‹ Les religions paiennes et la religion juive comparéesChapitre 108 sur 113 · COMPARAISON DE LA RELIGION JL'IVE AVEC LES RELIGIONS PAÏENNES · texte numérisé non relu

COMPARAISON DE LA RELIGION JL'IVE AVEC LES RELIGIONS PAÏENNES

On a conduit Ihistoire des religions païennes et de la religion juive jusqu'à la veille du jour où la Perse et Cartilage vont tomber sous les coups de la Grèce et de Rome : l'époque syncrétiste commence alors. Arrêtonsnous un momentpour comparerces religions lune avec lautre.Onn'entendpaSjàcepropos, esquisser une théorie générale des religions ; on veut seulement, se tenant sur le terrain des faits, noter les caractères propres des deux développements religieux qui ont précédé et préparé le Christianisme. A suivre cette méthode, on se met en état de mieux comprendre la Révolution veli' gieuse ^ où. ils se sont tous deux transformés et confondus.

On en trouvera le récit au tome II du présent livre.

Quatre traits se retrouvent, identiques, dans les religions païennes et dans la religion juive.

La divinité est conçue comme une force très grande : Egyptiens et Sémites, Grecs et Romains et Juifs adorent en Ilorus, Rà et Amon, Anou et Mardouk, Zeus, Mars et lahvé des êtres plus puissants que 1 homme ^

Celte force est conçue comme produisant les phénomènes naturels : Egyptiens et Sémites, Grecs et Romains et Juifs acceptent ce qu'on peut appeler la croyance au dieu-fonction. lahvé agit dans la nature aussi bien queUà ou Gabou, Samas ou Sin, Gaia ou Tcllus ^

Cette force est conçue comme protégeant le groupe social : Egyptiens et Sémites, Grecs et llomains et Juifs acceptent ce quon peut appeler la croyance au dieupatron, lahvé est le protecteur local d'Israël, comme l'est Amon de Thèbes, Mardouk de Rabylone, Athéna d'Athènes, Jupiter Capitolin de Rome.

Cette force veut être honorée - : de là l'organisation des cultes, des sacerdoces, des théologies. Égyptiens et Sémites, Grecs et Romains et Juifs inventent des liturgies, dont le sacrilice est le cœur, et les prêtres les célébrants ; plus avance l'histoire et plus distincte

* D'où le caractère anthropomorphique des croyances. ' Doù le caractère oblisratoirc des cultes.

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