‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 92 sur 194 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Fig. io8. — SÉPULTURE DES DEUX ENFANTS, exhumée par M. E. Rivière en 1874. (Actuellement à l'Institut catholique de Paris).

Li: TKMOIGNAGE DF LARCHKOLOGIE 213

<i>iiime à la Sotarriza à la phase des tracés linéaires noirs**.

A El Pendo, la grotte forme une énorme salle oblcngue à ponte très rapide (lig. 130, p. 255), Elle se prolonge par un étroit boyau extrêmement contourné, élevé souvent de 4 à 5 mètres, mais si resserré qu'on n'y peut, en plusieurs points, passer sans efforts. Et c'est dans ce boyau impraticable que se cache, à droite et à portée de la main, l'unique paroi gravée de la grotte. La gravure représente des oiseaux qui ressemblent à des pingouins '*,

A la Clotilde (lig. 131, p. 257), la situation se complique. La salle principale mesure 88 mètres de longueur. Un immense couloir s'y rattache. Dans ce couloir, on peut s'engager à genoux et pai'venir sans trop de peine à une sorte de chatière resserrée, coïncidant avec une élévation de la voûte. Après avoir escaladé cette sorte de saut-de-loup, on pénètre dans ^n autre couloir large d'environ deux mètres et qui se poursuit, en serpentant, quelques centaines de mètres. Le sol, généralement argileux ou sableux, est fréquemment envahi par des flaques d'eau plus ou moins étendues qui, bien souvent, empêchent le visiteur de poursuivre son chemin à pied sec. Vers 80 mètres de l'entrée, le corridor bifurque mais les deux branches se rejoignent presque aussitôt. Plus loin, un cône de stalagmites très déprimé obstrue presque complètement la galerie et oblige à se traîner à genoux. Enfin on parvient à un point où le plafond présente une sorte d'enduit argileux, continu, qui se retrouve également en divers points des murailles. Si l'on a eu la patience d'accompHr l'agréable voyage que l'on vient de décrire, on discernera, sur ce plafond, de grossières figures de bœufs, une tête de lion des cavernes et deux signes cabalistiques, tracés au doigt sur l'argile : ce sont les plus vieilles gravures de l'aurignacien. Et l'on conclura, avec raison, que décidément, l'art paléolithique semble de moins en moins, par ses origines, se rattacher à des préoccupations d'ordre exclusivement esthétique '^.

Aussi bien, le cas de la Clolilde n'esl-il point isolé. A Marsoulas (Dordogne), à 30 mètres de l'entrée, la caverne s'étrangle au point qu'on ne peut plus avancer qu'à genoux et en rampant *^

Page 1