EUE
(Ui nord ; au .V siî'clo tlc'jà, Azarias cl llanani oui invo- ({iic la même tradilion et comballii l'iclolàtric dans le royaume du sud. « Elle esl le prophèle du déserl : pareil à Téclair, il se montre, disparaît, frappe le pays au nom de lalivé ; pour lui, royauté, cour, puissance politique, richesse, intérêts et honneur de l'état sont chose sans importance; il n*a quune pensée : (l'honneur de lahvé), qinath lahve. Lorsque, poursuivi par Jézabel, il clierche le salut près de lahvé, il ne va le chercher ni dans le Temple de Jérusalem, ni dans un des nombreux sanctuaires du nord d'Israël, mais dans le désert, sur l'IIoreb (Sinaïi, la traditionnelle montai»-ne sainte. H remonte aux origines de l'histoire dlsraël '. » Le jour oi^i. sur le Carmel. il confond par un miracle les prophètes de Baal et d'Astarté, il montre par un fait combien la puissance de lahvé l'emporte sur celle desAstartéet des Baal. Et c'est la justice r[u'il fait resplendir lorsqu'il prend contre Achab la défense de Xaboth : le roi veut prendre le champ du pauvre. Pour Elisée comme pour Elie, « l'exclusivisme
' Yalelon :Manuel de Cliantopie, ^l^j. Cf. I. Rui.s, 18,19, JO, 21 1. (Seul. Elie peut faire descendre la foudre du ciel qui cousuuie les victimes: il a défié tous les prophètes de Baal'. — Originaire du beau pays de (jiléad. au nord-est du Jourdain, c'est là sans doute qu'il a puisé son amour de la solitude et la rudesse de ses mœurs : il supporte des jeûnes de quarante jours. — Au début Achab ne veut pas abandonner lahvé : mais Jézabt'l l'ciitraiue peu à peu à la i)erséculion du lahvéisme [I. Bois, 16, 18 1 : l)ersécution très dangereuse en raison du grand j^restige de la civilisation phénicienne. — On attribuait à Klie le t\on de franchir l'espnce cl de ressusciter les niorls [1. lîuls. 17 et 18. 12 1.
232 LA RELICION JUIVE
absolu est la marque du lahvisme » ; mais la méthode de celui-là est plus souple. 11 négocie avec la cour, il accompagne le roi dans ses campagnes contre les Moabites et les Syriens ; il tente tous les moyens de le ramener ; et, quand il a constaté la vanité de ses efforts, il appuie résolument la révolution qui arrache le trône de Samarie aux Omrides; de ses propres mains, il sacre Jéhu^
Le culte de Baal est détruit dans le royaume du nord: mais c'est le culte du veau dor qui prend sa place! Lami de Jéhu et d'Elisée, Jonadab, tous les croyants qu'exaspère comme lui ce paganisme déguisé, font alors sécession et raniment la petite église des Rékhabites : pour retrouver le i)ur lahvéisme, ils reviennent à la vie nomade !
Amos et Hosée ne veulent pas connaitre leur désespoir et travaillent infatigablement à restaurer la tradition mosaïque. Amos est un berger né dans le royaume du sud-; mais lahvé l'a « pris derrière le troupeau et
* Vers 842.
' Amos[— fardeau en liébreu] vivait au leuip.s de Jéroboani H, vers 760-750. 11 nous dit lui-même qu'il n'est ni prophète, ni fils de prophète. De l'aveu de tous, le livre qui porte son nom a été écrit par lui-même. La première partie (1-2) contient l'annonce du juj^'ement de lahvé contre Damas. Gaza, Tyr. Edom. Ammon, Moab, Juda [ij et Israël: la seconde partie est consacrée au seul Israël, dont elle flétrit les désordres: la troisième partie rapporte non plus des discours, mais des visions (pii l)résagenl la vengeance de lahvé et la ruine d'Israël. Au contraire de ce que dit saint Jérôme iimperUus senuo), le langage d'Amos « se distingue par son élégance et par sa pureté. Amos dit avec netteté et avec force ce qu'il se propose de dire: il ne