‹ Les remèdes des champsChapitre 4 sur 12 · PREMIÈRE SÉRIE DE PROMENADES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SÉRIE DE PROMENADES

(octobre, novembre, décembre.)

Vous me demandez, mes amis, si nous i bien loin chercher des plantes. Je ne le pense car nous trouverons partout des sujets d'ensei ment. Le chemin, le fossé, le buisson, abonder végétaux utiles. En voulez- vous un exemple : gardez à vos pieds, qu'est-ce que cela ? — Ce* la mauvaise herbe. — Oui, on l'appelle sou ainsi, et comme elle croît vite, comme elle a 1 dure, on dit : mauvaise herbe croît toujours. ( herbe, excellente, comme vous allez voir, c'ei Chiendent (Triticum repens), ainsi nommé p que les chiens et les chats la mangent pou purger, et surtout pour se faire vomir,

Nous appelons le chiendent mauvaise herbe p qu'il nuit à nos cultures et qu'il est très-difïicil le détruire, à cause de ses longues racines ram dans toutes les directions et dont le moindre i ceau reproduit la plante.

Goûtez ces racines noueuses et blanchâtres, je viens de découvrir, vous trouverez que les tendres, les plus jeunes, ont une saveur lég ment sucrée. C'est qu'en effet elles contiennenl sucre .et de l'amidon. Voilà pourquoi, si vous faites bouillir dans de l'eau, après les avoir un écrasées, vous obtiendrez une tisane adoucissa légèrement diurétique et rafraîchissante. Ces tisane commune des hôpitaux. Les médecin! rangent parmi les médicaments èmollients, c

Chiendent.

à-dire capables de ramollir, de relâcher les pari « avec lesquelles on les met en contact, de calil c l'irritation, de diminuer la douleur. En se mê) avec le sang, ils le délayent, le rendent moins e:i tant, et par conséquent font cesser les inflamjl tions. Tous les médicaments de cette classe c1 tiennent de la gomme, ou de la fécule, ou du su' ou de Thuile, quelquefois plusieurs de ces su tances ; leur odeur est faible, leur saveur douceâ!

Le temps le plus favorable pour récolter la rac' de chiendent est le mois d'octobre.

On choisit les plus jeunes, on sépare avec s les tiges, puis on les bat pour enlever l'épidei qui. donnerait à la décoction un goût acre, on' fait sécher par petites bottes. Il ne faut pas ci server le chiendent plus d'une année, car les v l'attaquent facilement et en rongent la fécule.

La composition de cette racine fait supposer ti d'abord qu'elle est nutritive. Les anciens Egypte lui reconnaissaient cette propriété ; ils la réd1 saient en farine qu'ils mélangeaient avec celle blé, dans les temps de disette. Les peuples du N<* ont quelquefois recours au même expédient, priri paiement en Pologne. On peut aussi en retirer sucre, et par la fermentation de ce sucre, obtej de l'alcool ; de sorte que l'on a quelquefois fabriq^ avec la racine de chiendent, une bonne bière' ménage. Voici comment on procède. Vous preii soit 4 kilogrammes de chiendent haché, vous' mettez dans un baquet et l'arrosez de temps temps avec de l'eau tiède, de manière à le mai tenir très-humide, mais sans le couvrir d'eau. bout de peu de jours vous voyez germer de petfl pousses blanches. Lorsqu'elles ont atteint envir

entimètre, vous mettez les racines dans un baril 1 kilog. de baies de genièvre concassées, 2 kil. acre brut et environ 60 grammes de levure de 5. Vous versez dessus 3 litres d'eau très-chaude muez ; le lendemain, vous ajoutez 8 litres d'eau ide et le troisième jour 9 litres, ayant soin de er un fausset d'évent pour le dégagement des produits par la fermentation. Au bout de cinq ix jours, vous soutirez dans un baril propre, >ux jours après vous pouvez boire cette bière et agréable. Vous voyez, mes amis, que ; une mauvaise herbe qui sert à quelque chose, faut avouer cependant que c'est un fléau pour amp qu'elle envahit, et vous devez désirer sacomment faire pour la détruire, car vous avez idu dire souvent que c'était impossible. Quand e vous essaieriez de retourner la terre à la et d'arracher toutes les racines, il vous en pperait toujours quelques fragments qui bienepeupleraient un grand espace. Le Chiendent loin d'humidité, il meurt dans une terre bien iblie, pendant les mois les plus chauds. Si cultivez dans le champ infesté une plante demande une terre bien préparée et un ou buttages, le Chiendent ne pourra résister, donnerez à la terre au moins deux labours ux hersages, pour la bien ameublir ; puis, en vous y sèmerez des pommes de terre en donun troisième labour ; en juin vous y repiquerez betteraves. Les façons que nécessiteront ences plantes achèveront de tuer les derniers ons de Chiendent.

usavonsditque le Chiendent est une herbe. Cette b appartient à la famille la plus nombreuse et

la plus utile des végétaux, la famille des Gramirt (du latin gramen, herbe). Ces plantes sont fac à reconnaître. La tige simple, ronde, ordinairem1 creuse, est divisée par des nœuds un peu renf1 d'où partent des feuilles étroites et longues embrassent en partie la tige ou chaume. La nat ne leur a pas donné les fleurs brillantes dont l'é et le parfum sont souvent l'apanage de végét! peu utiles. Les Graminées, qui comprennent j de 3000 plantes, constituent, en quelque sorte démocratie du règne végétal : elles représentent peuple, dont la vie simple, mais féconde, proc1 la richesse et la prospérité des nations. Ce sont Graminées qui forment ce tapis de verdure donJ terre se couvre naturellement dans tous les clin:1 tempérés. Nous leur devons l'herbe de nos pi ries, nourriture ordinaire des troupeaux. Le fruits ou graines sont la base de l'alimentation! l'homme : le Blé, le Seigle, l'Orge, l'Avoine, d les régions froides ou tempérées ; le Mil, le M le Sorgho, le Riz, dans les climats plus chau fournissent amplement à nos besoins. Leur cuit remonte à l'antiquité la plus reculée. Plusie graminées sauvages pourraient, au besoin, con1 buer à l'alimentation de l'homme : tel est le Patu aquatique (Poa fiuitans), dont la tige flotte sur eaux stagnantes, et que l'on appelle quelque; herbe-à-la-manne. En Prusse, les paysans la cueillent pour s'en nourrir.

Les roseaux appartiennent aussi à la famille Graminées. Dans les pays chauds, les Bambc1 roseaux gigantesques, s'élancent à vingt-cinq i très de hauteur, et leur tige creuse, grosse corn celle d'un chêne de trente ans, sert à constrr

maisons, à fabriquer des meubles, des ustens de ménage. Chez nous, les usages de la paille us sont familiers. Le sucre est produit, dans les itrées intertropicales, par l'évaporation du suc m roseau, la Canne à sucre ; on en retire aussi du rgho, et même du Maïs, dans les régions chaudes. Toutes les graminées sont utiles ; quelques-unes, is le voyez, constituent la principale richesse du loureur, et chose remarquable, il n'y en a que is ou quatre qui soient nuisibles à l'homme ou s animaux. Parmi celles-ci, vous connaissez rraie annuelle ou enivrante (Lolium temulenîi), dont il est quelquefois difficile de débarrasser blés. La farine de ses graines, mêlée au pain ns la proportion d'un quinzième, cause déjà, z l'homme, des effets semblables à ceux de Tisse. L'ivraie annuelle est aussi un poison pour chiens, les moutons et le cheval. Il est donc portant de ne pas la confondre avec l'ivraie race ou faux froment (Lolium perenne) qui est contraire un excellent fourrage et dont on fait 3 prairies artificielles.

i/ous voyez que le Chiendent, que vous appeliez it à l'heure une mauvaise herbe, est très-bien parenté. Il appartient à une bonne et nombreuse nille, sans laquelle l'homme mènerait une vie sérable. Ayez toujours chez vous une petite proîion de ses racines émollientes, adoucissantes et peu diurétiques. La tisane que l'on en fait est le pour les rhumes, la fièvre, et toutes les malaîs inflammatoires.

Mes amis, asseyons-nous à l'ombre, et faisons wentaire de notre récolte.

lre partie. 2

Nous avons parlé tantôt des remèdes émollicnt ou adoucissants. Voici deux plantes que j'ai eu sol d'arracher avec leurs racines, et qui appartienne!!1 à cette classe. Celle-ci est la Grande Consoud

Sommité de grande Consolida.

(Symphitum officinale) , vulgairement appelé Oreille-d'âne, sans doute à cause de la forme de se* feuilles, lorqu'elles ne sont pas complètement déve loppées. Quant à son nom de Consoude, il lui vien

une erreur populaire répandue par les médecins y a quelques siècles. Ils attribuaient à cette plante i vertu de consolider, de réunir les organes, de uérir les fractures et d'arrêter les hémorrhagies en catri^anfc les vaisseaux ouverts des plaies. La Con- >ude aime les terres grasses et humides, les prés, s fossés, les bois, le bord des ruisseaux et des Lares. La plante est vivaco, haute de 50 à 60 cenmètres. La tige est un peu branchue, velue, charue, anguleuse : les feuilles sont grandes, sans ^coupures, mais seulement un peu ondulées sur s bords, de forme ovale aiguë; elles sont alternes, est-à-dire qu'elles ne partent pas deux à deux du ême point de la tige, mais se trouvent, en face ine de l'autre, séparées par un certain intervalle. Les fleurs, tubulées et un peu en cloche, se monent en mai et juin. Elles sont disposées en épis courbés et pendants; il y en a de rouges, de jau- >s et de blanches.

Les racines sont épaisses, à peine rameuses, bruis à l'extérieur, blanches en dedans, succulentes, >uceâtres au goût, inodores, pleines d'un mucilage squeux auquel elles doivent leur propriété adoubante. Il est bon de les récolter au mois d'octoe ou de novembre. Après les avoir bien nettoyées i les coupe par tranches sur la longueur et on les che. Les surfaces mises à nu deviennent jaunes, liis brunes.

La tisane de consoude se prépare en faisant bouil* \ dans un litre d'eau 60 grammes de racine dont i a eu soin d'enlever l'écorce. Pour toutes les prédations que je vous indiquerai, on doit employer fS vases de terre. La racine fraîche écrasée et apiquée sur les tumeurs enflammées, calme la dou-

leur. Un cataplasme bien chaud fait avec cette raj cine bouillie procure un soulagement notable danil les accès de goutte, non point par une vertu spéci fique contre cette maladie, mais seulement par l] propriété adoucissante, analogue à celle de .la Gui mauve, de la graine de Lin, et de beaucoup d'autre plantes dont nous nous occuperons.

Il y a deux autres espèces de Consoude que Toi peut utiliser dans la petite culture, ce sont : 1;

CONSOUDE A FEUILLES .RUDES et la CONSOUDE HÉRIS

sée. On les sème de bonne heure dans une terr douce et profonde, et dès le mois d'avril elles four nissent un fourrage auquel les vaches s'accoutu ment aisément.

La Consoude appartient à la même famille que 1; bourrache, celle des Borraginèes, qui tire son non de cette dernière plante, dont nous parlerons un< autre fois.

Cette plante à feuilles oblongues, lisses, d'un ver clair tacheté de brun noirâtre, et dont la racin< forme deux tubercules de la grosseur d'une noisette, c'est TOrghis taché (Orchis maculata), don vous avez vu au mois de mai les jolies fleurs pour prées disposées en longs épis, et que vous nommes Pentecôtes. Examinées avec attention, ces fleuri offrent une disposition particulière qui en fait 1< type de la famille des Orchidées, famille peu rich* dans nos climats, mais qui, dans les pays chauds contribue pour beaucoup à l'ornement des forêts où elles vivent sur l'écorce des arbres. Là elles affectent les formes les plus étranges : il y en a qui ressemblent à un papillon, à une amphore, à un sabot à une sauterelle.

Orchis taché.

Mais c'est de la racine que nous avons à noua1 occuper ; elle présente tantôt une forme ovale et régulière, tantôt celle que vous voyez dans cetl échantillon. Les racines proprement dites sont les' filaments qui entourent ces deux tubercules char-1 nus , réceptacles de matières dont se nourrira la' plante qui doit sortir de leur sommet. Le Dahlia' nous offre un exemple familier de tubercule. On donne aussi ce nom aux tiges souterraines renflées de la pomme de terre ; mais dans ce cas le terme1 n'est pas exact. Dans les tubercules vrais, ceux du1 Dahlia, de TOrchis, il n'y a qu'un germe capable de reproduire la plante, tandis que dans la pomme de terre il y en a un grand nombre, qui sont comme les bourgeons d'un rameau.

Vous voyez que l'un des tubercules de l'Orchid est à demi desséché : c'est celui qui a été appauvri par la végétation de cette année ; l'autre, destiné è1 nourrir une nouvelle plante, est gorgé d'une espèce de gomme mêlée d'amidon. Ces tubercules, mondés,, passés à l'eau bouillante, séchés et réduits en grain? sous la meule, constituent le salep, substance alimentaire très-estimée des Orientaux ^qui lui attribuent une vertu restaurante toute particulière. C'est de1 l'Orient que nous vient le vrai salep du commerce1 produit par diverses variétés d'Orchis dont les tubercules sont plus gros que ceux de notre Pente-1 cote; cependant ceux de notre pays ont la même composition, et le salep indigène peut rivaliser a ver jelui de la Perse.

On pourrait employer le salep à l'extérieur comme la racine de Consoude, la Guimauve et le* autres émollients ; mais on en fait principalemenJ usage pour préparer des potages, des bouillies lé- ll

res, qui conviennent dans le commencement de convalescence des maladies graves, parce qu'ils it d'une digestion facile. Mais il faut bien prendre rde de croire, ainsi que les marchands essayent le persuader, que le salep soit comme unequinsence d'aliment, de sorte qu'une très-petite dose ïise pour un repas. Il faut 60 grammes de lait ou bouillon pour dissoudre un gramme de salep, uel n'a pas plus de propriétés nutritives qu'un lange à parties égales de semoule et de gomme, lange que l'on vend quelquefois, par fraude, sous nom de salep.

3ette substance serait donc pour l'homme en me santé un aliment insuffisant et d'un prix exsif. Le médecin l'emploie avec succès dans les ladies inflammatoires de l'estomac et des intes- 3 ; mais c'est un remède de luxe, que l'on peut ireusement remplacer par la gomme et la fécule pomme de terre.

^uvez-vous me dire, mes amis, quelle est cette nte ? — C'est une Citrouille. — Un Potiron. —

Pépon. — Une Courge. — Vous avez tous rait : la Citrouille (Cucurbita, pepo) porte tous ces ns. Si ce végétal nous était moins familier, nous is étonnerions de voir un fruit si volumineux duit par une tige si mince. Connaissez-vous Litres plantes qui ressemblent à celle-ci? — Le Ion. — La Gourde. — Le Concombre. — C'est i ; toutes ces plantes se ressemblent d'une mare frappante, et constituent une famille : celle des

urbitacèes. Ce sont des herbes annuelles, ramtes ou grimpantes , à tige creuse et rude. Les illes alternes, grandes, et couvertes de poils, sont

fortement crispées. A l'aisselle de chaque feuille se développe un long filament appelé vrille , para, qu'il se contourne naturellement en spirale poui| embrasser les branches des arbres, les treillis, e, s'y accrocher avec assez de force pour soutenir le^

Concombre. ! K

nn fruits pesants qui pendent de distance en distance u Avez-vous remarqué ces fleurs de deux espèce! es qui partent aussi de l'aisselle des feuilles ? Les une à sont petites, et passent presque inaperçues; les auiisa très forment un grand cornet jaune à cinq dents. 8 ie

détruisait sur un pied de citrouille les unes ou autres de ces fleurs à mesure qu'elles apparaist, la plante serait stérile ; elle ne porterait pas fruits. Pour qu'une citrouille se développe à la ce de la grande fleur, il faut qu'une fine pouse née sur la fleur la plus petite lui soit apporpar le vent ou par un insecte, qui passe de Tune autre. Vous expliquer ce mystère de la nature is entraînerait trop loin aujourd'hui ; nous y rendrons une autre fois. Pour le moment, je veux lement vous parler des propriétés de la Citrouille, ja pulpe de ce fruit, cuite, constitue pour l'homme

aliment aqueux, rafraîchissant, et légèrement atif. Crue, on l'emploie avec succès, comme la nme de terre râpée, pour les brûlures qui n'ont

pénétré au-dessous de la peau. Vous savez que

itrouille est d'une grande ressource dans une me. Les porcs s'en trouvent fort bien, ainsi que vaches, dont elle augmente le lait, jes semences ne sont pas moins utiles que la pe ; elles contiennent environ le tiers de leur ds d'huile comestible et propre à l'éclairage. >yées avec du lait ou de l'eau gommée et sucrée, îs forment une èmulsion émolliente et rabaissante. Cette èmulsion (préparation liquide dans uelle se trouve intimement mélangé un corps s) se recommande, en outre, par un mérite tout cial, celui de tuer le ver solitaire, dont il est rdinaire très-difficile de se débarraser. Il y a ix siècles que cette vertu était connue de quelîs guérisseurs des campagnes, sans que la méine eût pris soin de la constater et d'en répandre ?age ; mais enfin ce remède indigène nous ayant envoyé comme nouveau de l'île de France, puis

de l'île de Cuba, avec le prestige dont s'entoure qui vient de loin, a reçu l'approbation de plusieii médecins, et produit des cures nombreuses. Volre, voyez combien il est difficile d'être prophète en s<! , pays.

Nous resterons aujourd'hui dans les limites i notre enclos. Le jardin va nous fournir assez i plantes utiles pour vous intéresser. Vous les co naissez par leur nom, quelques-uns de leurs usag vous sont déjà familiers , mais vous ignorez sai doute la plupart de leurs propriétés.

Le Thym de cette bordure montre, par ses éclai oies, que la bonne ménagère lui fait de fréquente visites.

Comme vous voyez, c'est une petite plante haut de quinze à vingt-cinq centimètres, très-rameusi dont les feuilles opposées, c'est-à-dire placées en n1 gard l'une de l'autre, à la même hauteur, sont roi lées sur les côtés, ce qui les fait paraître très-étroite* elles sont couvertes , en dessous , d'un duvet qi donne à la plante un aspect grisâtre. Les fleurs qui se succèdent de juin à octobre, sont roses, pur1 purines, et quelquefois blanches, arrangées à pei1 près en épis.

ue Thym (Thymus vulgaris) est employé en cuij sine comme condiment, pour relever le goût dé, viandes fades ou de certains légumes. Placé danfl les malles, les armoires, il en éloigne les miteif et autres insectes. Les abeilles le recherchent & il communique à leur miel un arôme assez pro«' nonce,

ssons maintenant en revue ses propriétés niées. Il est éminemment excitant, stimulant, c'este qu'il donne impulsion au îme nerveux , mble augmena vitalité. On [oie avec sucson infusion les cas de pa-

> de l'estomac, aiblesse géné-

accompagnée ristesse et de que d'énergie,

la colique et taux de tête, ne infusion entrée , emàe en lotions lentes, au mo-

d'une brosse ieu rude, peut re pour faire • le petit in-

> de la gale, •oduit aussi de 1 effets, en loj, et surtout en gâtions, dans ques cas de

^ Brancne ac Thym.

eurs nerveuses

humatismales des membres, Les bains chauds,

latisés avec du Thym, conviennent aux enfants

scrof uleux ou très-délicats ; on peut en mettre q. t ques branches dans la paillasse de leur lit.

Le Serpolet (Thymus serpillum), si commu long des fossés, des chemins, et dans les pelov des bois secs, n'est qu'une variété du Thym Ton cultive dans les jardins et qui croît sponts ment dans nos départements du Midi. Il poss les mêmes qualités, mais à un degré un peu me dre. Le Thym et le Serpolet donnent, à la disti tion, une huile essentielle, très-fragrante, dont petite goutte, introduite dans une dent cariée, moyen d'un peu d'ouate, peut calmer pour quelj temps la douleur.

Cette humble petite plante a donc quelque mé\ et l'on doit la trouver dans tous les jardins. Si V(j avez des ruches, plantez-en le plus que vous po; rez. Je me bornerai à vous dire aujourd'hui qu\ est de la famille des Labiées, dont nous auri souvent à nous occuper, car beaucoup de ses me bres possèdent à un degré remarquable les pj priétés stimulantes, dues principalement à li, parfum, comme le Romarin, la Menthe poivrée} Mélisse, la Sariette, le Basilic. Il faut récolter* Thym après la floraison, c'est-à-dire dans le courj d'octobre, et le suspendre par petits paquets da un lieu sec.

Vous savez tous, sans doute , reconnaîtrez Laurier (Laurus nobilis), qui s'élève quelquef| jusqu'à six à sept mètres, l'un de nos arbres td jours verts, aux feuilles dures, coriaces, foncéesj lisses en dessus, un peu plus pâles en dessous. S fleurs, petites, d'un blanc jaunâtre, se réunisse en petits faisceaux ou corymbes, comme disent!

nistes, disposition dans laquelle elles forment espèce de parasol à rayons un peu inégaux. A fleurs succède un fruit de la grosseur d'un n de cassis et qui devient bleu en mûrisarbre fut dédié par les Grecs à Apollon, dieu arts, d'où lui vient son nom de Laurier des es ; on Tappelle aussi Laurier franc. Jadis une onne de Laurier était la récompense des vainirs, des héros; plus tard elle devint une dision académique, d'où le mot lauréat; aujouri on la fait encore figurer sur la tête des souins dont l'effigie est gravée sur les pièces de naie. Malgré ces illustres emplois, comme les ons-bleus de tous degrés font entrer ses feuilles le bouquet destiné à relever le goût de leurs arations, le Laurier noble a été baptisé démoquement Laurier sauce, ce qui ne lui retire de sa valeur.

appartient à la famille des Lauracèes; qui est ssez répandue dans les régions intertropicales, )mprend les végétaux les plus aromatiques. î lui devons la Muscade, la Cannelle, le Sassale Benjoin, le Camphre.

Laurier possède des vertus stimulantes, qu'il à ses principes balsamiques. Il convient donc les affections qui affaiblissent les organes et ent les fonctions languissantes, tandis qu'il est e-indiqué toutes les fois qu'il y a irritation ou mmation.

feuilles , acres au goût , sont aromatiques , des. Leur infusion est utile en lotions pour lier les ulcères; en bains, pour raffermir les s et fortifier les enfants délicats. On en extrait

une huile essentielle avec laquelle on pratique ■ frictions dans les névralgies, le rhumatisme, la ralysie restreinte. On retire aussi de ses baies fruits une huile volatile analogue à celle des fe les, connue sous le nom d'huile de Laurier, et est utile pour exciter les tumeurs molles, résoi; les engorgements.

On brûle souvent des feuilles de Laurier ou d très végétaux aromatiques dans la chambre des lades, sous prétexte d'en purifier l'air. Mais l'od agréable qu'elles répandent ne peut que dissimi celles qu'on désirait faire disparaître. C'est le de tous les prétendus désinfectants, à l'exception chlorure de chaux. Au lieu de brûler du sucre, vinaigre ou des aromates dans la chambre d malade, n'y laissez jamais l'air se vicier, faites sorte qu'il se renouvelle constamment, et en d'épidémie, maintenez-y, dans une assiette, un de chlorure de chaux humide.

Arrêtons-nous devant cette belle touffe de plai herbacées, hautes de plus d'un mètre, à grosses ges cylindriques, ftstuleuses, c'est-à-dire crei en partie, et couvertes d'une poussière glauc Voyez ces grandes feuilles profondément décour, en deux ou trois lobes, dentées, d'un beau ver! dessus, blanchâtres en dessous, et soutenues su tige par un pétiole fistuleux qui s'élargit beauc» vers sa base. C'est 1' Angélique (Angelica arch gelica).

Vous vous rappelez sans doute avoir vu, pend l'été , ses fleurs verdâtres, petites et nombreui disposées en parasol à rayons égaux , formé même de petites touffes arrangées avec la mé

îtrie. Cet arrangement en parasol à rayons

Sommité d'Angélique.

s'appelle une ombelle, et les plantes dont

Y inflorescence offre ce caractère distinctif form une nombreuse et très-importante famille, celle Ombellifères. De ce nombre sont le Panais, le I sil, la Carotte, la Ciguë, le Céleri.

L'Angélique doit son nom à l'odeur balsami de ses feuilles. Vous pouvez vous assurer de sa veur aromatique, un peu acre et amère. La rac: qui est la partie la plus employée en médecine, d'abord douceâtre, puis chaude, aromatique, am et provoque la salivation.

A ces caractères , vous reconnaissez qu'elle avoir des propriétés stimulantes énergiques.

Les feuilles d'Angélique perdent leurs vertus la dessiccation, aussi n'emploie-t-on en méde< que les graines et la racine. Cette partie est la ]| importante. On la récolte en automne. Après l'ai nettoyée, on la fend en morceaux, on la sèchl on la renferme dans des boîtes.

L'infusion se prépare avec une once de ra dans un litre d'eau. C'est un des stimulants les utiles , principalement pendant la convalesd longue et difficile des maladies graves. Elle ei doucement le système nerveux et combat la torj de l'appareil digestif. Les jeunes tiges fraîches vent s'employer à la place de la racine. Les pétï confits au sucre et la liqueur produite par la cération des tiges dans de l'eau-de-vie, possède sous une forme très-agréable , toutes les qua médicales de la plante.

L'Angélique croît naturellement sur nos mo gnes et prospère jusqu'en Laponie. Il ne faut la confondre avec I'Angélique sauvage qui m sur le bord des fossés et des ruisseaux, dans)® bois, les lieux ombragés et les prairies humi

plîe-ci est notablement plus petite et douée de opriétés plus faibles. On peut toutefois l'employer, ate d'Angélique vraie, en ayant soin d'augmenter f doses.

Les peuples des contrées boréales, dont la flore t bien moins riche que la nôtre, et qui ont fait s rares végétaux de leurs climats une étude praue des plus fécondes, estiment fort l'Angélique.

È Norvège, en Islande, en Sibérie, on l'emploie nme aliment et comme condiment; on mange îc du pain les jeunes tiges crues dépouillées de ur épiderme. Les Norvégiens mettent un peu de cine d'angélique dans le pain. Les Lapons l'emoient dans la colique, dans les affections de poine. Ils mâchent sa racine, et croient que cette jante a la propriété de faire vivre longtemps. Un |>mmé Camous, qui mourut à Marseille à l'âge de

fans, avait l'habitude de mâcher de la racine ngélique, et comme les Lapons, il attribuait à vertus stimulantes, toniques et restauratives, n étonnante longévité.

(Maintenant que vous savez ce que c'est qu'une ante Ombellifère, voyons si vous pourrez m'en gnaler quelqu'une dans ce jardin. — Voici en fet deux bons échantillons, d'autant plus qu'ils )partiennent à la classe de remèdes dont nous cau- ►ns aujourd'hui : celui-ci est I'Anis (Pimpinella lisum), l'autre, le Fenouil (A ne thum fœniculum). n les désigne aussi sous les noms d'Anis bouige, Anis vert, Boucage à fruits sauvages ; Fenouil 3S vignes, Anis doux, Aneth , Aneth-fenouil. Elles îrent beaucoup de points de ressemblance. Ce >iit des végétaux herbacés : le premier, annuel ; te

\*& PABTIE, $

second, vivace ; à tige fîstuleuse, remarquables leur feuillage divisé en lanières étroites, principa ment vers le sommet de la plante. Ce que Ton ai pelle communément la graine de l'Anis et du F| nouil sont en réalité de petits fruits. Brisez un | ceux de l'anis, et vous y verrez les véritables gr;; nés, grosses comme une tête d'épingle.

Ces fruits ou graines exhalent une odeur arora' tique assez intense, leur saveur est d'abord un pi sucrée, puis chaude et stimulante. Le principe ac' réside dans une huile essentielle, très-abondan' qu'on en sépare par la distillation.

L'odeur d'Anis se retrouve, à divers degrés, da! un assez grand nombre de végétaux appartenani des familles très-éloignées, croissant sous tous 1 climats. Eh bien ! les indigènes de ces pays ont pa tout découvert les propriétés inhérentes à cet odeur, et emploient depuis longtemps ces planli comme stimulantes et toniques.

Les vertus du Fenouil et de l'Anis sont les mêm<j Il n'y a pas dans la médecine domestique, de ij mède plus efficace contre l'atonie de l'appareil c gestif, les flatulences. On les emploie journellemei pour combattre les coliques venteuses, et l'ensemfci de symptômes pénibles qui accompagnent la dy pepsie, maladie dans laquelle l'estomac et les i testins, devenus paresseux , accomplissent lent ment et imparfaitement leurs fonctions , d'où r sultent au bout de peu de temps des désordri graves, faiblesse générale, maux de tête, tristesi et dégoût des aliments. Mais rappelons que des o liques accompagnées de fièvre, des douleurs d'el tomac causées par une inflammation réclament d émollients et non des stimulants. Administrés «

ireils cas, ceux-ci ne feraient qu'aggraver le mal. ne suffît donc pas de dire : l'Anis est bon pour la )lique ; il faut remarquer qu'il est seulement utile tns les cas où les intestins, par suite d'une faiesse maladive, ne peuvent pas se débarrasser des iz qui les distendent. Mais si la colique provenait > l'irritation, de l'inflammation des parties, au lieu an stimulant, il serait nécessaire d'employer une iane de Chiendent, de Consoude, ou des lavements imidon, c'est-à-dire des remèdes émollients.

A. côté des deux échantillons d'Ombellifères que

us m'avez apportés, je trouve celui d'une plante

i n'est pas de cette famille. Nous n'allons pas

ins l'examiner. Ce qui a contribuée vous induire

erreur, c'est la disposision du feuillage découpé

fondement en lanières presque filiformes. Mais

fleurs de celle-ci sont disposées d'une façon très-

férente, chacune d'elles forme ce que l'on appelle

capitule , c'est-à-dire une réunion de plusieurs

tites fleurs très-simples, ce qui leur a fait donner

nom de Composées. La grande Marguerite des

ps en est un exemple. Ce que vous appelez une

ille dans la fleur de Marguerite est en réalité une

ir entière.

3ette plante qui nous occupe, c'est I'Aurone (Ar- %isia abrotanum), appelée aussi Armoise mâle, moise des jardins, Citronnelle, Armoise citronle. Ces derniers noms viennent de ce qu'il suffît froisser légèrement ses feuilles pour développer 3 odeur de citron assez prononcée, fraîche et exmte.

t)n peut cueillir pendant toute l'année les raiaux de I'Aurone pour les conserver. La dessic-

cation ne diminue pas sensiblement ses propriét C'est encore un médicament stimulant ; soninfusic d'un goût très-agréable, est utile contre les ven stomachique et légèrement anthelminthique, c'e à-dire capable de faire périr les vers intestinaux

Vous avez dû remarquer, mes amis, que pc classer une plante, c'est-à-dire pour détermine: quelle famille elle appartient, j'ai d'abord exam ses fleurs. Ce sont elles, en effet, qui forment base de la classification des végétaux par famill Une des choses les plus intéressantes pour vo est donc de bien savoir ce que c'est qu'une fie et de pouvoir reconnaître les différences essent les qui les distinguent, aux yeux du botaniste, bl plus que leur couleur, leur taille ou leur parfum

La fleur est l'ensemble d'organes destinés à p: duire un fruit, une graine,, c'est-à-dire, à assurer reproduction de la plante.

Prenons-en une, un peu grande, celle de la < pucine, par exemple : nous en avons beaucoup se la main, et vous pouvez les cueillir pour suivre n explications.

En regardant d'abord cette fleur par derriè vous voyez , insérée sur la tige , une enveloj en forme de cornet recourbé ou d'éperon , t minée à la partie supérieure par cinq dentelu aiguës. Cette première enveloppe s'appelle cali Elle est verte dans la plupart des fleurs, mais qn quefois elle se colore au point de ressembler à fleur même, comme nous le voyons ici. Bien (| sa forme soit très- variable, le plus souvent elle <i toure la fleur d'une espèce de collerette dentelée!

Enlevons avec précaution le calice, Voici,

LES REMÈDES DES GHAxMPS

>mbre de cinq, ce que vous appelez les feuilles de

fleur ; en botanique, on les nomme pétales. Leur

)mbre varie extrêmement. Il y a des fleurs qui

Capucine. A, fleur. C, le calice et son éperon.

n ont point : d'autres, comme les roses doubles,

[Offrent cinquante, soixante ou davantage. Vous

s étonnés de m'entendre dire que certaines fleurs

nt point de pétales ; car pour vous, leur réunion,

i3 nous appelons corolle, constitue la fleur. Ce

ne sont pourtant que des accessoires, si brillant qu'ils puissent être. Ce qui constitue véritablemen une fleur, nous le trouvons en arrachant un à û!

Capucine. B, coupe verticale de la fleur. D, le pistil montrant les' différentes parties, ovaire, style et stigmate. E, une étamine.l F, fruit . G, coupe du fruit.

les pétales. Ce qui reste suffit pour reproduire 1. plante, c'est la fleur; le calice, les pétales, ne son( que des enveloppes protectrices. Remarquez cei

it petites masses ovales soutenues par de minces its : ce sont les ètamines; lorsqu'elles sont arées à maturité, elles s'ouvrent et laissent échap- : une fine poussière qu'on appelle pollen. Celui la fleur de lis, abondant et d'un beau jaune d'or, us a fourni l'occasion de plus d'une espièglerie, tachons les ètamines. Il nous reste une tige diée à la partie supérieure, renflée à sa base, c'est pistil. La partie supérieure s'appelle stigmate ; tige, style; la base, ovaire.

Jne ètamine, un pistil et un ovaire sont nécesres à la reproduction de la plante ; mais il peut faire qu'une fleur n'ait que le pistil, par exem-

tandis qu'une fleur voisine n'a que l'examine, st ce qui a lieu pour la Citrouille.

j ètamine constitue l'organe mâle ; le pistil, Forle femelle. Voyons comment ils produisent le it ou la graine. Le pollen tombe sur la surface tante du stigmate, s'y attache, et lance un filant qui, traversant le style. , arrive dans Y ovaire, pénètre dans un germe, un petit œuf de plante,

de le féconder, c'est-à-dire de lui donner la

>priété de se développer. L'ovaire commence alors

roître, et quand on voit cet organe grossir après

shute des fleurs d'un arbre à fruits, on dit que

fruits sont noués.

/oilà ce qu'il vous est le plus essentiel de savoir sujet de la fleur. Les mots nouveaux que j'ai ployés vous deviendront familiers par l'habitude me les entendre répéter. Ne vous découragez , s'ils vous échappent pendant quelque temps, laintenant, revenons à nos plantes. Et, puisque is avons entre les mains des fleurs de Capucine, tâtons de l'occasion pour en dire quelques mots.

Originaire du Pérou et du Mexique, où elle ei vivace, la Capucine (T ropœolum majus), nommé]

Capucine.

aussi Cresson d'Inde, est une de nos plus joliej plantes grimpantes, qui fleurit jusqu'aux première

es. On mange ses fleurs en salade, et Ton confit inaigre les boutons et les fruits; mais on ne pas assez usage des feuilles à saveur piquante, >eu poivrée. Toutes les parties de la plante sont ulantes, et peuvent rendre de grands services : les cas de scrofules et de scorbut. La Capuest de la famille des Gèraniacèes, dont nous ns occasion de parler dans la suite, qui a pour le Géranium.

i fleur de Capucine donne lieu à Pun des phéènes les plus curieux que l'on ait lieu d'obserdans les végétaux. Pendant les jours les plus ds de juin, si vous observez, au crépuscule du n ou du soir, la variété rougeâtre, vous la ver- >rojeter, de temps à autre, de petites étincelles, it la fille du botaniste Linné qui appela d'abord mtion sur ce fait. On a, de nos jours, découdu phosphore dans la fleur de Capucine; tou- 3 sa présence ne semble pas expliquer le phéène des étincelles, qui ne ressemble en rien à îosphorescence du bois pourri, mais bien à la arge d'une petite machine électrique. On consquelquefois, la production d'étincelles sur res fleurs de la même couleur, l'Œillet d'Inde, s orangé et le Souci, plante trop dédaignée, à elle j'ai offert, vous voyez, une large hospita- Ne passons pas près de lui sans nous inforde ses vertus.

Souci (Calendula officinalis), de la famille des >osées, est une de ces plantes qui semblent amies homme, tant elles se reproduisent facilement iir de lui. Sans parler du Souci des champs, louci de vigne, celui de nos jardins s'y main-

tient sans culture et donne pendant plusieurs mffl ses belles fleurs orangées, qu'on dédaigne pari] qu'elles sont trop faciles à obtenir.

Fleur du Souci.

Toute la plante exhale une odeur aromatil pénétrante, un peu bitumineuse; la saveur amère et acre, surtout dans la racine et dans feuilles. A ces signes, on peut lui supposer d'abord des propriétés stimulantes, excitantes, appartient en effet à la classe de remèdes sur quels j'appelle aujourd'hui votre attention, et nous occupera souvent dans nos promenades,

On doit toujours employer les boutons, fïeu] sommités de tiges à l'état frais; en séchant, ils viennent inertes. Les feuilles fraîches, écrasées, difient d'une façon favorable les tumeurs et les'

ns scrofuleuses, surtout si l'on prend en temps une infusion des boutons ou des fleurs, îilles écrasées, appliquées avec persévérance uemment renouvelées, peuvent faire tomber rues, les cors et les durillons. Enfin, comme excitant général, le Souci favorise l'excrétion ines et de la sueur. Voilà certainement des suffisants pour l'admettre dans notre col-

? terminer notre promenade, arrêtons-nous ; cette belle plante vivace à tiges simples, cyues, haute de 50 à 60 centimètres, et dont ,vez admiré pendant l'été les fleurs blanches )ées, surmontées de longues étamines, et disen épis. C'est la Fraxinelle (Dictamnus de la famille des Rutacèes, désignée sous ns de Dictame blanc et de Buisson ardent. >m ordinaire vient de la ressemblance dé son ge avec celui du frêne. Les feuilles, qui sont îs comme celles-ci de la réunion de plusieurs feuilles sur un même pétiole, s'appellent Dsèes.

ous frottez légèrement une de ces feuilles, il égage une odeur pénétrante, aromatique, anaà celle de la Citronnelle ; les fleurs sentent lent le citron. Cette odeur peut faire préjuger >priétés de la plante : nous sommes autorisés 'abord à la supposer stimulante, excitante et chique, comme toutes celles que nous avons es aujourd'hui. Le thé de Fraxinelle, d'un journalier en Sibérie, est aussi agréable que e TAurone, et possède les mêmes vertus, jorce de la racine, qui exhale une odeur de

bouc assez prononcée, était jadis vantée pour rir la fièvre, les scrofules, la peste, les fièvn termittentes. Il est certain qu'elle peut rendre services comme tonique stimulant ; mais les r tats obtenus sont trop peu décisifs pour en recommander l'usage. Cependant on la recud encore à l'automne, pour la livrer au commerce,' Vous avez été surpris, sans doute, quand je ^ ai dit que la Capucine et quelques autres fleurs rouge orangé devenaient, pendant les nuits cha et sèches de Fêté, de petites machines électri d'où partaient des étincelles lumineuses. La F nellc donne lieu, dans les mêmes circonstan un phénomène non moins intéressant. Nous sa que le parfum des plantes est dû à une huil sentielle volatile. Dans la Fraxinelle, cette hui sécrétée en abondance par de petites glandes breuses surtout sur les sommités. Par un t sec et chaud, cette huile s'évapore lentemen manière à former autour de la plante une at phère artificielle. Si on approche une allumett flammée, cette atmosphère prend feu et brûle dant quelques secondes en développant une flamme. Voilà pourquoi la Fraxinelle s'appelle son ardent.

Voici dans la prairie une de ces plantes act vénéneuses même, qu'il faut se garder d'à nistrer sans l'avis du médecin, mais qui, entri mains habiles, peuvent produire les plus heu résultats ; c'est le Colchique d'automne (Colchi autumnale), qui sert de type à la famille des

acèes. Il a plusieurs noms vulgaires : Safran prés, Safran bâtard, Mort-chien, Tue-chien, euse, Veillotte, Chenarde, etc.

> Colchique est une plante vivace, herbacée, consiste en un ognon ou, pour parler comme otanistes, un bulbe d'où sortent, en automne, ou quatre belles grandes fleurs d'un lilas tenallongées en tube et découpées en six divisions îs, un peu aiguës. A ces fleurs succède un ou capsule, divisé en trois compartiments >lis de graines, qui mettent près d'une année à r . Les feuilles n'apparaissent pas en même s que les fleurs, mais se développent au prins suivant. Elles sont grandes, lancéolées, c'estovales et terminées en pointe comme une Les animaux n'y touchent jamais dans la ie, et s'ils en mangent, à Tétable, mêlées à res herbes, ils sont atteints d'une inflammation ntestins qui peut causer la mort. L'homme ive les mêmes accidents.

aut veiller à ce que les jeunes enfants ne mâ-

pas les fleurs de Colchique, car ils pourraient

^e sérieusement incommodés. La médecine les

Die fraîches, mais se sert principalement des

es et des bulbes. Voyez celui-ci, que j'ai arra-

vec soin ; un côté est arrondi ; l'autre, un peu

, présente un sillon à la base duquel apparaît

me du nouvel ognon destiné à remplacer ce-

li a fleuri et qui a perdu ses propriétés médi-

C'est au mois d'août que le nouvel ognon est

oute sa force, et c'est alors qu'il faut le cueil-

qui n'est pas facile, à moins que Ton n'ait

é d'avance sa place, car il n'y a alors ni

s ni fleurs pour indiquer sa présence. Il n'y

pas d'odeur saveur est cU de, amère, ad et si on le lai pendant unJ deux minute!

contact aveq langue, elle meure a longtemps gourdie. Po conserver, coupe par t:

ches, et o sèche au s ou au four,

L'ognon j contient un cipe sucré; tard, on y tr une propo notable de le,et,Tébull lui faisant dre ses pro tés toxiqueâJ| peut dev€i comestible , moins pour animaux.

Comme la part des plaJ très -actives,!

Colchique a i essayé dans \i foule de m dies, princip

ui

e lesquels la médecine est souvent impuis- , Les seuls résultats incontestables sont ceux us dans l'hydropisie , le rhumatisme et la e. Cependant il est rare qu'il guérisse radient ces affections, qu'il détruise la prédispo-

aux attaques futures; il calme la douleur le, ce qui est déjà beaucoup, plutôt qu'il ne isparaître le germe de la maladie. Il agit à egrés divers, selon les individus, sur Festoies intestins ou la vessie; mais on le consisurtout comme diurétique et apéritif.

deux mots demandent explication. On nomme ifs les médicaments que l'on suppose capale favoriser l'expulsion des matières dont la ice, dans le sang, donne lieu à des maladies,

Ie la jaunisse, la goutte. C'est surtout par les que l'économie se débarrasse de ces substanmtôt spontanément, tantôt sous l'influence de es propres à en augmenter la quantité, et que ppelle diurétiques. Les propriétés apéritives rétiques se rencontrent souvent dans le même

: nous allons rechercher aujourd'hui des vé- : qui les possèdent. Toute boisson abondante rtout chaude augmente nécessairement la ité des sueurs ou de l'urine, puisqu'il lui faut )r une issue ; mais on doit réserver le nom de iques aux substances qui, par une action spéiur les reins, les obligent à sécréter une urine bondante ou d'une composition anormale, ais vous dire deux mots d'une autre plante ique non moins active et dangereuse, la

(Scilla maritima), de la famille des Liliajui a pour type le Lis commun. Elle croît sur rds sablonneux de l'Océan et de la Méditerra-

née. Son bulbe, gros comme les deux poil écailleux, produit d'abord uns hampe, puis de g, des feuilles lancéolées. Les fleurs, très-nombreû disposées sur la hampe en long épi, sont blanc avec une légère teinte de violet. On emploi écailles du bulbe, ayant soin de rejeter celles d surface et celles du centre.

Voici un arbuste d'apparence bien modeste bougri, couché, tortueux; on dirait qu'il a I de vivre, et ses longues aiguilles ne sont pas fi pour attirer la main. Heureusement nous sa, qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Les fl si engageantes du Colchique sont vénéneuses^ a peut-être un trésor dans ce buisson hérisi, bourru.

Cet arbrisseau vous est d'ailleurs familier : ci Genévrier (Juniperus communis), que l'on apJ aussi vulgairement Genièvre, Potron, Pétrot. ]j

Il appartient à la famille des Conifères, presque tous les individus nous fournisse] produits fort importants. C'est déjà une boi commandation. Le type de cette famille est 1< remarquable par ses feuilles simples, minces,! tes, longues et aiguës, réunies en faisceaux d< trois ou cinq. Il porte pour fruits ce que voi pelez des pommes de pin, et ce que les bote nomment des cônes , d'où le nom de la faî,| Ceux-ci sont formés d'écaillés épaisses et d qui, après plusieurs années, se séparent et la| tomber la graine huileuse, féculente et com< Les Sapins, les Mélèzes, sont des Conifèn Thuyas, les Cyprès, les Ifs, les Genévriers, se classant dans la même famille,, s'en éi<

plusieurs caractères particuliers, entre autres orme et l'arrangement des feuilles. C'est à cette tille qu'appartiennent les plus grands végétaux nus. Il y a en Californie des espèces de Pins ts d'environ 130 mètres, et dont le tronc mee 9 mètres de diare. On a enlevé d soin l'écorce d'un ses géants pour en 3,àSan-Francisco, parois d'une salle concert qui con-

outre un piano, sièges pour quae personnes!

ais revenons à noarbuste. Vous le z réduit à des proions rabougries, je qu'il ne refuse de croître dans mauvais terrains me celui-ci; mais m le plante en le terre , à une >sition bien chauil s'élève à 4 ou 5 res, et fournit un bois d'Un grain serré, incor- ;ible, excellent pour fabriquer des seaux et très ustensiles.

[i reconnaît facilement le Genévrier à ses feuilinèaires, c'est-à-dire extrêmement étroites et ;ues, piquantes, fixées trois par trois à la tige, fleurs sont mâles et femelles, comme dans toute

lr« partie. 4

Hameau de Genévrie»

cette famille, composées de petites écailles. Le fr de la grosseur d'un pois, vert pendant deux ans brun à l'automne de la troisième année, époquel sa maturité, ressemble à une baie charnue plu! qu'à aucun des autres fruits des Conifères. Cep dant la partie pulpeuse est produite par la tra formation des trois écailles, bien accentuées d les fruits verts. !

Ces baies du Genévrier ont une saveur d'abj douceâtre, puis chaude, amère et aromatique. E contiennent une huile essentielle abondante, di laquelle réside leur principe actif. Leur action j { nérale sur l'économie est stimulante ; elle donnq la vigueur, de la vitalité aux organes, et an l les fonctions des surfaces sécrétantes. Voilà ce ^ ment elles sont si utiles dans les débilités de 1 tomac, les engorgements, les maladies scrofuleu:, mais elles semblent agir spécialement sur les re et constituent un de nos meilleurs diurétiques, cfc tous les cas où il n'y a pas inflammation, mais atoj Elles rendent de grands services dans les hydropi simples, et dans l'état maladif qui succède soui aux lièvres intermittentes. On les emploie en il, sion , à la dose d'une poignée dans un litre d'

On a coutume de pratiquer des frictions e tantes avec de la flanelle imprégnée des vape qui s'exhalent des baies de genièvre projetées des charbons ardents. Quelques gouttes de l'fc essentielle donneraient, avec moins de peine,|L résultat plus certain.

La décoction du bois réduit en copeaux, dose de 60 grammes par litre d'eau, est unj6V( sudorifique. On s'en sert également pour lave L ulcères indolents. [^

Les baies du Genévrier, infusées dans l'eau, donsnt un Vin de Genièvre ou Genevrotte, qui est lubre et légèrement diurétique. Voici la manière

procéder. Dans un hectolitre d'eau , on jette

litres de baies et une poignée d'Absinthe; on sse fermenter pendant un mois environ, dans un droit frais, et l'on tire au clair. On peut pendant elque temps remplacer par de l'eau le vin que n a retiré. Le vin de Genièvre fournit, par la disation, une eau-de-vie aromatique qui conserve

léger goût de térébenthine; mais le Genièvre commerce est d'ordinaire préparé en distillant l'eau-de-vie sur des baies, ou même en y ajout simplement un peu de leur huile essentielle.

'huile de Cade, employée en médecine vétérire, provient de la distillation du bois du Genévrier Srcèdre. C'est une substance très-active, que l'on doit confier qu'à des mains expérimentées, fous voyez, mes amis, que l'humble Genévrier jroit à quelque considération. Les propriétaires forêts, le classant parmi les sous-bois do peu valeur, l'abandonnent d'ordinaire aux pauvres is, qui en font des bourrées : c'est un nouveau Vice qu'il leur rend, après leur avoir fourni des ssons salubres et des remèdes précieux,

'oyons, mon ami, ce que vous m'apportez là ; s avez l'air tout fier de votre trouvaille. Comit appelez- vous cette plante ? — Coqueret. — A A peut-elle être utile? — Je n'en sais rien. — là justement ce que je veux que vous sachiez, vous a souvent servi de jouet ; peut-être même s-vous goûté de ses fruits, malgré qu'on vous lit, — ce qui est une erreur, — qu'ils étaient

vénéneux. Mais vous n'avez pas demandé si elle éta* bonne à quelque chose : ce que nous allons voir. \

Le Coqueret, ou Coquerelle, nom qui vient c| cette légère enveloppe rouge, s'appelle en botan que Alkèkenge (Physalis alkekengi) : c'est d mot un peu dur; mais que voulez-vous? il vieil de l'arabe! La plante est vivace; elle atteint < 40 à 50 centimètres de hauteur : on la renconti( fréquemment dans les champs et dans les vigne Sa famille est celle des Solanèes à laquelle appa: tient la Pomme de terre, dont les fleurs ressen) blent beaucoup à celles du Coqueret. La partie i plus remarquable, celle qui la rend familière à toi les enfants, sous le nom de Pommes d'amour i de Cerises d'hiver, c'est le fruit, qui, pendant l'ai tomne, devient rouge et ressemble assez à une c rise. Ces fruits sont comestibles, d'un goût anal) gue à celui de la tomate crue ; cuits dans du siroi ils constituent une bonne confiture. Remarqui comment ils se trouvent enveloppés par cette ca suie légère et demi-transparente, dont les nervuri forment une élégante mosaïque. Cette capsule n'e autre chose que le calice, qui, après la chute de fleur, a continué de croître, rapproché et soudé si découpures, de manière à mettre le fruit à l'at des intempéries.

Les baies fraîches, à la dose de quinze ou vin§i sont diurétiques; l'infusion prolongée de baies s ches a la même propriété. Les feuilles peuvent se vir, comme celles de la Pomme de terre, à prépar. des cataplasmes émollients ; on a proposé les feu les, les tiges et les capsules comme fébrifuges, est certain qu'elles pourraient être utiles, si l'on 1 pouvait se procurer rien de mieux ; mais nous v

>ns que nous avons autour de nous plusieurs mèdes de cette classe d'une action plus énerque.

Tous nos pourvoyeurs sont revenus les mains eines : je n'ai que l'embarras du choix. Prenons ibord cette branche de Petit Houx (Ruscus acuitus), autrement dit : Houx-Frelon, Fragon, Fran piquant, Myrte sauvage ou épineux, Housson, use, Buis piquant. La médecine n'emploie que la ine blanche et un peu amère de cet arbuste, à juelle on a reconnu des propriétés apéritives et urétiques. On en prépare d'ordinaire une décocn dans laquelle on met 60 ou 80 grammes de ine fendue par litre d'eau.

L,e Petit Houx est de la famille des Asparagies, dont le type le plus vulgaire est l'Asperge, pour ne pas démentir leur origine, les jeunes nsses du Petit Houx sont comestibles.

je port de la plante est celui du Myrte, d'où lui nnent plusieurs de ses noms vulgaires. Ce que i prend généralement pour ses feuilles ne sont ;re chose que des rameaux qui, au lieu d'être tds, s'élargissent et se terminent en pointe aiguë, /ous allez facilement vous en convaincre. Rerquez où sont fixées les petites baies rouges qui succédé aux fleurs; elles se trouvent, sur la itendue feuille, à côté d'une petite écaille. Eh n, cette écaille, c'est la vraie feuille attachée au neau ainsi que le fruit. Nous avons donc ici, au i d'une monstruosité, une preuve nouvelle de simplicité avec laquelle la nature produit ses rvres, même lorsqu'elle les revêt des apparences l plus contrastées.

Cet échantillon est un rameau de Passerage (I pidium latifolium) ou Passerage à grandes feu les, grande Passerage, de la famille des Crw fèves. Le Chou, le Radis, le Cresson, le Raifort, Colza, la Giroflée sont aussi des crucifères, Dd cette famille, les fleurs ont quatre pétales rég liers, unguiculés, c'est-à-dire attachés au récepta par un prolongement mince et étroit du pétale* y a six étamines. L'ovaire très-allongé se trai forme, en mûrissant, en une gaîne formée de de valves qui s'ouvrent pour laisser échapper les gi nés fixées sur un châssis membraneux. Ces sor de fruits s'appellent siliques.

La Passerage est vivace, amie des terrains o bragés et humides. Elle atteint près de 1 mètre 50 hauteur. De sa tige robuste et rameuse partent grandes feuilles d'un vert bleuâtre, ovales-lancéolé Les fleurs se montrent en juin-août, elles sont bk ches, très-petites, groupées en grappes serrées qui i ment une particule, nom que l'on donne à une esp< d'épi droit formé de la réunion de petites grapp

Toute la plante, mais principalement les feuill offre une saveur poivrée, acre. Les feuilles c( tuses, appliquées sur la peau, la font rapidem< rougir. Cette action rubéfiante a été utilisée con les douleurs névralgiques et rhumatismales. 1 feuilles séchées n'ont plus de vertu, mais on p< récolter en automne la racine pour s'en servir toute saison à l'intérieur. On ne sait pas encore b régler l'emploi de la Persicaire, par conséquenl mieux est de s'abstenir. Pour ce qui est de guérii rage, comme l'indique son nom cette plante n'a ] une vertu plus spécifique que tant d'autres suce sivement préconisées et abandonnées par la mé<

, ! !?Vh^

Branche de Petit Houx.

cine populaire. La cautérisation profonde de la pif doit, dans tous les cas, précéder les essais curati Pour éviter une confusion facile, notons qu'il 3 aussi la Petite-Passerage , Lepidium iberis, c croît dans les lieux arides, dont les feuilles se petites, étroites, qui porte une particule de flei écartées ; puis la Passerage sauvage , Lepidiv ruderale, amie des ruines, et enfin la Passer/) cultivée, Lepidium sativum, ou Cresson alén* dont les feuilles remplacent le Cresson. Toutes trois sont stimulantes, utiles dans le scorbut et maladies scrofuleuses.

Nous avons fait aujourd'hui une ample réca dans la campagne et dans les jardins de quelqi amis que nous avons visités. J'espère que la qil lité va répondre à la quantité. Asseyons-nous bi à l'aise sur le gazon, et mettons un peu d'ortj dans ce fouillis. Cherchez vous-mêmes à réunir Graminées, les Solanèes, les Ombellifères et très familles que vous savez déjà reconnaître. P<| dant ce temps, et tout en répondant à vos qu tions, je vais mettre de côté quelques échantilL que je vous ai fait choisir à dessein, comme do de propriétés analogues sur lesquelles je me p pose d'appeler aujourd'hui votre attention.

Voici sept plantes appartenant à des famil itrès-diverses, et qui rentrent dans la même cil de médicaments : les purgatifs. Avant de les è dier en détail, je suis obligé de faire une pei incursion dans le domaine de la médecine, p vous expliquer ce que c'est qu'un purgatif, d»

les circonstances on en doit faire usage, quelles srences on observe dans l'effet des remèdes de & catégorie.

I doit être bien entendu entre nous, en principe, le médecin seul est réellement compétent pour rescription des remèdes, et que Ton doit coner d'avoir recours à ses soins dès le commen- 3nt d'une maladie même peu dangereuse en irence. Mais en pratique il arrive que les habi-

des campagnes ne recourent à l'homme de qu'à la dernière extrémité. Le malade est imiatement assailli par des officieux, des guéris- •s, voire même des demi-sorciers, vantant à mieux mieux leurs recettes infaillibles. Il est 5 utile, nécessaire, de faire contre-poids à ces tences en vulgarisant les notions les plus élétaires de la médecine. Il arrivera infaillible-

que, dans le plus petit village, quelques pertes déjà un peu instruites prendront goût à > étude et acquerront, sur les vertus et l'emploi plantes, des connaissances qui les mettront à ae de rendre de grands services. Leurs bons tes étant désintéressés, et leurs conseils appuyés ides notions saines, bien qu'incomplètes, elles arderont pas à remplacer les guérisseurs à hotires et les personnes d'ailleurs dévouées qui iraient pas les mêmes titres à la confiance. Plus , l'exercice de la médecine étant devenu une tion publique, chaque village aura son docteur ion officier de santé, les humbles volontaires de t de guérir abdiquant toute initiative, seront s ses ordres des auxiliaires précieux. Puisse ce ps être proche ! En attendant, faisons de notre ux pour que les souffrants, les pauvres, les dé-

laissés soient secourus dans les meilleures ce tions possibles.

Revenons aux purgatifs. Ce sont des mé< ments qui augmentent et altèrent d'une mai sensible, mais passagère, les évacuations in nales. Ceux qui purgent doucement, sans ir tion, sont appelés laxatifs; on donne spécialei le nom de purgatifs à ceux dont Peffet est marqué; enfin, les drastiques sont ceux dont tion est très-forte et même violente. Comni€j| purgatifs sont presque toujours des remèdes I goût ou d'une odeur désagréable, on chercr masquer ce défaut par le sucre et des substa odorantes, ou bien on les administre sous form pilules. Quelques-uns sont très-bien absorbés, lavement ; d'autres sont assez énergiques j qu'on puisse les employer en frictions sur la p»

Après avoir pris un purgatif, on éprouve du laise, le pouls s'accélère, on ressent une cont: tion pénible des intestins ; la sécrétion de la 1 du suc pancréatique et du suc intestinal est n< blement augmentée aux dépens de la partie liqi, du sang, d'où vient la soif qui accompagne résultats de cette médication. Il y a donc < effets bien marquants : augmentation des foncti vitales de l'intestin et des organes qui y déven leurs sécrétions ; diminution de la masse du ss qui équivaut dans presque tous les cas à une saigi

Le besoin d'un purgatif est généralement il que par l'aspect blanchâtre de la langue, le dég< les nausées, le manque d'appétit. Si l'on donne remède dans l'espoir de soulager ou de guérir hydropisie, on se gardera de satisfaire ensuit* soif du malade, car il agit alors en augmentant

Sommité de Belle de nuit.

fonctions d'absorption, par suite d'une élimini

notable de liquides formés aux dépens du g.

Dans les cas où il y a irritation, fièvre, il fat

contraire réparer les pertes par des boissons éi

lientes, bouillon aux herbes, bouillon léger, ti)

de chiendent, etc. On évitera de se purger paj

temps très-chauds ou très-froids, lorsqu'il n'y ;

pas urgence; et, le jour où l'on aura pris méde«j

on se préservera du froid et de l'humidité. i

On a beaucoup abusé des purgatifs, puin

réaction étant venue, on les a trop négligés. An

nistrés à propos, ils peuvent faire avorter un g)

nombre de maladies; pour beaucoup ils cou

tuent un remède assuré. Nous trouverons souf

dans nos promenades des plantes purgatives à \

degrés, au moins aussi efficaces que les remi

exotiques les plus renommés, et pour lesquelle)

n'aurait pas assez d'éloges si elles venaient de lj

Nous qui ne cherchons dans la médecine qj

mode, ni le luxe, nous étudierons leurs propril

avec un soin tout spécial.

Vous avez sans doute remarqué souvent dam jardins ces belles fleurs dont la forme campanu\ c'est-à-dire en forme de cloche, rappelle le List) des champs. Ce sont des Belles-de-Nuit (Mirat^ jalapa), type de la famille des Nyctaginèes, pla dont les fleurs ne s'ouvrent que le soir. Il y a variétés rouges, blanches, jaunes et panachées* Belle-de-Nuit est originaire du Pérou ; mais j s'est très-bien acclimatée en Europe. On la s*, sur couche, au printemps ; on la plante, en i, dans une terre légère et riche, et Ton jouit, de], juillet jusqu'aux gelées, de ses fleurs nombreij

sées en bouquets au sommet des tiges, qui *nent de 50 à 60 centimètres. On peut aussi îrver les racines dans un lieu tempéré pendant >r, et les replanter au printemps. Cette plante ;u chez nous plusieurs noms vulgaires : on elle Jalap à fleurs pourpres, faux Jalap, Jalap ène, Nyctage du Pérou. La partie active est cine en forme de fuseau, noirâtre en dehors, ;he en dedans, d'une odeur nauséeuse, et

saveur acre, ssédant la Belle-de-Nuit, nous n'avons nullebesoin du Jalap du Pérou ; notre Jalap indiest tout aussi bon, et ne coûte rien. On peut linistrer en poudre, à la dose de 2 à 4 gramdans un verre d'eau miellée ; il convient même infants, chez qui il tue et fait évacuer les vers tinaux. La décoction de 4 à 8 grammes de e concassée, dans 150 grammes de bouillon de ou de poulet, produit un effet un peu moins que la poudre, et sera donnée de préférence personnes délicates. On a obtenu de bons rets de l'emploi prolongé de la Belle-de-Nuit dans cas d'hydropisie simple, de rhumatisme chroe, de maladies rebelles de la peau. En somme, une belle et bonne plante, à laquelle nous terons une place d'honneur dans notre herbier,

>us rappelez-vous avoir vu s'ouvrir en décemdans les plates-bandes couvertes de neige, la ière des fleurs, la jRose de Noël? Sa corolle antée de givre semble vouloir nous dire que ature est encore active pendant son sommeil ; nble plante s'épanouit en dépit des frimas, ne l'espoir survit aux épreuves. Entre les

grandes feuilles coriaces, d'un vert triste, deis lées, profondément divisées et ouvertes comme! main, on voit apparaître sur une hampe nue un ] ton d'un blanc rougeâtre, d'abord courbé vers le mais qui se dresse peu à peu et déploie cinq pé rosés. Un faisceau d'étamines jaunes occupe le cei Les botanistes l'appellent Ellébore noir (H borus niger). Elle est de la famille des Renoue cées, dont nous aurons occasion d'étudier plusi individus très-importants : la Renoncule, l'Ace le Pied d'alouette, la Clématite, la Pivoine, i colie. Toutes ces plantes sont très-actives, et I qu'on les emploie avec intelligence, elles peui rendre de grands services.

La partie la plus usitée de l'Ellébore noir es

racine. C'est une sou noirâtre d'où partent fibres épaisses. On la cueille à l'automne, 01 sèche rapidement, et la conserve dans un 1 bouché. Elle perd as vite ses propriétés, et 1 doit l'employer fraîi autant que possible.

La Rose de Noël ci

Fleur u cAmoore blanc . .

spontanément dans , montagnes d'Italie, de la Suisse et du midi de France, mais on la cultive partout en Europe. I aime un terrain sec, léger, une exposition à i soleil. On la multiplie généralement par éclats la souche. Les graines, semées aussitôt après 1< maturité, donnent des variétés à fleurs plus gn des ou plus colorées.

anciens regardaient l'Ellébore comme le mr remède contre la folie, mais la plante

Ellébore noir ou Rose de Noël.

employaient diffère un peu de la nôtre. Cent les aliénistes utilisent encore aujourd'hui

te

it

les vertus altérantes et Faction dérivative puiss de l'Ellébore noir dans les affections mentales j ne sont pas accompagnées de fièvre, d'inflan tion ou de désorganisation des organes vitaux

L'Ellébore purge à la dose de 1 gramme à 4L 50 centigrammes de poudre, administrés dan l'eau miellée, du vin, etc. On prépare l'infusio la décoction dans la proportion de 1 à 5 grair par litre d'eau, que Ton fait prendre par vei mais on peut, sans inconvénient, mettre la ir. dose dans une quantité moitié moindre de liqi

C'est une substance trop active pour l'empl comme purgatif ordinaire, même chez des s robustes, et Ton ne peut guère conseiller faire usage autrement que sous la direction médecin. Elle produit souvent de très-heu effets dans la paralysie, la goutte, le rhumatii les maladies chroniques de la peau. De nombre, expériences prouvent son utilité dans les cas cl dropisie passive fréquents chez les personnes^ habitent des contrées marécageuses.

Les vétérinaires introduisent dans les séton^ fragments de racine de Rose de Noël, pour duire une inflammation artificielle.

Il faut bien vous garder de confondre l'Ellé noir avec I'Ellébore blanc (Veratum album), pelé aussi Varaire, Vraire, Vérâtre blanc. Cel appartient à la famille des Colchicacèes. C'est plante que le médecin seul peut employer danger.

J'ai mis ici à part trois échantillons d'arbri d'abrisseaux qui vous sont familiers : le Fusai) Bourdaine et le Nerprun. Tous trois appartient

famille des Rhamnèes, et jouissent, à divers *és, de propriétés semblables, tenons d'abord le Fusain (Evonymus europœus). t, vous le voyez, un arbrisseau très-rameux, que rencontre partout dans les haies et les bois, l'appelle Bonnet de prêtre et Bonnet carré à e de la forme de ses fruits divisés en trois ou

angles, et qui, dans le mois de septembre, nent, en mûrissant, une belle couleur rouge.

rameaux sont toujours opposés, les feuilles s, ovales, lancéolées, bordées de fines dents, fleurs, qui se montrent en mai -juin, sont ;es, à quatre pétales oblongs, blanchâtres et

sées en corymbe, c'est-à-dire en parasol à ns inégaux. Le Fusain se multiplie de semis e rejetons et on le cultive comme plante d'a-

ent ; tous les terrains lui conviennent. ss feuilles , l'écorce et les fruits du Fusain lent une odeur désagréable, nauséeuse. Toutes >arties contiennent un principe irritant, acre, produit, chez l'homme et les animaux , des voements et des selles accompagnées de coliques, jeunes pousses sont un poison mortel pour les lions, les chèvres et même les vaches. Les fruits, dose de trois ou quatre, purgent fortement et doit en adoucir l'action par des tisanes émoles de mauve, de graines de lin, ou par du lion de veau. Le mieux est de ne pas s'en servir

l'avis du médecin. Nous avons bien assez de purgatifs innocents pour ne pas recourir à

dont l'emploi peut offrir quelque danger. Mais ctérieur, la décoction d'une once de fruits bien 3, dans un litre d'eau, aiguisée d'un peu de

gre, est un remède populaire justement ap-

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