‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 94 sur 194 · Font-de-Gaume, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Font-de-Gaume, op. cit., pp

20. La Pasiega, op. cit., Description détaillée, pp. 1 à 6, de cet ouvrage.

JK,

Fig. 109. — SÉPULTURE DES DEUX NÉGROÏDES de la Grotte des Enfants, à Grimalcii. (Fouilles du Prince de Monaco, 1901). Cf. Grottes de Gnmaldi, t. II, pi. II. (Le crâne de la vieille femme, à gauche, a été relevé. Sa position primitive est donnée par Verneau, Anthropologie, t. XIII, p. 567).

qu'au niveau du 75^ mètre que les figures enfin se découvrent, soit au fond de la galerie principale, soit dans la troisième galerie latérale, en retour vers les pentes de la vallée. Mais là, elles foisonnent. Si l'on revient au point de départ, et que de là on se dirige vers la gauche on se perd littéralement dans un lacis de couloirs fort accidentés. L'un de ces couloirs a été jadis un canal naturel où les eaux coulaient pour se déverser avec un bruit de cascade, dans des galeries inférieures, par dés puits qui sont de véritables précipices mesurant jusqu'à 13 mètres de profondeur. Si jamais le souci du décor a pu germer dans le cerveau d'un Paléolithique, ce n'est pas au sein de ce dédale embrouillé et ingrat. Or comment se fait-il qu'aux endroits les plus périlleux, au-dessus même des précipices, on ait découvert des peintures d'animaux et des signes, d'ailleurs inintelligibles? Affronter ce passage était une entreprise si pleine de risques que les explorateurs eux-mêmes furent tentés d'y renoncer. Sans conviction ils se hasardèrent. Ils furent récompensés de leur effort. Contre toute attente, ce canal dangereux menait à une grande salle tout encombrée de peintures et de gravures. Cette salle était bien gardée !

Du reste, il est intéressant de noter les remarques, prises sur le vif, que la Pasiega suggère à ses courageux explorateurs. (( La grotte, disent-ils, se prête médiocrement aux nécessités d'une habitation ; l'accès en est trop escarpé, les entrées trop étroites et trop resserrées, même à supposer que toutes aient été ouvertes autrefois ^\ » Mais si la grotte n'a pas été habitée, à quoi donc a-t-elle bien pu servir ? Ecoutons la réponse : « Nulle part peut-être, plus que dans le labyrinthe de la Pasiega, aux galeries parfois périlleuses, s'ouvrant par d'étroits JDertuis au sommet d'une côte inaccessible, nous n'avons eu le sentiment du mystère voulu et recherché, dans une arcane interdite aux profanes ^^. »

Cette impression d'ensemble est soulignée par quelques détails plus spéciaux. Ainsi dans la salle centrale de la Galerie B, (n° 3 du plan de la page 265 (|igf. 134), à 4 mètres du sol, se détache un assemblage de signes que leur auteur a sûrement voulu mettre en évidence {fig. 135, p. 268). Ce sont des points, des taches irrégulièrement disposés ; un signe en E majuscule avec barre centrale géminée. A gauche de ce signe, deux pieds

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