Id. ibid., p. 293 et suiv
i-i.Mm:s i;t règles de la méthode eïhnographiole 135
|)(Mi|)les les plus primilifs reconnaissent l'existence d'un Dieu suprême, créateur du monde, Père commun de tous les hommes. On ne voit vraiment pas comment un type social, concrétisé et particularisé dans le lemps et dans l'espace, aurait pu donner naissance à un conce|)l aussi universel que celui-là ^".
La méthode sociologi((ue, avec son erreur initiale, ne saurait diriger notre enquête sur les croyances et les rites des Primitifs de la Préhistoire. A la suivre aveuglémenl, nous risquerions de nous égarer, en donnant, de certaines manifestations propres à la vie religieuse de nos troglodytes une interprétation tiop exclusive. Toutefois, là encore, nous avons à glaner une doimee
Fig. 76. — L'une des biches striées (gravure pariétale) qui, par leur ressemblance avec d'autres biches gravées sur objets et enfouies dans les couches archéologiques, ont permis de rattacher les phases de Tart pariétal aux phases de révolution industrielle. (D'après Breuil, Altamira^ p. 49).
précieuse. I^'école de M. Durkheim a bien montré l'influence profonde que la société exerce sur la Religion. Nous [)rctendons simplement qu'au-dessus des idées religieuses, déterminées par la société, il peut y avoir place pour d'autres idées qui n'ont, en soi, rien à voir avec le type social. D'où cette troisième règle de notre méthode : S'i7 es,i avéré que le type social imprime à 1(1 reli(jion des Primitifs actuels tel caractère nettement délini, îious serons autorisés ù transposer ce caractère dans la vie reli- < lieuse du t\ipc social correspondant chez les l'riiuilifs de la Préhistoire '\