‹ Les religions paiennes et la religion juive comparéesChapitre 53 sur 113 · LE:^ CULTE> GRECS · texte numérisé non relu

LE:^ CULTE> GRECS

sont parfois suivis (run repas : ils cunsisteiit, soit en une offrande de légumes, ou de fruits, ou de gâteaux, soit en une immolation sanglante^ : la part des dieux est brûlée. Tous les événements de la vie, mais surtout les plus importants, sont fêtés en des sacrifices; un les entoure de beaucoup de solennité ; on les règle avec la minutie la plus grande ; on leur attribue, aussi bien cpiaux autres rites, nne valeur magique- : il s'agit de déchaîner la ruine sur l'ennemi qu'on hait, de conjurer celle qui menace, ou de se procurer la santé, la fécondité, le bonheur. Pénétrer la volonté des dieux est encore une charge des prêtres : ils examinent les entrailles des victimes ou les signes célestes ; les prêtres de Delphes sont les plus fameux de ces devins ■\ Mais cest dans les fêtes, nationales ou locales, que se déploient les pompes de la liturgie. Des peuples voisins ou parents s'associent pour célébrer en commun tel ou tel dieu : la plus célèbre des amphyctionies a établi son double siège au temple de Démèter à Anthela (près des Thermopyles) et au temple d'Apollon à Delphes ; elle exerce une influence sociale autant

du ciieu : ils étaient vénérés en public, et soigneusement tenus à l'écart des affaires. — Les consécrations d'objets aux dieux iàvaOr|;jLaTa) sont fréquentes.

' Moutons, chèvres, bœufs, porcs...

- Gruppe : op laucl 818-9:24. Sur la magie grecque, voir Hubert: article 3/«r/ m (dans Daremberg-Saglio). Entant qu'elle se distingue des cultes officiels, la magie est illicite : elle est le fait des étrangers ou des vaincus.

" Bouché-Leclercq : Histoire de la divination dans l'antiquité (4 vol. 1879-82!.

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que rclii;ieiiso, favorise le commerce, règle les conflils, oro-aiiise des «••uerrcs colleclives en même temps qu'elle répand le syslème des douze grands dieux. Les fêtes olympiques furent peut-être plus importantes ^ : célébrées en Thonncur de Zeus, elles s'adressaient à tous les Grecs, et à eux seuls. Les jeux qu'on y organise révèlent et modèlent le caractère hellénique : la récompense du vainqueur est une couronne d'olivier, et la gloire de sa patrie ; on aime, on admirt^ la beauté d'un corps nu, fort et souple : a nulle part la glorilication de la vie physique n'est aussi visible que )) là. Athènes , enfin , fait concurrence à Olympie et à Delphes : elle célèbre les Panathénées au mois d Ilecatombeon ; ces fêtes s'accomj)agnent de jeux ; les processions y tiennent une très large place-.

Avec le vn*^ siècle commence la seconde période de riiistoire religieuse grecque : elle est caractérisée par une réaction très nette contre les croyances naturalistes''; elle est provoquée par lintroduction de ridée morale dans l'idée^ religieuse; elle se reflète surloul dans In-uvre des Tragiques*.

* Dcpiiis 77G(?).

- Lp.s jeux olympiqiios rlaionl réh'birs tous los qiintro ans, comme les ^raiidos Panallu'Mées (los |)i'lilos ('laiont aiimiollosi. — Sur los autros f(>fos. cf. Chanlo|)io. Op. laitd., .^53.

^ Kilos aoli^vonl alors do jinMidro formo sons rinfliioiioo i\o l'art ((Jriippo, *.)72-li5G|.

* Chantopie. Manuel, ô09-51i. Cf. surtout le livre précurseur

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