‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 6 sur 194 · Cf. ibid, 1824 et ^uiv · texte numérisé non relu

Cf. ibid, 1824 et ^uiv

16 Le glaciaire balkanique a été étudié par J. Cvuic, professeur à Belgrade, in Annales de Géographie (1917, n°^ 141-142. Compte rendu dans V Anthropologie, t. XXVIII, pp. 183-184). L'Albanie également et la Serbie auraient connu des phénomènes semblables, signalés par M. J. Dediger, professeur à Belgrade, cf. compte rendu dans V Anthropologie, t. XXVllI, p. 485.

L KPOQlJi: CiLAClAmi,

Fig. 4 et 5. — LE MAMMOUTH {Elephus prtmigetiiusi).

En haut: Squelette de Mammouth du Musée de Saint-Pétersbourg.

En bas : Représentation du Mammouth, exécutée par les troglodytes de la

grotte des Combarelles. (D'après Breuil, Altamira^ p. 124 )

10 l'habitat et les races

Une seconde invasion glaciaire survient. En se retirant, elle détermine un ruissellement qui ravine la première terrasse, abaisse le niveau de celle-ci et forme au-dessous d'elle une terrasse moins élevée. Et ainsi de suite. Au terme de ce travail d'érosions successives et de plus en plus profondes, il y aura une série de terrasses étagées, et dont la plus élevée correspond à la plus ancienne glaciation, et la plus b<^sse, à la plus récente. Et comme ces ravinements se produisent lors de la fonte des glaces, tout de même que les terrains qui séparent les couches de moraines se forment après le retrait des glaciers, chaque terrasse et chaque niveau de terrain intercalé entre deux couches de morames représente une période interglaciaire. Rien de plus simple en théorie. La réalité est plus complexe.

11 n'est pas toujours facile ni de dissocier les différentes assises de moraines, ni de discerner les étages de terrasses, ni de rattacher chaque terrasse au système qui lui a donné naissance. En outre, il n'est pas prouvé que tous les centres d'expansion aient fonctionné d'après les lois d'un parallélisme absolument rigoureux. Et c'est pourquoi les géologues ne sont point d'accord sur le nombre des périodes glaciaires. M. Boule, qui a particulièrement étudié les terrasses de la région pyrénéenne^^ en admet trois. M. M. Penck et Brûckner, qui ont exploré à fond le massif alpin ^^, en reconnaissant quatre. M. Geikie, d'après les observations qu'il a faites, surtout en Angleterre ^^ en compte jusqu'à six. Quant aux glaciers de l'Amérique, le

17. Voir, notamment, de M. Boule, Le plateau de Lannemeznn et les alhivions anciennes des hautes vallées de la Garonne et de la Nc^le, dans Bull. Serv. Carte géol. fr., vi, pp. 447-469, 1895. — MM. A. Phnck et H. Obermaier, ont également étudié la période glaciaire dans les Pyrénées : le premier a publié, dans Bull. Soc. d'Hist. Nat. de Toulouse, XIX, pp. 105-200 (1885). un travail sur La période glaciaire dans les Pijrénées. Le second a donné des Beitràge zur Kenntniss des Qvartàrs in den Pyrénéen (Archiv. /. Anthropologie, n. f., iv, 299-310 [1906] ; V, 244-262 [1906]). '

18. Le principal ouvrage dans lequel MM. Albrecht Penck et Eduard BRticKKER ont exposé leurs recherches est le suivant : Die Aipen im Eiszeitalter, 3 voL in-8», XVI -i- X -H XTI -f 1199 pp., 156 fig., 30 pi., 19 cart.es. Leipzig, 1901-1909.

19. James Geikie. On the Glacial Succession in Europa. (Transactions of the Boyal Societg of Edinburqh, vol. XXVI FI, part I, 1892). — The Classification of European Glacial Deposits. (Journal of Geologij, III, pp. 241-269, 1895). — The Greal la Age, 5» édition, 1 vol. in 8°, 850 pp., London, 1894.

L EPOQUE GLACIAIRE

nombre des périodes, proposé par les glaciéristes de ce pays oscille de deux à treize *".

Au fond, Topposilion est plus apparente que réelle. D'aboid, il est un point sur lequel tous les géologues se rencontrent : c'est que, dans tous les pays, il y a eu une période maxima d'exlension glaciaire. J/intensilé inouïe du phénomène suggère invinciblement l'idée qu'il fut partout simultané ^\ Cette période, la seconde de Boule, correspond au rissien de Penck et au

Squelette du rhinocéros a narines cloisonnées. {Rhinocéros tichorhinus.)

saxonien de Geikie. Il ne reste donc plus qu'à situer, des deux côtés du saillant rissien, les autres périodes glaciaires. Ici éga-

20. Cf. Beuchat, op. ïaud., p 93, note 2. Certains géologues américains, entre autres M. l pham, croient pouvoir ramener ces nombreuses glaciations à deux principales, dont la première aurait été la plus

puissante.

21. « C'est au Rissien que la couverture glaciaire des Alpes atteint son ma.vimum d'extension. Il faudrait des arguments péremptoires pour être en droit d'affirmer que le maximum de la glaciation dans les Alpes ne s'est pas produit en même temps que le maximum de la glaciation Scandinave. Or ces arguments font complètement défaut )' (Haug, op. cit., p. 1769). Si, d'autre part, avec plusieurs éminents géologues, on admet, pour l'Europe et pour l'Amérique, l'unité des causes qui ont provoqué 1 invasion glaciaire (rupture des barrières continentales atlantiques), il devient légitime de supposer, au moins en gros, la simultanéité des grandes périodes de glaciation dans TAncien et le Nouveau-Monde. La première période pr'aciaire de M. Upham correspondrait, dans ce cas, au Rissien d'Europe.

L HABITAT ET LES RACES

lement, à condition de ne point serrer de trop près la question du synchronisme, les opinions se raccordent. La période d'extension inaxima a été précédée et suivie d'une période d'extension moindre. La période antérieure à l'extension maxima, la première de Boule, répond au mindélien de Penck et au scanien de Geikie. La période postérieure à l'extension maxima répond au wûrmien de Penck et au polandicn de Geikie. Les trois périodes ajoutées à la série par ce dernier géologue représentent de simples oscillations du polandien, oscillations dont les traces ont d'ailleurs été identifiées par Penck, à la suite du wûrmien ^^. Avant la première glaciation de Boule, M. Penck admet une glaciation plus ancienne, dont les moraines ont été fiort altérées par les invasions postérieures, et qu'il appelle gûnzien ~^.

En pratique, on pourra s'en tenir à la classification de M. Boule. Avec lui, on distinguera trois grandes périodes glaciaires, baptisées avec la nomenclature de M. Penck : le mindélien, qui clôt le pliocène supérieur : le rissien, période de la plus vaste extension, qui ouvre l'âge quaternaire ; le wûrmien, d'une ampleur moindre. Enfin, entre le mindélien et le i^issien d'une part : entre le rissien et le wûrmien d'autre part, s'intercalent les périodes intf.rglaciaires ; la période qui suit le

22. Dans le système de Penck, le wûrmien est suivi d'une phase de reirait, la phase dite d'Achen f Achensch-wankung). A cette phase de retrait succèdent des pha&ies d'avancée et de recul -connass sous le nom de stades de Bûhl, de Gschnitz et de Daun, d'après les localités où le géologue allemand en a observé plus distinctement les traces.

23. Le tableau suivant établit, hypothétiquement, la concordance des divers systèmes de classification :

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