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CHAPITRE TROISIEME

La Méthode Ethnographique.

SOMMA IRE

Les documenta archéoloyiques )ie révèlent que l'aspect extéiieur de la civilisation quaternaire. — Nécessité d'interpréter les faits. — Le inoyen : la méthode ethnoçt^raphique .

I. — LÉGITIMITÉ i)i; LA mk'HIOI)!', KiHNOGRAPHiQi'E. L'homme quaternaire n'a pas

totalement disparu. — Il se survit da7is certaines peitplades de primitifs actuels.

— Les prolongements de l'âge de la l'ierre à travers les temps historiques. Comparaison des primitifs actuels et des primitifs de la Préhistoire. Elle

s'impose : le cas des Polynésiens. — Elle tourne d'ailleurs au profit de la tlbèse. Opinion des ethnographes et des préhistonens : Sir John Lubhoch, Edward Tylor, Emile Rivière, le P. Guillaume Schmidt.

Témoignage direct des faits. L'outillage : la fabrication du silex chez les Australiens, les Indiens, les Eskimos ; la gravure sur objets chez les Tchoutchis et les Innuit; les houmerangs australiens. — lya parure : coquillages, dents d'animaux, poinçons, plumes' d'oiseau.v. Les danseurs d'Alperu. Les crânes transformés en coupes. — Lu peinture corporelle; les flacons à couleur. — Les gravures et peintures rupestres en Australie, en Afrique, en Amérique, dans lea pays hyperboréens. Les mai)is i>ositives et les mains négatives en Nouvelles-Galles du Sud, chez les Bamhara, les Mahnhé et en Californie. Dissinndation des images: Cham's Island et Altamira. — Les primitifs actuels restituoit la vie aux vestiges archéologiques de l'âge quaternaire.

IL — Limites et kègles de la méthode ethnogbapiiiqi'e. L'ethnographie demeure subordonnée à l'archéologie. -— Les termes de comparaison qu'elle apporte ne peuvent être qu'approximatifs, parce que le niveau de la civilisation, chez les primitifs actuels, ne correspond pas complètement au niveau de la civilisation paléolithique.

Moyens de corriger les défectuosités de la méthode ethnographique : recours aux différentes méthodes appliquées ù l'étude des primitifs actuels : la méthode anthropologique apprend à tirer parti de l'universalité de certains phénomènes religieux; — la méthode sociologique, à mesurer les réactions du type social sur les coutumes 7-eligieuses ; — la méthode des cycles culturels, à isoler les plus anciennes couches de la civilisation primitive. — Les quatre grandes règles de la méthode ethnographique appliquées à la Préhistoire.

IIL Le Problème des origines de la Religion. L« préhistoire quaternaire ».<» peut résoudre, par ses propres moyens, le problème des origines de la Religion.

— L'ethnographie ne connaît pas de peuples absolument primitifs: témoignages de MM. Emile Durkheim, John H. King, Andrew I^ang, R. P. Marett. — L'archéologie ne permet pas de remonter au delà de l'aurignaeien, c'est-à-dire à une période où l'humanité est déjà vieille. — L'alliance de l'ethnographie et de l'archéologie ne peut donner davantage la certitude. — La Préhistoire n'a rien à produire contre Vexistence de la religion aux premiers âges du monde, ni contre la réalité d'une révélation primitive.

Notre excursion à travers le monde paléolithique nous a mis en contact avec toute une civilièation jadis insoupçonnée. Certes, les conclusions de l'enquête ne sont pas négligeables. Gardons-

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