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Breuïl, Congrès de Monaco, t. I, pp

19. Sur les effets de la condensation relativement à la conservation des gravures, cf. Font-de-Gaiime, op. cil., cli. v.

20. Le fait est rapporté par MM. Cartailhac et Breuïl, dans Anth''opologie, t. XIX, p. 30.

21. E. Rivière, La lampe en grès de la Mouthe, dans Bullelin de la Société d'Anthropologie de Pans, 1899, p. 544. Cf. ihid., 1901,

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l'évolution AUriSTKiUL 83

par la combustion s'oxydent à l'air et disparaissent assez rapidement -^ ». Les traces de fumée ont donc pu s'évanouir, tandis que les peintures exécutées à l'ocre ont subsisté.

Ainsi donc, les peintures et les i^avures des grottes ornées sont bien de l'âge quaternaire. Peut-on aller plus loin? Peut-on reconstituer les étapes successives de leur apparition, parallèlement à la double évolution de l'industrie et des objets ouvrés ? Oui on le peut, et ce miracle est dû au génie de M. l'abbé Breuil.

Chose étrange : bien que la place ne manquât pas aux artistes paléolithiques pour exécuter leurs fresques, ils ont souvent préféré repeindre plusieurs fois le même emplacement. El do même que dans les stations quaternaires, les assises horizontales se succèdent suivant un ordre régulier, de même, sur les parois des grottes, les couches de peinture se recouvrent, se superposent de manière à former des sortes de paquets dont il est d'ailleurs difficile de débrouiller les éléments (fig. 50, p. 90). Il y faut un œil exercé. Mais enfin, à force de patience et d'habilude, on y parvient. Quant aux simples gravures, leur position relative se détermine grâce à leur présence dans les complexes picturaux. Le trait mord-il la couleur d'une fresque ? Il s'en suit que la gravure est plus récente que la peinture. Est-ce au contraire la couleur qui recouvre le sillon gravé ? Dans ce cas, la peinture est plus récente que la gravure. Mais à côté de ces " paquets » où s'entremêlent les traits incisés et les couleurs, il y a des peintures et des gravures isolées. Leur classement s'opère par comparaison avec les documents engagés dans les complexes. Finalement des séries s'organiseni, d'après l'ordre de leur succession chronologique. Sans rien préjuger de l'époque qu'il convient d'assigner à chacune d'entre elles, décrivons brièvement ces plans superposés d'images pariétales.

Cela débute par de capricieux méandres (fig. 57, p. 93) ou par de grossiers profils d'animaux tracés au doigt sur l'argile des grottes (lig. 58, p. 93) ; par des gravures (fig. 02. p. 103 ; fig. 63. p. 100) incisées d'un trait profond ;par des peintures qui représentent des mains humaines (fig. 100. p. 179 : ^ig. 60 p. 99), des di.sques, des ponctuations, ou de grands signes rouges en zigzags. D'autres signes ressemblent à des barques d'eskimos (naviformes) (fig. 61, p. 99), à des huttes (tectiformes), à des blasons (scuti formes). A Castillo et à Altamira on relève aussi des sil-

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