‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 56 sur 194 · I.E PROBLÈMI. l)i:s OIUGINLS DE LA RELIGION · texte numérisé non relu

I.E PROBLÈMI. l)i:s OIUGINLS DE LA RELIGION

re, — indispensable il est vrai, mais après tout une simple iliairo — de l'Archéologie. Ses appréciations se subordon-

nl aux possibilités de la science qu'elle sert. L'Ethnographie fait parler les documents archéologiques. Elle ne les remplace pas. On ne demande à un interprète que de traduire exactement la pensée du maître qui l'emploie.

On voit combien aventureuse serait la position des savants qui l>iétendraient résoudre, par la Préhistoire, la question des origines. 11 y a là une illusion que, la passion » antireligieuse » — l'expression est sévère, mais elle n'est pas de nous ^^ — mise à part, l'éloignement des âges de la Pierre a dû probablement endrer.

En Orient, la pureté de l'atmosphère rapproche les plans suc-

sifs de l'horizon. L'on avance, et les massifs montagneux que l'on avait crus voisins accusent la longue distance qui les sépare. Ainsi, dans le recul où ils nous apparaissent aujourd'hui, les plans de la perspective préhistorique semblent se confondre Il n'en est rien. Entre la religion aurignacienne et les premiers tressaillements religieux de l'âme humaine, il y a un abîme de millénaires.

11 nous arrivera, au cours de cette étude, de constater ou d'entrevoir certaines coutumes qui, certes, ne témoigneront pas d'un niveau religieux bien éminent. De ce fait, nous ne serons point troublés. Ces coutumes, sans doute, sont très vieilles. Nul n'a le droit d'affirmer que c'est par elles que Thiunanité religieuse a commencé. La possibilité d'une Révélation primitive demeure intacte"^.

82. Elle est de M. Boule, Anlhropologie, tome WII ;1911), p. 620. notice nécrologique du d*" Paul-Emile Girod. M. Boule regrette, ctiez ce dernier, e cet esprit de combativité politique et antireligieuse, encore h la mode dans certains milieux, et qui, loin de contribuer atix proçrès de nos études, ne peut que discréditer o^lles-ci. d

83. Et non seulement la possibilité in abstraclo, mais cette possibilit-é qui résulte de l'examen des aptitudes physiques, morales et intellectuelles des plus anciens hommes connus. Ce point de vue. qui ressort au domaine de PApologétique, a été supérieurement traité par le P. n. ScHMiuT, dans un ouvrage traduit et adapté au public français par le R. P. I-fmonnypr, O.P. : La Révélation primitive "l le a dcnnéen actuelles de la science. Paris, Gabalda. 1914.

Les Religions de la Tiébistoire.

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