L EVOLUTION ARTISTIQUE
A parcourir ce bre! tableau, nous enticvoyons déjà (jue le terme de civilisation, appliqué à la Préhistoire, n'est pas un mot vide de sens. A ces époques reculées, l'intelligence humaine
( éclats naturels )>, « de formes plus ou luuiiis rct;ulièic'.> , n <liiecteinent utilisés à la percussion ou au raiclage >', « avec retouche soniinaire d'accommodation pour la préhension facile et retouches successives d'ulilisalioii, s'il y avait lieu, c'esl-à-dire, si roulil était destiné à servir plusieurs fois de suite, grâce au ravivage des arêtes éinoussées par l'usage ». (Kutot, m liiillclin de la sociéle belge de jéulugie, t. XVII, p. 427, 1903.) De cette définitioai résulte le principal argument à faire valoir contre la réailité des éolitlies. Coirinirnl en elïet se prononcer sur l'autticnticité de pièces dont la caractéristitiue est précisément de ne présenter aucun des signes certains auxquels on reconnaît un instrument taillé par la main de Ihomme ? La régutarilé, In constance des formes fo«t ici défaut, et les « retouches » sont affaire d'appiécialion subjective. C'est ce que M. BnHuii. explique dans un c«>nsciencieux article .sur la présence d'éoUtheti) à la base de Véocène pari- ■<lcn (Anthropologie, t. XXI, pp. 285 et suiv.). Qu'iî y ait eu une industrie éolithique préparant les voies. à ia véritable industrie paléolithique, il est permis de le conjecturer. Mais, ajoute M. Brîîuil « si la nature exceptionnellement sans doute, peut produire des objets... semblables à' »les types industriels parfaitement définis et connus comme tels dans leurs milieux normaux en dehors de toute possibilité d'erreur, à combien plus forte raison doil-on se montrer circonspect à l\'gnrd des manifestations les plus élémentaires de Vaclivité humaine, et se montrer exigeant avant de fonder sur leur constatation si problénrilique des théories dépassant si formidablement ce qui est acquis d'une manière définitive cl en toute évidence. y> Cette manière de voir est partagée par nombre de savants,, tels, par exemple. M. Commont (Anthropologie, t XXI, p. R83), et M. Engerrand (ibid., t. XXÎV, p. 592). — Klle est d'ailleurs singulièrement corroborée par une série d'cbsenations positives qui semblent bien, juscju'à nouvel ordre, enterrer la question des éolithes, inopinément ressu.scitée par M. Riioi. En premier lieu, les éolithes ne .son:: pas liés à de>s stations, mais à des terrains. Et cela veut dire qu'on les rencontre toujours dans des gimenfs naturels. .lamais ailleurs. Jamais hors des limites à l'intérieur (lesfjuelles les silex se sont déposés par le jeu de causes purement yéologi<]ues. N'est-ce point là une preuve qu'ils sont l'œuvre de la nature et non pa.s l'œuvre de l'intelligence? humaine? Ainsi — nous ' itons ce cas, mais il en est d'autres — M. Viré (Pscudoéolilhes de la nvière souterraine de Padirac. extrait du 6' congrès préhistoiique de France, Tours, 1910). a découvert de superbes éolithes au fond dii puits de Padirac (I.ot). Or ce souterrain a 'oujours- été inaccessible. C'est donc que les rivières souterraines fabr'Kpient des éolithes. De même
ri r.A ClVILISATKnX PALEOLITHIQUE
ne chôme pas. Elle est toujours en éveil, et loin de s'immobiliser, elle révèle une grande souplesse, une réelle puissance d'adaptation progressive aux exigences de la vie. Les silex de Saint- Acheul, les belles lames solulréennes, les outils en os du magdalénien pourraient, sans exagération aucune, être qualifiés d'œuvres d'art.
Cette impression se fortifie lorsque, de l'étude de la technique industrielle, on passe à rinventaire des images que nous ont léguées nos ancêtres. Ici, toute hésitation disparaît. Nous apprenons, avec surprise, que l'âge quaternaire a possédé non
M. Pau] Sarasin, (IJbcr die Fehl^rqnelleii in der Benrleilung der Eoliîhen, in Verhandlungcn der Nalmforschenden GcHelUcha/l in Basel, t. XXII, n° 1, 1911), a montré comment l'action des oaux de la mer réussit à tailler en éolithes de vieux tessons de bouteilles, dont la matière ressemble de si près à ceile des silex. Mais l'argument décisif, en cet ordre de recherclies, a été fournj par les curieus<3s expériences auxquelles MM. Boule, Cartau^hac. CAnrrA'^' et Obdrmaier se sont livrés à Mantes (Cf. Anihropoiogie, t XVT, p. 261 ; cf. également M. de Lapparent, Les silex taillés ci Vontiqnilr: de Vhom.m.% Paris, 1909). A l'usine de Guerville, près Manies, on fcTbrique du ciment avec la cri © extraite des carrières environnantes. Cette craie renferme encore, îTiême après un premier triage, des nodules de silex empâtés dans la masse. Craie et nodules sont jetés dans une vaste cuve remplie d'eau, et soumis à l'action d'une ticrse de fer raltacliée à un arbre vei'tical qui imprime, à la circonférence de l'appareil, une vitesse de quatre mètres par seconde (vitesse des eaux du Rliône en temps de crus). La craie se réduit en bouill'e, tandis que les nodules s'agitent furieusement, s'entrechoquent et se heurtent aux dents de fer de la herse. Le résultat de cette opération est des plus curieux : « Toutes les formes qualifiées d^éolithes se retrouvent à Guerville mus ia nio,nd''e exception, offrant une identité complète avec les spécimens de Heutel que M. Hutot Ini-mAme a donnés aux collections de VEco^le des Mines. Percuteurs, rabots, racloirs, retouchoirs, pierres à encoches, enclumes, etc., rien n'y manque, pas même, dans bien des cas, le fameux bulbe de percussion. Certains échantillons, déclare M. Boule, d'une perfection vraiment extraordinaire, paraissent avoir été Vobjet d'un travail fini, de retouches méthodiques et plusieurs fois répétées. » M. de Lappareint, à qui nous emprun-'ons ces ligues, et qui a raconté avec une jolie pointe d'humour l'épisode, ne donne-t-il pas la note juste lorsqu'il dit que le débat, sur les éolithes se clôt « par un universel éclat de rire, si — ajoute-t-il — la déconvenue n'atteignait que des sectaires, toujours prêts à ramasser partout ce qu'ils croient être des armes contre la religion ». (op cit. pp. 42-43). A'insi les éolithes rejoignent le célèbre anthropopithèque que naguère M. G. DE MoRTiLLET iuvenîait pour accoler au nom de ce fallacieux ancêtre le nom de l'abbé Bourgeois, l'inventeur et le loyal défenseur des silex de Thenav.
L EVOLUTION AH ilSTIQUE
Jiilcmonl (les arlisles de vu leur, mais encore ties styles, des idilions et des écoles artistiques. i*our procéder avec ordre, >us allons passer en revue d'abord les objets manuels, puis les fures pariétales, en rallarbanl, autant que possible, les phases
l'art au\ phases de l'industrie.
Jusqu'à présent, aucune œuvre d'ail iia jui être assignée au déolithiquc inférieur ou moyen. L'apparition des images gradées ou sculptées sur des objets, ne semble pas remonter au delà
l'aurignacien. Détail non moins curieux, l'évolution aiiis- [ue débute par la sculpture en ronde-bosse. La station de frassempouy (Landes) '^, exactement datée par la pointe à base
Fig. 51. —Art sur objets manuels. Renne broutant, sur bois de Renne. TifAYNGEN (Suisse). Gravure simple.
fendue d'Aurignac, est signilicative à cet égard. Elle a livré un loi de petites figurines en ivoire de mammouth, et qui représentent surtout des femmes. La tête do l'une de ces femmes est recouverte d'une sorte de capuchon. De semblables statuettes en ivoire, en sléatite jjaune, en calcite, ont été retrouvées à Menton, à Sireuil (Dordogne), à Pair-non-Pair (Gironde), au Trou-Magrile (Belgique). Sans doute elles ne seront pas absentes des autres niveaux de l'Age du Ueime : mais il est remarquable de constater que la coutume de sculpter l'image de l'homme ait été f)nrticulièrement en honnein- à l'aurignacieu. Toutefois, la prédominance de la sculpture n'est pas aussi fîxclusive qu'on avait pu le croii'e jadis. La gravure s'annonce
\b. Nous r<Mivoy<Mis létude plus upprofomlir do ces figurines huni.iines au chapitre vu <}e cet ouvrage (Anllirt>pomorphisme).
76 I.A CIVILISATION PALKOLIÏHIOUE
par des essais plus ou moins réussis. Sur un galet de schiste (grotte du Trilobite, Yonne), on voit se dégager, d'un fouillis de lignes entrelacées, plusieurs profils de Rhinocéros dig. 45, p. 57). Un galet de grès (station de Rebières, Dordogne), garde le tracé malhabile d'un cheval (fig. 46, p. 60). Un autre galet (également du Trilobite) porte le dessin d'un gracieux rameau à feuilles alternées (%. 82, p. 150). Le décor géométrique n'est pas non plus inconnu : alignements de points, de lignes parallèles, de diagonales en séries, chevrons emboîtés, méandres réguliers, etc. En somme, les éléments essentiels de l'art à l'époque du Renne existent dès l'aurignacien.
Mais il y a eu, aux périodes ultérieures, — solutréen et magdalénien, — un immense progrès. Il est possible que la sculpture en ronde-bosse ait peu à peu évolué en bas-reliefs, puis en gravure à contours découpés, et enfin en gravures simples, encore que la succession ne soit pas rigoureuse et que l'introduction d'une technique nouvelle n'entraîne nullement la disparition des autres.
Le procédé de la sculpture en ronde-bosse n'a pas besoin d'être décrit f'Iig. 47, p. 63).
Le bas-relief est obtenu en sculptant, sur un objet, une seule face du modèle. Le relief, suivant les cas, est plus ou moins accusé (fig. 48, p. 66).
La gi'avure à contours découpés obéit à un autre procédé. L'artiste commence par sculpter, de chaque côté d'une pièce de bois de renne ou d'os, les deux moitiés d'une image : ensuite il abat la marge inutilisée Hig. 78, p. 141).
La technique de la gravure simple n'^)fl're en général rien de spécial. Sur un outil ou sur un simple fragment d'os, le troglodyte reproduisait, au trait, l'image du modèle dig. 49, p. 69 ; |i^. 50, p. 72 ; |i.9. 51, p. 75).
Il arrive que le procédé se complique. L'artiste ne se contente pas d'inciser le trait. Avec un grattoir, il racle la surface extérieure aux contours de l'image, et celle-ci se détache en très léger relief. C'est la gravure en champ-levé (lig. 52, p. 78).
A examiner ces figures, on se rend compte que l'art quaternaire est profondément naturaliste. Le modèle est reproduit d'après nature, avec une exactitude et parfois avec une intensité de vie prodigieuses. Toutefois cette remarque, juste dans l'ensemble, appelle cjuelques restrictions. :\ux dernières périodes
L i::\ui,i ii(i.\ AKii^iioLi;
de l'Age du Renne, l'aii tend à la stylisalion '". Celle lendance, déjà sensible au i^ourdanien (Fna,i^dal(''ru(Mi moyen), s'afTîrme surloul au loilhélien (magdalénien su[)éi'ieui). La décoralion de cerlains oulils oflre souvent des files d'animaux ou de têles d'animaux d'une facture conventionnelle (fig. 53, p. 81 ; fifj. 54, p. SA). Ailleurs, la stylisation est poussée si loin, elle est si savante, qu'il devient impossible, sinon par conjecture, de désigner l'original naturaliste d'où elle a été dérivée. Plusieurs motifs d'ornementation qui, de prime abord, paraissaient purement géométri(|ues, pourraient fort bien être issus, par voie de dégénérescence, de modèles naturalistes : poissons, têtes de chevaux, de bovidés, de capridés, de cervidés, groins de sanglier (fig. 55, p. 87). Ainsi l'art quaternaire n'aurait pas échappé aux lois de l'évolution artistique vérifiées à des époques plus récentes. En Egypte, l'imilatum de la nature précède el engendre la styHsation. Mais ces transformations nous obligenl d'autre part à admettre le bien fondé de ce piincipe foiinule par M. Saloraon Reinach : « Il y a eu style, donc il y eut un enseignement ». Au sein des tribus [)aléolilluques, il y avait des écoles, si l'on peut dire, où les artistes en herbe s'initiaient aux traditions soigneusement conservées ou peu à peu modifiées par les maîtres de l'art.
El pourtant nous ne sommes j)as au bout de nos surprises. Au vaste domaine de l'outillage industriel, de la sculpture el de la gravure sur objels, s'ajoute un domaine plus vaste encore, où le talent des artistes quaternaires a donné sa pleine mesure. Nous voulons parler des chefs-d'œuvre de l'art pariétal, bien connus aujourd'hui grâce aux splendides publications de l'inslilul d'Anthropologie humaine, fondé par le Prince de Monaco.
En 1880, le monde savant apprit, avc^c énioliou. (|ue Ion avait rencontré, sur le plafond d'une grotte espagnole, de véritables fresques dues au pinceau des paléolithiques. Celle découverte, comme beaucoup d'autres, avait été le fruit d'un heureux iïa-
16. Sur la .slyli.sation dans l:irl quaternaire, cf. Brkl'IL, Elude aur les trnvres (rail de Ldugei ie-liasse (Colleclion du inarf|uis df. VirnAYi;), in Anthropologie, t. XVIII, p. 10 et suiv. — Du même auteur : f^xemplea de figures dégénérées et stijlisées de Vépoque du Renne, dans Congrès de Monaco (1906), t. I, p. 394 el suiv.
LA CIVILISATION PALEOLITHIOUE
sard. Un jour, M. Sautuola, propriétaire à Sanlander et archéologue à ses heures, visitait la caverne d'Altamira. Tout à coup, sa petite fille, qui l'accompagnait, jeta un cri. Son père accourt. L'enfant lui montrait du doigt une image peinte au-dessus de sa tête. M. Sautuola eut la curiosité de vérifier si d'autres figures sie'mblables n'apparaissaient pas aux alentours. Il parvint à identifier une vingtaine de peintures. Dans les galeries attenantes, les murailles révélaient également, ici et là, des silhouettes, des traits, bref toute une variété de dessins fort curieux.
Fig. 52. — Art sur objets manuels. Phoque gravé sur une vertèbre. Brassempouv, grotte du Pape (Landes). (D'après PlETTE, op. cit., pi. LXXXL) Gravure en champ-levé.
La trouvaille se heurta à un scepticisme à peu près universel. La présence de ces images dans les recoins les plus obscurs d'une caverne inconnue, leur extraordinaire état de conservation, soulevèrent une foule d'objections. La bonne foi de M. Sautuola n'était point suspectée. Mais on pensa que l'explorateur avait été la victime d'un mauvais plaisant. Aujourd'hui, l'authenticité des peintures d'Altamira est reconnue par tous. Celte conversion a été motivée par des preuves dont la force est inattaquable. Ce n'esl pas seulement à Altamira que de telles figures ont été retrouvées. Le nombre des grottes qui en contiennent s'élève à une cinquantaine '^ La plus septentrionale est
17. Voici la liste des grottes ornées qui ont été, jusqu'à ce jour, l'objet d'une description plus ou moins complète. Pour la bibliographie des découvertes accomplies entre 1879 (Altamira) et 1906 (Niaux), on voudra bien se reporter au Manuel d archéologie préhistorique, cel-
LilNOI.I TION AliUSIlOLI. 79
(L'Ile do Pair-nim-Pair (Gironde) ; la plus méridionale est celle de la Pilela (à 60 kilomètres d'Algésiras). Enlre ces deux points
tiqtir et ijallo-romainc de Ukchkikttk (>. I, pp. '14\ el suiv.). Pour les autres grot:es, nous indiquons les principales références En regard lie chaque grotte, nous plaçons le nom du pays où elle est située, celui rie l'auteur de la découverte, et la date de celle-ci. La nomenclature se divise en trois parties : l" grottes françaises ; 2° grottes espagnoles canta briques ; 3° grottes de l'Espagne orientale et méridionale. A linérieur de chaque section, nous adoptons l'ordre alphabétique :
I. GROTTES FRANÇAISES. —«ern«/a/ (Dordogne), Capitan, Erkit., Pfvhony, 19()3. Cf. nécHELETTE, op. cU.^ \). 247 ; Cahtailhac el Bretmi., Ui Caverne d'AUamira, p. 33. — Bhyssac (Dordogne), Rreuil, P. Paris, 1915. Cf. Anthropologie, T. XXVI ; pp. 517-518. - La Calévie (Dordot^ne), Caimtan, Breihl, Peyrony, 1903. Cf Déchelette, op. cit., j). 247. - Cap-blanc (Dc^rdogno), Lai.anne, Breuil (1910). Cf. Anthropologie, T. XXII, pp. 385 el suiv. — Chabot {Aignèze, Ardèche), Chiron, 1879. Cf. DÉCHELETTE, Op. cit., p. 249 : la Caverne d' Alla mira, op. cit., p. 20. Cornarqiie (Dordogne), Breuii., P. P\rih, 1915. Cf. .Anthropologie, r. XXVI, pp. 505 et suiv. -- Les: Combarelles (Dordogne), Capitan. Breuil, Peyrony, 1902. Cf. Déchelette, op. cit., p. 212; la Caverne d Altaniira, op. cit., p. 22. — Pont-de-Ganme (Dordogme), Capifan, Breuil, Peyrony, 1902. Cf. la monographie publiée par les mêmes auteurs, dans la collection du Prince de Monaco, texte, 244 fig., et 75 planches. Monaco, 1910. — Garga->, (Haute-Garonne). Reonatjlt, 1906. Cf. Déchkli.tte, op. cit., p. 252. — La Grèze (Dordogne), Capitan, Breuil, Ampoulange, 1914. Cf. Déchelette, op. cit., p. 245 — I.avs- SEL (Dordogne). G. Lalanne, 1908, Cf. Anthropologie, t. XXIII, pp. 129 et suiv., et Hevue Anthropologique, janvier 1912. ~ Marsoulas (Haute- Garonne), Regnault 1897. Cf. DÉf:HELETTE, op. cit.. p. 249. — Mas d'Azil (Ariège), Breuil, 1902. Cf. la Caverne d'Altamira, op. cit.. p. 32. La Monlhe (Dordogne), Rivière, 1895. Cf. Déchelette, op. cit., p. 242: la Caverne d'Altamira, op. cit., p. 15. — Nancy (grotte, Dordogne). Breuil, P. Paris, 1915. Cf. Anthropologie, t. XXVI, pp. 515-517. — Nianx (Ariège), Molar» et Cartailhac, 190(î. Cf. Déchelette, op. cit., p. 253 : Commandant Molard, Les grottes de Sabert, Niaux el ses dessins préhistoriques dans Spelùnca, t. VII, n° 53, 1908 ; Anthropologie, t. XIX, p. 15 et suiy. — Pair-non-Pair (Gironde), Daleau, 1896. Cf. Déchelette, op. cit., p. 247, la Caverne d'Altamira, op. cit., p. 18. — Le Portel (Ariège), D' Jeannel,' Cartailhac, 1908. Cf. Anthropologie, T. XIX, pp. 112-113. - 7f;//o/ (Dordogne). Capitan, Breuil, Peyhony. 1903. Cf Déchelette, op. cit., p. 246 ; la Caverne d'Altamira, op. cil., p. 34. — Tue d'Audoubert (Ariège), Comte Bégouen. 1912. Cf. Anthropologie, T. XXIII, p. 657 et suiv.
II. GROTTES CANTABRIÇ)IJES. — Louvrage auquel nous renvoyons le plus fréquemment est la série de monographies publiée dans la collection du Prince de Monaco, sous ce titre : Le.f cavernes de la région cantabrique (Espagne), par Aicade dkl Rio, l'abbé Henri Breuil,
extrêmes, on peut distinguer trois groupes principaux : le groupe de l'Espagne orientale (Vêlez Blanco, Alpera, Albarracin,
fit le R. P. Lorenzo Sierra, texte, 258 fig. et 100 planclies, Monaco, 1911 (en abrégé : Gr. cant.).
Las Aguas de Navales, Alcade del Rio, 1909. Gr. canl., pp. 46 et suiv. — Altamira, de Sautuola, 1879. Monographie publiée dans la collection du Prince de Monaco, par Cartailhac et Breuil, op. cil., texte, 204 fig. et 37 planches, Monaco 1906. Cf. aussi Gr. cant., pp. 194 et suiv. ; Anthropologie, t. XXV, p. 255. — Castillo, Alcade del Rio, 1903. Gr. cant., pp. 112 ei suiv. — Covalanas, Alcade del Rio, 1903. Gr. cant., pp,v 14 et suiv. — Cova Negra, Sierra, 1906, Gr. canl., p. 8. — La Haza, Alcade del Rio, 1903. gr. canL, pp. 11 et suiv. — Hornos de la Pena, Alcade del Rio, 1903, Gr. canl., pp. 85 et suiv.
— La Loja, Alcade del Rio, Sifrra et Mingaud, 1905, Gr. cant., pp.. 53 et suiv. — Mazaculos, Alcadk del Rio, 1908, Gr. cant., pp. 83- 84. — La Meaza, Alcade del Rio. 1907, Gr. canl., pp. 50 et suiv. — La Pasiega, Obermaier, 1911. Monographie spéciale dans la collection du Prince de Monaco, sous ce titre : la Pasiega, à PiienVe-Viesgo (Santander, Espagne), par l'abbé H. Breuil, le D'" H. Obermaier et H. Alcade del Rio, texte, 25 fig. et 29 planches, Monaco, 1913. — El Pendo, Alcade del Rio, 1906, Gr. cant., pp. 36 et suiv. — Pindal, Alcade del Rio, 1909, pp. 59 et suiv. — Qnintanal, Alcade del Rio, 1908. Gr canl., pp. 83-84. — Satitré, Sierra, 1903. Gr. cant., pp. 23 et suiv. — San Isabel ou la Clotilde, Alcade del Rio, Breuil, 1906, Gr canl., pp. 40-46. — Santian, Alcade del Rio, 1905. Gr. cant, pp. 26 et suiv. — La Sotarriza, Sierra, 1906. Gr. canl., p. 9. — Ln Venta de la Perra, Alcade del Rio, Brelil. 1906. Gr. canl., pp. 2 et suiv.