‹ Les religions paiennes et la religion juive comparéesChapitre 51 sur 113 · LE> GRANDS DIEUX · texte numérisé non relu

LE> GRANDS DIEUX

les récoltes; Pandrosos envoie la pluie printamière, Hersé la rosée, Aglaia lair pur. Opaon dore les raisins et Maleatos les pommes; Calligénie, Iphigénie et Ilithya veillent aux naissances, Kourotrophos à la prospérité des nourrissons, latros, Paian, Hygie,Iasos, Chiron guérissent les malades, Sozon, Orthopolis, Sosi-

polis protègent les familles patriarcales ou les cités

De cette foule innombrable des dieux-fonctions, certains émergent peu à peu, se localisent ou voyagent S au gré de circonstances qu'on ignore. Le fort absorbe le faible ; le dieu des vainqueurs s'assimile le dieu des vaincus; celui dont on cesse de comprendre le nom se subordonne ses rivaux. Lycos, dieu de la lumière en Attique, en Béotie et en Arcadie, est absorbé parZeus, le grand dieu de la lumière, et par Apollon, le grand juge : ainsi naissent ZeusLycien, Apollon Lycien. Ainsi se forment des divinités composites dont les éléments divers s'assemblent sous un seul nom, et qui se fixent dans un pays donné. — Une seconde évolution, sans doute contemporaine de la première, fait prédominer les dieux hommes parmi tous les autres, à l'époque minœnne sans doute : les dieux sont conçus comme des hommes, plus forts, plus heureux que le commun, mais aussi passionnés, parfois aussi malheureux : on pénètre leurs volontés parles oracles, on la fléchit par les sacrifices. En revanche, et comme pour com-

* Hephaistos était d'abord dieu de Lemnos, Hadès dieu d'Elisf?), Poséidon de Thessalie. Hèra d'Argos: Agamemnon et Hélène semblent être des dieux locaux laconiens ou argiens.

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penser cet anihropomor])liisnie, se développe litlce duii Destin, supérieur aux dieux comme aux hommes, inexorable et impartial : « c'est la Motpaoj^o'jvuiJLo;, oag-/,, y.ùx--v:(^ '. » Celte double évolution semble achevée quand parait Homère -.

On p(Hit rang'cr en trois séries les dieux quadorent ses premiers lecteurs. Parmi les anciens dieux, qu'on coid.inuc à considérer comme tels, mais dont le culte décline, il semble que les divinités des eaux soient au premier plan : « Okeanos est le père dont tous les dieux sont sortis; les fleuves et les Nymphes sont a})pelés quelquefois à rassemblée » de l'Olympe. Gaia, qu'on vénère surlout à Dodone, à Delphes et à Oiympie, Ilestia, la déesse du foyer et du boidieur domes-

* Los àmos dos morts ne sont pas dcsdioux : ce sont dosombros. malliourousosol dangoreusos: |)Our driournor leur ooic^rc (p.r,v'.;1, onlourfait dos oflVaiidos (jui les aidoront à vivre leur triste vie,ot l'on jirend toutes sortes do précaidions : « on couvre les portos do poix, de fouilles d'aul)é|)ine niàcliôos » IChantepie. 4971 La moit est la seule dilfôrenco notable qui distin,y:uo un lionniio diin dieu. Les morts vivent étiez llacU'^s, sous terre; on n'y voit |)as clair: CerbtM'o empêche de remonter: on n'y i)énî'tre pas tant qu'on n'a pas été enseveli. — La moralité est sans ra|)port avec l'autre vie. L'idée contraire apparaît une fois dans la Nokya ; mais le passage [Of/.XIj.'jdG-OSl |ost peut-être une interpolation orpliicpio. Il y a peut-être rapport entre cette idée d'une justice après la mort et la légende des Iles fortunées. — Los ancêtres, communs à plusieurs familles, recevaient un culte domestique quotidien, dont lo foyer était le centre : le foyer était conçu par ra|)j)ort au tond)oau.

- ilomôro vivait vers l'an UUO. poul-éiro à MihM. 11 semble ignorer les mythes de Déméter, Koré et Dionysos. [On devrait parler des deux Homère : il est sur (jue Miaule n'est pas du même poète que i'0(/v/.v.9ee]..

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