‹ Les remèdes des champsChapitre 5 sur 12 · PARTIE · texte numérisé non relu

PARTIE

précié contre la gale. Elle peut aussi être uti pour animer et améliorer les ulcères indolents. I poudre des semences fait mourir les parasites < la tête. Enfin, les vétérinaires guérissent la gale i autres affections parasitaires des animaux av une décoction de feuilles, de fruits et d'écorce daijp du vinaigre. C'est donc une plante à la fois dang reuse et utile, qu'il vous importe de connaître.

Le Fusain est employé dans Pindustrie. En oîj cinant avec soin dans des tubes de fer les ramea^j fendus en trois ou quatre brins, on obtient 1| crayons dits fusains, dont la trace s'enlève facil ] ment, ce qui les fait adopter pour tracer d^ esquisses. Les artistes s'en servent aussi pour faif rapidement de grands croquis. Le bois de Fusai^ calciné en vase clos, est un de ceux que l'on p4, fère pour la confection de la poudre.

Passons à la Bourdaine ou Bourgène [Rhamn% frangula), appelée aussi Nerprun-Bourdaine, Aui noir et Bois noir. Elle croît dans les halliers, 1 taillis, surtout dans les terrains frais et ombrl gés. On la reconnaît facilement à ses tiges trèL rameuses , sans épines , couvertes d'une écorl noirâtre tachetée de blanc. En août-septembre J|e| montrent de petites fleurs jaunes ou verdâtrel axillaires, c'est-à-dire partant de l'aisselle desfeul les, et auxquelles succèdent de petites baies q| deviennent noirâtres en mûrissant. Ces fruits ca tiennent trois noyaux cartilagineux, coriaces.

La partie la plus usitée est l'écorce moyen] , ou seconde écorce, c'est-à-dire celle qui se trou. entre l'écorce et l'aubier. On la récolte un p après la floraison, Elle peut se conserver assez Ion

ic;

ips. Cette écorce est jaune, d'une odeur nauséa-

îde et d'une saveur amère. On peut remployer

îs la teinture en jaune, ainsi que les baies, mais

leur préfère avec raison les fruits d'une variété

imune dans le midi de la France et que l'on

d sous le nom de Graines d'Avignon.

l'écorce de Bourdaine fraîche, surtout celle de la

ne, est trop active, elle provoque des vomisse-

îts en même temps que des selles douloureuses.

s après sa dessiccation, elle constitue un pur-

f dont l'action se rapproche de celle de la Rhu-

)e; on n'a plus à craindre ses effets drastiques.

fusion ou la décoction de 20 à 40 grammes de

î écorce dans un demi-litre d'eau constitue un

purgatif ordinaire qu'il est facile de se procurer

out sans frais. On peut aussi administrer de

c à trois grammes de poudre dans des confi-

3 ou du miel. Elle convient très-bien aux en-

;, si l'on a soin de proportionner la dose à leur

car elle tue et fait évacuer les vers intestinaux.

s fruits passent pour purgatifs, mais c'est une

kr. On peut en manger un grand nombre sans

re incommodé.

e forte décoction de racine de Bourdaine dans kau et du vinaigre s'emploie à l'extérieur dans 'êmes circonstances que celle du Fusain, refois l'administration de la guerre avait le de mettre la Bourdaine en réquisition pour la ation de la poudre, mais maintenant on Fade gré à gré. Son bois blanc, fibreux et le sert à faire des allumettes, des chapeaux, niers et autres ouvrages.

îi maintenant le Nerprun (Rhamnus cathar*

£g LES REMÈDES DES CHAMPS

tiens), vulgairement -Bourg-épine, Nerprun pu,

unirais. Ses "rameaux épineux le rendent tre propre à former des haies impénétrables. Ses lieu Ses d'un blanc verdâtre, réunies en bouquets Fa Si des feuilles, fleurissent enavnl-mai ; el

d'abord, et qui deviennent noires a la fin d octob époque à laquelle on doit les recueillir

Une de ces baies bien mures, écrasée entre I doÏÏs donne un suc visqueux d'un rouge noiratr qui devient promptement d'un vert sombre! contact de l'air. Les fruits de Nerprun du ed Zce «ont souvent mélangés de Prîtes prune et de fruits de Troène. Voici le moyen de les j connaître. La prunelle renferme un seu noyau! baie de Troëne en contient deux ; tandis qu il y a quatre dans celle du Nerprun. I

A ce propos, laissez-moi vous donner un 1 conseil. Lorsque vous cueillerez ou ferez eue! pour la vente quelque remède indigène attad Klus grand soin à ce qu'il remplisse toutes conditions que l'on est en droit d'attendre, etj tout ne vous laissez jamais tenter par la mautf pensée d'augmenter votre gain par la fraude. 1 Lnseriez-vous de l'herboriste ou du pharmaj aui en vous payant, mêlerait a des pièces d arg auelques pièces de cuivre argenté, pour dimuj sa dépense? Eh bien I en falsifiant un remède] l'addition de produits analogues en apparefl non-seulement vous donnez du cuivre en pi

irgent, mais vous exposez la vie de vos semibles ! Le marchand vous volerait ; vous , vous lez et vous tuez ! Et cependant ces choses-là se it tous les jours. Dans le commerce des drogues, est habitué à ne plus ajouter foi qu'aux résuls de l'analyse et du plus minutieux examen. A science de la fraude il a fallu opposer une autre ence qui en déjoue les pièges et les méfaits. La ix de votre conscience suffira pour vous empê- 3r de commettre une fraude qui peut avoir des iséquences funestes ou du moins constituer un ritable vol. Mais votre intérêt même vous y en- ^e. Quand un marchand s'est laissé tromper une 3, sa juste méfiance lui fait souvent une règle de plus rien recevoir de l'individu qui Ta trompé, souvent même il l'étend à tout un canton. Dans pays qui produisent la Salsepareille, le Raihia, l'Indigo, le Quinquina, on a vu des procès entières obligées de renoncer à une industrie rative parce que des spéculateurs malhonnêtes, isant de la confiance de leurs correspondants, dent envoyé quelques chargements adultérés, innocents ont souffert pour les coupables, on plus voulu entendre parler du produit de ces ions. Croyez bien que les choses se passent part ainsi sur une échelle plus ou moins vaste, et î si Ton veut faire revivre chez nous l'usage et conséquent le commerce des simples, la prere condition est d'y apporter le soin le plus upuleux et la plus rigide honnêteté, jes baies de Nerprun fraîches , écrasées , sont ères , acres , nauséeuses. Elles constituent un ■gatif énergique, drastique et anthelmintique, n effet sûr, et qui n'offre pas d'inconvénients

pour les tempéraments robustes. Voici les différentes formes sous lesquelles on peut l'administrer : en décoction, 20 à 30 baies par litre d'eau suc exprimé : 8 à 30 grammes, édulcoré avec di sucre, du miel ou de la mélasse : sirop composé départies égales de suc et de sucre, de trente à cen grammes. Enfin, on peut avaler tout simplement comme des pilules, de dix à vingt baies, fraîches oi sèches, en ayant soin de boire, à de courts inter valles, un mucilage de graines de lin, du bouilloi de veau, ou quelque autre tisane émolliente, afîi de prévenir les coliques. Les graines légèremen torréfiées et pulvérisées purgent bien à la dose d'en: viron 4 grammes en pilules ou dans du miel, dr sirop. On peut aussi en faire une décoction à 1 dose de 8 grammes dans une ou deux tasses d'eau On trouve dans l'écorce moyenne du Nerprun l| propriétés éméto-cathartiques du Fusain et de Bourdaine, mais il vaut mieux s'en tenir à l'usa de ses fruits.

Nous allons maintenant nous occuper d'une pla fort intéressante, le Ricin (Ricinus vulgaris), la famille des Euphorbiacèes. Toutes les plant de cette famille sont douées de propriétés très-a tives. La plupart renferment un suc laiteux pli ou moins caustique ou un principe résineux âci Elles agissent à l'extérieur comme rubéfiantes; l'intérieur, comme émétiques et cathartiques, Que ques-unes constituent de véritables poisons. AJ groupe appartiennent le Réveil-matin, d'un usa populaire contre les verrues et les cors ; l'Epurj dont les semences sont purgatives et les feui vésicantes

Sommité de Rioin.

Le Ricin est un arbre originaire des contre! chaudes de l'Afrique et de l'Inde, où il s'élève jul qu'à douze à quinze mètres. Dans les pays temp' rés où il s'acclimate facilement, ce n'est plus qu'u plante annuelle à croissance très-rapide, et qui || s'élève pas au delà de trois mètres. On la culti1 dans les jardins à une exposition chaude. Dans n départements du midi et particulièrement aux en^ rons de Nîmes, il est assez répandu pour fourr presque entièrement à la consommation de ' France. En serre, on peut le faire durer deux i) trois ans. C'est une des plus belles plantes de ir jardins, et l'on devrait la trouver partout où D cultive un coin de terre. On le sème au prîntemj dans un sol léger, substantiel et frais. Sa cultu tend à prendre beaucoup d'accroissement depr l'introduction en Europe d'une espèce de ver-à-s<ic qui se nourrit de ses feuilles*

La tige droite, rameuse, fîstuleuse, prend ufe teinte rougeâtre d'un bel effet, tandis que les jeuii pousses sont d'un vert glauque. Les feuilles, pi] tées par de longs pétioles, sont divisées en sept f neuf lobes inégaux, pointus et dentelés en scie, il fleurs qui paraissent en juillet-août, forment (I1 thyrses ou épis élégants à l'extrémité des rameaif Le même épi contient des fleurs mâles à la base, des fleurs femelles au sommet. Les fleurs mâles ( un petit calice à cinq divisions qui disparaît sç une multitude d'étamines. A la fleur femelle si cède, peu de temps après la chute de la fleur, capsule à trois côtes saillantes, couverte d'épiif molles, comme le marron d'Inde. Cette capsi contient trois graines ovales de la grosseur dj'* petit haricot, tachetées de rouge sur fond grisât]

r saveur, d'abord oléagineuse et douceâtre, det bientôt nauséeuse, acre et brûlante. On en e par la pression, après les avoir broyées, ou Pébullition dans l'eau, une huile incolore, visise, d'une odeur et d'une saveur peu prononcées îd elle est fraîche, mais qui rancit assez vite, huile de ricin se prescrit dans tous les cas où désire simplement obtenir un effet laxatif. Elle ient très-bien dans les cas de constipation opi- •e. Elle ne fatigue pas les personnes qui souft d'hémorroïdes; on peut sans crainte l'admier aux enfants. La dose varie de 15 à 60 gr. 1 un adulte, mais rarement on a besoin de déer 30 gr. On la dissimule dans du bouillon aux es chargé d'oseille, ou du thé additionné de le citron. Mélangée avec de la poudre de sucre u miel, elle ne répugne plus aux enfants. Il se garder d'avaler deux ou trois graines ens, comme on le fait quelquefois pour produire purgation énergique; il pourrait en résulter accidents graves. Mais l'émulsion formée en it de 20 à 50 centigrammes de semences avec lune d'œuf et du sucre, ou bien avec de l'eau mée, constitue un purgatif très-énergique et action sûre. Toutefois, comme il pourrait uire la vomissement chez des personnes déli- , on fera bien de la prendre en deux ou trois à une demi-heure d'intervalle. C'est surtout ue d'avoir toujours une petite provision de les, pour les employer sous cette forme, que [erais à voir quelques pieds de Ricin dans tous ardins. Peu de plantes réunissent à un plus degré Futile à l'agréable.

Voyez maintenant cette grosse racine et ce meau chatgé de graines que nous avons cueill même temps. Qui d'entre vous peut me dire nom ? — - C'est la Vigne du diable. — C'est le N du diable. — La Couleuvrée. — En effet, t quelques-uns des noms qu'on lui donne, mais en a bien d'autres. On l'appelle Vigne blan Racine vierge, Colubrine, Feu ardent : toutes son vrai nom est Bryone (Bryonia alba). C'est Cucurbitacèe, comme la Citrouille.

La Bryone est vivace, on la rencontre fréqu ment dans les haies, où ses tiçes minces, çr pan tes, longues de 3 à 4 mètres, s'accrochen moyen de longues vrilles. Comme la Citrouille, porte des fleurs, mâles et femelles, petites, il blanc terne, disposées en bouquets peu touffi l'aisselle des feuilles. Aux fleurs femelles, qui se tinguent par un pédoncule ou support très-co succèdent des baies grosses comme un pois, acquièrent en mûrissant la belle couleur rouge \ vous voyez. On croit à tort qu'elles sont ve neuses. Les graines qu'elles renferment contiens une forte proportion d'huile. Le principe actif ri dans la racine, ordinairement grosse comme bras, pivotante, charnue, jaunâtre à l'extérk blanche au dedans, marquée transversalement plusieurs sillons. Cette racine étant vivace, on f se la procurer fraîche toute l'année. Afin de l'a^ sous la main pendant l'hiver, le mieux est d< récolter à l'automne et de la conserver dans sable comme les racines des Légumineuses. Pou dessécher, on la coupe par rouelles que l'on en en laissant un peu d'espace entre chacune, et on 1' pose à la chaleur modérée d'un four, Dans cet é

conserve bien ses propriétés médicinales. Elle ;rès-amère, d'une saveur nauséabonde, et cède ement à l'eau ses principes actifs, jitre les mains d'un médecin expérimenté la >ne, (Selon les doses et le mode d'emploi, agit ne vomitive, purgative, résolutive et rubée, ce qui la rend utile dans les hydropisies, la lysie, le rhumatisme, les affections catarrhales, vssenterie. Malheureusement ce n'est pas un hde à la mode, et peu de praticiens savent en j parti. Dans la médecine usuelle, nous ne dela considérer que comme un purgatif capable emplacer le Jalap. Sèche et pulvérisée, on en e de deux à trois grammes. Le suc à la dose à 12 grammes dans du bouillon, produit toude bons effets, ainsi que la décoction de 10 à rammes par litre d'eau. On l'administre aux aux avec non moins de succès. La dose, pour œuf, est de deux à trois onces en décoction, pliquée à l'extérieur, la Bryone rend de grands ces. La racine fraîche pilée et cuite avec du oux forme une excellente pommade contre la Il suffît de cinq ou six frictions à un ou deux d'intervalle. La pulpe de racine fraîche exerce action excitante et résolutive sur les engorges indolents des articulations et sur les tumeurs lieuses. Comme rubéfiante et par conséquent ative, elle est apte à soulager les douleurs uses et rhumatismales.

là des titres suffisants pour faire placer la îe au rang des plantes les plus utiles. Mais ce pas tout. Non-seulement elle se prête très-bien te la Clématite et la Vigne vierge à garnir les lies et les treilles, mais elle se contente de

toutes les expositions et des terrains même les p ingrats. Vivace et agreste, sa racine acquiert s< vent la grosseur de la cuisse. Si on la râpe dans1 l'eau et que Ton enlève par des lavages les pari! fibreuses légères et les principes acres qui en f1 un agent curatif, on obtient pour résidu une fée' aussi blanche et aussi saine que celle de la Pom de terre. La pulpe simplement lavée à grande I et soumise aux procédés ordinaires de fermentati' donne un alcool de bonne qualité. Enfin, ses gi1 nés nombreuses sont très-riches en huile, et m-, feraient d'être récoltées pour en extraire ce prod/ Il est donc à souhaiter que l'on multiplie la Bryc par semis ou par éclats de racines, dans les tem improductifs, à la lisière des bois, au pied des hî1 et le long des routes. Dans les cantons où la mt d'œuvre est à bon marché et les ressources abondantes, cette plante, trop longtemps néglif fournirait à l'industrie agricole une véritable chesse.

En attendant que nous arrivions en pleine pagne, je vais, mes amis, vous dire quelques n d'une plante qui vous est très-familière, mais é vous ignorez les propriétés : c'est le Buis. Il a pendant quelque temps, en Allemagne, d'une gr réputation, mais sous un nom supposé. Un honi possédait un remède secret pour la guérison fièvres, et l'on citait par centaines ses cures aut tiques. Le bruit en vint jusqu'à la cour, et Josep acheta le secret de ce remède au prix de 1500 rins. Son but était de vulgariser, en la publi;

découverte si utile. Mais quand on sut que le eux remède était simplement le Buis vulgaire

jardins, le prestige disparut. Comment une se si commune pouvait-elle être bonne ? On ne lonna même plus la peine de l'essayer, la plante, ; appréciée lorsqu'elle était inconnue, tomba s l'oubli lorsqu'on apprit son nom, et depuis, lques amis des simples, exempts de préjugés, seuls conservé la tradition de ses vertus, e Buis (Buxus semper virens) est de la famille

Euphorbiacèes, dont nous avons déjà étudié individu : le Ricin. C'est un arbrisseau qui croît itanément en Espagne, en Italie et en Suisse. is n'avons en France que deux forêts de Buis : e dans le Maçonnais, l'autre au mont Jura. Le 3 nain ou d'Artois, que l'on emploie en bordures s les jardins, se rencontre à l'état sauvage en sse et en Franche-Comté.

porte des fleurs des deux sexes, petites, partant 'aisselle des feuilles. Le fruit est une capsule montée de trois petites cornes, correspondant à s loges contenant chacune deux graines. On t en faire des semis en terre légère ou le multir par marcottes. On greffe quelques variétés, lime le Buis panaché, ^es feuilles de Buis ont une odeur vireuse un

aromatique. On les mêle souvent, par fraude, Biles du Séné. Elles sont purgatives à la dose ideux à trois onces en infusion ou en décoction s un litre d'eau, et de 3 ou 4 grammes en idre, sous forme de pilules ou mêlées à du miel, on action dans les fièvres intermittentes n'est moins réelle aujourd'hui qu'au temps de eph II. La meilleure manière de l'administrer

est de donner de 2 à 3 grammes de feuilles en p dre, dans de Peau sucrée ou tout autre véhic au commencement de l'accès. On constate dès premières doses un changement notable, et obtient au bout de quelques jours, une guéri complète.

Le bois de Buis râpé, et surtout celui de la racii à la dose de 30 à 60 grammes en décoction dans? litre d'eau, est un bon sudorifique, dont les effd sont en tout comparables à ceux du Gayac, dans ij affections rhumatismales chroniques et les accidejl qui en sont la suite, principalement les engoq ments d'articulations.

On emploie quelquefois les feuilles de Buis augmenter l'amertume de la bière et diminue dépense de houblon. On reconnaît la falsificati l'apparence un peu trouble du liquide et à sa sa nauséeuse différente de l'amertume franche d bonne bière.

Le Buis fournit le bois le plus dur et le compacte de nos climats. Sa densité égale ou s passe celle de l'eau. On l'emploie, comme v savez, à une foule d'usages. On en fait des peigni des boîtes, des toupies. C'est sur du buis que exécute les gravures dites sur bois.

Voici une bonne fortune. Cette belle plante vace, haute de plus d'un mètre, à tige simpl droite, d'où partent des feuilles opposées d'un vert, ovales, aiguës, à nervures longitudinales sa lantes, c'est la Gentiane (Gentiana lutea), auti ment dite Grande-Gentiane, Gentiane jaune. EU< donné son nom à la famille des Gentianèes do nous possédons en France plusieurs individus i

Hameau de Buis.

téressants, entre autres, la Petite-Centaurée, nous parlerons plus tard. Les plantes de cett mille sont remarquables par la présence d' amertume franche douée de propriétés toniques tij: prononcées, propriétés qui ont été reconnues d les pays les plus éloignés et utilisées d'une f peu près uniforme.

La Grande-Gentiane est commune dans les < partements du milieu et du midi de la France peut la multiplier de semis ou d'oeilletons, au temps, dans une terre fraîche, à mi-ombre, t sieurs variétés, entre autres la bleue, sont eut vées dans les jardins pour la beauté de leurs fl disposées en faisceaux à l'aisselle des derni ï feuilles, et qui s'ouvrent en juin-juillet.

La partie active est la racine pivotante, fl h gieuse, rugueuse et ridée, qui atteint quelquefo grosseur du poignet. On la récolte au plus tôt | i fin de la deuxième année, après la chute des feu j Sa saveur est d'une amertume franche intense, i âcreté, i

Vous entendrez dire que la Gentiane est dans la dyspepsie, les flatuosités, la diarrhée jid scrofules, la jaunisse, le scorbut, la goutte it fièvres intermittentes. Gela est très-vrai. Mais m tichaut, le Houx, la Chausse-trappe, le Sauelaii seront pas moins efficaces. Est-ce donc par un 1 1? tagonisme spécial que ces plantes agissent jkj ces maladies? Evidemment non. Leur effet ife siste simplement à produire dans les organes i n modification qui les rend capables de résistjit l'influence de la maladie et de rejeter, s'il y a ine les principes étrangers dont la présence troul i leurs fonctions. Le remède a donné du ton, d ):

aux nerfs, aux muscles, aux viscères : les1 îts capables de produire cet effet s'appellent toles. La Gentiane en est un type parfait; elle it que par un principe amer pur. D autres, me la Camomille, l'Absinthe, sont à la fois toes et excitants, parce que au principe amer ils lent un aromate. Il y a des plantes qui exerune action tonique d'une espèce particulière, spécialement à la présence d'un acide ou le plus ent à celle du tannin, comme dans l'écorce de e : ce sont des toniques astringents. A l'exté-

ils resserrent les fibres et peuvent ainsi s'op-

aux hémorrhagies et aux écoulements mor-

provenant d'un relâchement des tissus ; ils iennent ou diminuent l'inflammation en s'opit à l'afflux du sang. A l'intérieur, ils agissent ne anti-putrides, et une fois mêlés au sang, le ont plus coagulable, ce qui explique leur utilans les hémorrhagies et les flux de toute na-

Les toniques sont naturellement contre-in- 3S dans les maladies inflammatoires. Ces ipes bien simples étant posés, je vais tâcher, notre promenade, de vous montrer le plus i nombre possible de plantes appartenant à classe de remèdes, pour laquelle nous n'avons ument rien à envier à l'étranger.

is revenons d'abord à notre Gentiane. Per-

ne contestait ses vertus fébrifuges lorsque le quina était inconnu en Europe. Depuis, on les s absolument. Il n'en est pas moins vrai que intiane, administrée en poudre dans du vin, ; l'accès, soit seule, soit unie à l'écorce de

ou d'Aune, ce qui vaut encore mieux, guérit itement les fièvres de printemps et d'automne, lte partie. 6

Dll

et même les fièvres paludéennes. Elle offre de p! l'avantage de prévenir ou de guérir également h engorgements de la rate ou du foie, et l'état m?1! ladif qui persistent trop souvent après ces affecj tions. Aucun tonique n'est plus efficace dans Lj maladies scrofuleuses sauf peut-être le Noyer, ma dans ces cas, il est indispensable de placer le nrç lade dans des conditions hygiéniques convenable bonne nourriture, bon air et beaucoup de eoleil.

La décoction de Gentiane concassée à la do de 30 grammes par litre d'eau, et prise à la do de 60 à 100 grammes par jour, continuée pendaj longtemps, est le meilleur tonique dans toutes affections produites par un manque de vi Le vin de Gentiane préparé en faisant ma 30 grammes de racine coupée dans 500 gramm vin, et pris par petits verres avant le repas, très-efficace contre la dyspepsie; les digestions < viennent plus faciles et la santé revient bientôt.

Maintenant nous allons nous reposer un peu f je vais vous donner, au sujet des feuilles, quelqi !t connaissances botaniques que nous mettrons s Ji vent à profit.

Vous avez tous remarqué des différences m notables dans la forme, la couleur et la disposi !< des feuilles des végétaux. Nous avons vu celles1111 la Capucine s'étaler en disque, celles du Genév ! ^ s'allonger en aiguilles, celles de la Rose de Noë f s séparer comme les doigts d'une main. Nous alli^ examiner aujourd'hui leurs caractères principe; es et nous familiariser avec les noms qui servent à ' P désigner.

On distingue dans la feuille le limbe, partie

Page 1