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III. GROTTES DE L'ESPAGNE MERIDIONALE ET ORIENTALE

— Los Toricos cV Albarracin (Téruel), trois abris, Breuil, C\rré, 1909-

1910. Anthropologie, t. XXII, p. 641. — Alpera (Albacete), Breuil, Serrano Gomez, Cabré, 1911. Ce ?ite comprend plusieurs abris, spécialement : Carasoles del Bosque, Cueva Negra, Cueva de la Vi^ja. Cf. Anthropologie, \. XXÏII, p. 529 et suiv. ; t. XXVII, p. 329 et suiv.

— Las Baluecas (Salamanque), Cabré, Breuil, 1910 ; Breuil, 1915. Ce site comprend un certain nombre d'abris et de grottes, dont on trouvera la nomenclature et la description dans VAnlhropologie, t. XXIX, p. 1 et suiv. — Calapata, (à Crelas, Aragon), Cabré, 1903 ; Bpfuil, 1908. Anthropologie, t. XX, p. 1 et suiv. — Cantos de la Visera (El Arahi, Murcie), Miles Burkjtt, Breuil, Î914, Anthropologie., t. XXVI, pp. 313 et suiv. — Cogul (Catalogne), Rocafort, Breuil, 1907. Anthropologie, t. XX, pp. 8 et suiv. — Garcibuey (Salamanque), Breuil, Cabré,

1911. Anthropologie, t. XXIX, pp. 2ry-26. — Graia<i (Cueva de lasj (Grenade) Breuil, Cabré, 1903, Anthropologie, t. XXVI, p. 332. — La Pilela 'Malaga), Colonel Willougby, Verner, 1911. Monographie spéciale dans la collection du Prince de Monaco, sous ce titre : La Pilela à Benaojan (Malaga), par l'abbé H. Breuil, le D"" H. Oberm.vier et le colonel WiLLOUGHBY, Verner, texte. 26 fig et 22 planches, Monaco, 1915.

L KVOLliTlOX ARTISriOLE

Cogul, Calapala) ; le groupe pyrénéen, dont Altamira est le joyau, mais (|iii compU' d'antres grolk's non moins importantes : Castillo, la Pasiega. [Mndal, Hornos de la Peiïa, etc., en Espagne ; Nianx, le i^ortel, etc., en France. Enfin, le groupe du Périgord, avec ses stations désormais célèbres dans les annales de la Préhistoire : Font-de-Gaume, les Combarelles, la Moulhe, Bernifal, Commaniue, Laussel, etc. Ht la liste, sans doute, n'est pas close.

Or, si l'on pouvait admettre, à la rigueur, en 1880, qu'un faussaire avait eu la bizarre idée de surprendre la crédulité d'un amateur, cette hypothèse est maintenant inacceptable. Une snpeirlterio no se répèle pas cincpianle fois, que dis-je, des

ï^'g- 53- — A.RT STYLISÉ. Têtes de cervidés en alignement. (D'après Piettk, op. cit., pi. XXXIX. Grotte de Lorthet (Hautes-Pyrénées).

milliers de l'ois, car c'est par milliers que se chiffre le nombre des images pariétales. Inutile d'insister. Mieux vaut se demander si ces images remontent vraiment à l'époque pléistocène. Or, même sur ce point, la conviction est facile à acquérir.

Souvent les peintures sont recouvertes d'épais dépôts de stalagmites très anciennes. En outre le trait incisé des gravures offre la même patine que les rochers d'alentour : rocs et gravures ont vieilli en même temps. De plus, parmi les animaux dessinés sur les parois des cavernes, plusieurs ai)partiennenl à

— Torlosilla (Valence), Sephano, 1911. Anlliropologie, t. XXllT, p. ^CA.

— Vêlez lilanco (Alineria). BnKrn,, don FF.nEairo dk Motos, 1914. C.p site comporte plusieurs grottes: f.os Lavederos de T^'llo, Estrechn dr Sfinlonje, Cueva Chi(iiiita. Anthropologie, t. XXVI, pp. 332 et suiv. — Penches (Briviesca), R. P. Miguel Gutierres, E. Hcrnandcz PACHEro. f.os grabados de la Cucvn de PenchcR, dans C.omision de Invealigariorfa jialrontolngicaa ij prchif;lorica&, Madrid, 1917.

1 • ^ Kelicio!is de l.i l'njli'stc.ir ?. 6

des espèces aujourd'hui émigrées (Rennes, Antilopes, Elans) ou totalement éteintes, bien avant l'âge néolithique (Lion des Cavernes, Mammouth, Rhinocéros iichorhinus) . Enfin, entre les images pariétales et les dessins gravés sur objets, il y a unité absolue de style. Ce sont les mêmes artistes qui ont exécuté les deux ensembles d 'œuvres.

A ce faisceau d'arguments faut-il ajouter une preuve plus décisive encore? Comment nier l'authenticité paléolithique de gravures incisées sur des parois qui ont été enfouies, sous un remplissage archéologique intact, et sûrement daté à l'aide des critériums habituels ? Or c'est le cas, à Pair-non-Pair, à la Grèze et à Teyjat ^® : les gravures ne sont apparues qu'après le déblayage de couches archéologiques dont le contenu disait exactement l'époque.

On objecte l'état de conservation des peintures. Cet état de conservation est en rapport direct avec le régime atmosphérique auquel les grottes furent soumises. Là où l'air extérieur, chargé de vapeurs d'eau, put aisément pénétrer, il s'est produit des condensations qui ont peu à peu corrodé les couleurs. Là où, grâce à leur éloignement de l'entrée, grâce aussi à l'écran protecteur des ressauts du rocher, les peintures sont restées à l'abri de cette influence corrosive, elles ont bravé l'usure des siècles ^^. A Niaux, longue galerie de 1400 mètres, les parties profondes étaient si bien préservées, que les explorateurs durent renoncer à fumer leurs cigarettes : le nuage de fumée restait suspendu dans une couche d'air absolument immobile ^°.

On insiste. Les peintres quaternaires, travaillant dans l'obscurité, ont dû s'éclairer de torches dont la fumée aurait dû laisser des traces. Or, ces traces sont absentes. Et sans doute nos paléolithiques s'éclairaient. On a même retrouvé, à la Mouthe ^\ une de leurs lampes, faite d'un galet creusé d'une cavité ovale enduite encore d'une matière graisseuse. Or, un chimiste, M. Moissan, a prouvé que u les charbons organiques produits

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