‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 32 sur 194 · I.t. ( llASSEUIl OUATERNAIRE · texte numérisé non relu

I.t. ( llASSEUIl OUATERNAIRE

''''8- 57-58. — Les phases de l'art pariétal. Premiire phase : Dessins tracés dans l'argile. En haut, méandres gravés peut-être avec un instrument à trois pointes (Hornos de la Pena). En bas, silhouette de félin, tracée au doigt (La CloTILDE). Cf. Grottes Cantabriques, pp. 90 et 42.

foncés de la face et celle, presque glabre, du museau et de la bouche ; ce sont là, observe l'abbé Breuil, des particularités que les chevaux sauvages actuels et beaucoup d'ânes présentent encore ^° ».

Il faut en dire autant des <( couvertures ». Ces prétendues couvertures signifient simplement le moucheté de la robe ou la limite des zones diversement colorées du corps ^\

Quant aux bâtons de commandement, ils ont été l'objet de trop d'explications pour qu'on en puisse tirer quoi que ce soit en faveur de la domestication des animaux. Actuellement, l'opinion prévaut qui les considère comme des bâtons magiques à l'usage des chefs ou des sorciers. Encore n'en est-on pas bien sûr^".

La question du chien est plus délicate. I! est à peu près sûr que la domestication des animaux a commencé par le chien et s'est continuée grâce à lui. Mais il faut descendre jusqu'à l'époque des kjôkkenmôddings (amas de cuisine) du Danemark, c'est-à-dire au début de l'âge néolithique, pour découvrir le chien à l'état domestique. En ce qui concerne l'âge quaternaire, le seul argument valable pourrait être celui que l'abbé Breuil suggérait, en 1912, à propos des fresques d'Alpera (Espagne orientale). Parmi les bonshommes peints sur la paroi de l'abn de la Vieja, on voit deux chasseurs (|igf. 79-80, p. 144) accompagnés chacun d'une bêle qui pourrait être un chien. Mais l'abbé Breuil se garde bien d'être affirmatif : (( des deux dessins qui pourraient, s'ils étaient bien claire, permettre de parler de chiens domestiques, aucun des deux, serrés de près, ne peut donner une vraie probabilité, et il nous faut seulement poser la question, sans lui donner une solution satisfaisante '^ ». Et puis, quand bien même le problème serait-il tranché en faveur de l'affirmative/ la conclusion générale ne serait pas modifiée : car qui voit le chien, voit le chasseur. En dehors de cette exception très problé-

V Anthropologie ; Le chevêlre et la semi-domestication des animaux aux temps pléistocènes, t. XVII, p. 2 et suiv.

Page 1