'histoire n'est pas à court de ces rapprochements inattendus.

Mais cette localisation spéciale de la culture paléolithique à son plus haut degré de développement ne nous invite-t-elle pas à supposer que le centre d'expansion de la race humaine a dfi être situé dans nos contrées européennes ? A se placer au seul point de vue de la Pi-éhistoire artistique, on est bien tenté de le croire. Il n'est guère contestable, en effet, que « l'espace dans lequel paraît cantonnée la civilisation glyptique est... relativement restreint : son foyer est au sud-ouest de la France et au nord-ouest de l'Espagne ; de là, elle a rayonné avec assez d'intensité jusqu'à la Loire et au Bhône ; au delà, de petits groupes de stations, peu riches au point de vue artistique, ont été constatés dans le nord et l'est de la France, ainsi qu'au sud de l'Angleterre et au bord du Rhin ; seule une « colonie Pyrénéenne » florissante paraît avoir poussé jusqu'au lac de Constance. Plus à l'est, les stations de l'âge du Renne appartiennent à une autre province archéologique, dont les rares et

34. A Chasm-Island, golfe de Carpentarie. Cf. Altamtra, p. 207.

MIGRATION^ A I.AiW OLATKRNAIRK.

inférieures produclious d'art plas(i(jue ou graj)l»i(jue n'ont (ju'une lointaine parenté avec celles du toyei- occidental'*. »

\Iais/)n pcul, dans une autre direction, élargir ce cercle d'inlluence. A propos des grottes peifites du Soudan français, on observe que les dessins de signes schémalisés, inscrits sur les parois de ces grottes, présentent dans leur ensemble une analogie tellement frappante avec ceux des peintures rupes-

Fig. 246-247. — Registre supérieur: GRAVURES ET PEINTURES, d'après les relevés de M. Savenkow. Cf. Altamira, p. 148. — Au registre supérieur : Dessins gravés et piquetés de l'intérieur ou Sahara, d'après P. Gauthier. Cf. ibid.

très de l'Espagne, que M. l'abbé Breuil a été conduit à proposer une curieuse hypothèse. Les auteurs de ces signes, espagnols ou soudanais, seraient des tribus paléolithiques (capsiennes), refoulées les unes vers le nord, les autres vers le sud par des envahisseurs néolithiques et qui auraient subi l'influence ai-listique de ces derniers. Mais si l'on .se rappelle qu'en Espagne les signes schématisés de la Pileta et d'Alpera sont probablement néoliltiiiques, il serait peut-être plus sinipl«e d'admeltie ([ue les néohthiques, nouveaux venus .sur le sol africain, ont subi l'influence artisti(|ue plus ou moins loinlaine des anciennes

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