‹ Les religions paiennes et la religion juive comparéesChapitre 97 sur 113 · LA MORALE DES PROVERBES · texte numérisé non relu

LA MORALE DES PROVERBES

utiliser un vieux livre épfvplien, le traité moral de Phtah- Hotpou : ici et là, les mêmes thèmes reviennent, présentés de manière assez analogue^ ; ici et là, par exemple, on montre comment lobéissance est un bientait et pour celui qui la donne, et pour celui qui la reçoit. Mais on voit mieux encore que le but du poème est d'exalter la sagesse et de la fonder sur la crainte de l'Éternel : cette idée s'épanouit au chapitre vin.

Hommes, c'est à vous que je crie !

et ma voix sadrcsse aux enfants des hommes !...

Ecoutez! jai des choses magnifiques à dire,

et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner le bien.

Car ma bouche proclame la vérité

et mes lèvres ont l'iniquité en horreur...

Préférez mes enseignements à Targent,

et la science à l'or le plus pur.

Car la sagesse vaut mieux que les perles.

et les objets les plus précieux ne légalent pas.

Moi, la sagesse, j'habite avec la prudence

et je possède la science des sages résolutions.

La crainte de lahvé, c'est la haine du mal.

L'arrogance et l'orgueil, la voie du mal

et la bouche perverse, voilà ce que je hais !...

Par moi les rois régnent

et les princes ordonnent ce qui est juste !...

lahvé m'a possédée au commencement de ses voies,

avant ses œuvres les plus anciennes.

J'ai été fondée dans l'éternité,

t Gunkel insiste là-dessus, op. laud., 23-27. Il y avait, semblet-il, en Egypte et en Arabie [I Rois. 5, 10 ; Jér., 49, T : Bar., 3, 22] et un peu partout, une littérature gnomique où la reine de Saba jouait un rôle. Cf. la note précédente et sup7'a p. 48-49. note.

292 LA BELIGION JUIVE

dès le commencement, avant Torigine de la terre.

Il n'y avait point dal)imes quand je fns formée,

point de sources chargées d'eaux...

Et maintenant, mes fils, écoutez-moi :

Heureux ceux qui gardent mes voies !...

Celui (jui me trouve a trouvé la vie,

et il obtient la faveur de lahvé.

Mais celui qui m'offense blesse son âme,

tous ceux qui me haïssent aiment la mort !

La morale des Proverbes sinspirc des principes posés par les Prophètes pour en déduire toute une suite de conseils pratiques. Les prescriptions purement religieuses qui sont mêlées, dans laThorah, d'ordonnances légales et pénales se dégagent et se développent : au lieu du désir de posséder, de dominer et de jouir, — idéal de toutes les nations voisines, — les Proverbes chantent la vertu de la pauvreté^ ; au lieu de cette justice stricte et Iroide qui aboutit à la loi du talion, communeaux nations etauxJuifs, ils cliantentlamodérationctla charité Mis déclarentque la soumission du cœurà la volonté de Dieu est plus belle que tous les sacrifices '; ils blâment lorgueiP autant que la colère^ et l'impureté" ; ils prennent la défense des pauvres, protestent

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