PU
►ppée, et le pétiole ou support. Quelquefois le oie manque et la feuille est dite sessible. Celle part directement de la souche ou racine s'ap- 3 radicale.
ne feuille est simple, si elle n'a qu'un limbe ; e, lorsque le limbe est divisé en plusieurs pors obtuses ; et pennée ou composée, si plusieurs :s limbes qui prennent le nom de folioles vient s'attacher au pétiole par des pétiolules , me dans cette feuille de faux Acacia. Lorsque îtiole commun se ramifie et porte d'autres pés sur lesquels s'attachent des folioles, la feuille Délie décomposée.
i feuille du Ricin est fide, c'est-à-dire fendue lusieurs parties ; quand les fentes arrivent jusu pétiole, comme dans le Chanvre, la feuille est partite, ou palmée, comme dans le Marron-
:aminons maintenant les nervures qui forment ne le squelette des feuilles. Dans le plus grand 3re, on voit une nervure principale qui va de se au sommet, et donne naissance à d'autres ures latérales disposées à intervalles à peu près x : le Laurier nous en offre un exemple. Soucomme dans la Mauve, un certain nombre de ures principales, partant du pétiole, rayonnent les contours du limbe. On voit aussi des ner- 3 parallèles se diriger de la base du limbe au oet comme dans la Gentiane, l'Orchis.
3st un autre point qu'il nous importe de reuer. Les feuilles ne sont pas disposées de la 3 manière sur la tige. On les dit opposées si sont placées en face l'une de l'autre à la même îur ; alternes, si le point d'insertion est diffé-
rent; verlicillèes, quand elles se trouvent gré
Feuille composée.
pées en touffes autour de la tige, comme dans Thym, le Genévrier,
pétiole des feuilles est souvent accompagné, Dase dune espèce de petite feuille que l'on une stipule, dont la forme est très-variable. Jquefois, comme dans l'Eglantier, il fait corps î le pétiole. r
J même que la peau de l'homme et des ani-
x est criblée de pores, ouvertures microscopi-
i qui donnent passage à des liquides et à des
lepiderme des feuilles est percé d'un grand
bre destomates, orifices par lesquels s'évapore
>ve et qui servent également à l'absorption et au
gement de gaz nécessaire à la vie de la plante
lurais bien d'autres choses intéressantes à vous
au sujet des feuilles, mais je veux me borner
notions les plus indispensables, sauf à entrer
quelques détails, à mesure que l'occasion s'en
fentera. Ne vous effrayez pas des mots nou-
x. Limbe, pétiole, verticille, ne sont pas plus
nies a retenir que substantif, adverbe, inter-
>n que 1 usage vous a rendus familiers. Toute
gestion est de n'en pas apprendre beaucoup à
s et de les entendre répéter souvent, ce que
ne manquerons pas de faire dans nos prome-
plante vivace dont vous me voyez extraire la e racine pivotante, fibreuse, brune en dehors jaune en dedans, c'est la Patience (Rumex ntia), de la famille des Polygonacées. Cette farenterme un assez grand nombre de végétaux ces a feuilles alternes munies d'un stipule, et tvant leur développement, sont roulées en de- Nous lui devons la Persicaire, dont je vous ajouta l'heure; la Bistorte, un astringent
dont nous avons trouvé un exemplaire ; le Blé no T Oseille, la Rhubarbe.
Les tiges de Patience, vulgairement Parel Dogue, sont hautes d'environ 1 mètre 50 centiir très, droites, cannelées, un peu rameuses. I feuilles pétiolées, sont grandes, ovales à pointe, peu ondulées.
Elle développe en juin-août ses fleurs très-petit verdâtres, sans corolle, disposées en espèces d'é terminaux formés de nombreux verticilles. On cultive dans les jardins pour ses bourgeons et feuilles légèrement acides, que Ton apprête com celles de l'Oseille, et que l'on nomme Epinards i mortels. Il faut semer ses graines sur place à Yi tomne à toute exposition, dans une terre fraîche substantielle.
Il y a plusieurs espèces de Patience, parmi 1 quelles la Patience sauvage ou Lampée {Rur\ acutus) ; la Patience crépue (Rumex crispus) e Patience a feuilles obtuses (Rumex obtusus). B toutes ont les mêmes propriétés. Leur action tonique, dépurative et même purgative à doses peu élevées. On fait surtout usage de la racint décoction à la dose de 30 à 60 grammes par fi d'eau. C'est un remède très-populaire dans campagnes, principalement contre les maladies la peau. Les feuilles contuses peuvent exercer | heureuse influence sur les ulcères indolents e engorgements lymphatiques. On prépare un onguent contre la gale en mélangeant parties ég d'axonge, de soufre et de pulpe de racine de tience ramollie en la faisant bouillir dans du naigre; mais il faut observer que le soufre contribuer pour une bonne part à la guérison,
Bourgeon de Patience.
88 LES REMÈDES DES unAMPS
La Bistorte (Polygonum bistorta) appartient! comme la Patience, à la famille des Polygonacèeè On l'appelle quelquefois Renouée-Bistorte. Un cou] d'œil donné à sa racine vous explique son noirt elle est contournée deux fois sur elle-même. Brun en dehors, rougeâtre en dedans, elle porte del sillons annulaires , d'où naît un chevelu de nom' breuses radicelles. Son principe actif est le tannin si abondant qu'on l'a employée au tannage. EU contient en outre beaucoup d'amidon que l'on petf en séparer et que l'on utilise en Russie en le mê lant au pain. Heureusement nous ne sommes pa réduits à cet expédient, et nous possédons, en oë de disette, bon nombre de plantes sauvages qil peuvent contribuer largement à l'alimentation.
La Bistorte est assez commune dans les prés les pâturages ombreux. Les animaux, à l'exceptid du cheval, aiment à en brouter les tiges qui attej gnent 30 à 50 centimètres. Elles sont cylindrique striées, fistuleuses, noueuses, garnies de feuille ovales-lancéolées. Les fleurs, qui s'ouvrent en mai très-petites et très-nombreuses, forment à l'extr< mité d'une hampe grêle, un épi en forme de massw qui rappelle l'inflorescence du Roseau massette. | n'y a pas de corolle ; le calice, de couleur rosée, ej surmonté de longues étamines qui dépassent >| surface de l'épi.
On peut semer la Bistorte à l'ombre, en automnl aussitôt après la maturité des graines, ou la pM pager par division des pieds. La souche ou racii se récolte à la fin de novembre,
Je vous ai dit que je comptais vous parler d'uj Polygonacée que l'on appelle Persigaire (Polygi
pi hydropiper). C'est que je savais où en trouen abondance. Nous y voici. Elle aime, vous ez, les lieux humides, on la rencontre dans les ses, les marais. Ses noms vulgaires sont nomfux : Poivre d'eau, Piment d'eau, Renouée acre, rage, Herbe Saint-Innocent. Si vous goûtez ses ^lles, qui ressemblent à celles du pêcher, et surt ses petites graines triangulaires, vous leur trouez une saveur poivrée, acre et brûlante, qui ^once, à n'en pas douter, des propriétés énerftues.
/ous reconnaîtrez la Persicaire à sa tige nue, lieuse, un peu rougeàtre, garnie de quelques rai^ux, haute de 30 à 80 centimètres, portant des illes alternes lancéolées aiguës ; mais principafientà ses fleurs très-petites, formées simplement in calice rosé, six ètamines et trois styles por- ^t chacun un stigmate. Ces petites fleurs sont iposées en épi grêle, filiforme, arqué, garni de fites écailles et s'ouvrent de juin à octobre, pn emploie la plante entière, fraîche, car les unes augmentent son activité. Elle perd beauip de son énergie par la dessiccation.
k l'intérieur, la Persicaire agit comme stimulant argique ; mais c'est une de ces plantes injuste- >nt abandonnées des médecins, et dont les effets t été jusqu'ici mal étudiés. Le mieux est donc i ne pas l'employer à l'intérieur sans l'avis de omme de l'art, en attendant que des expériences fïï dirigées nous apprennent comment utiliser ses >priétés.
Ses services à l'extérieur sont incontestables. Elle ut remplacer la moutarde dans la préparation des ^apismes. Une forte décoction tue l'acarus de la
gale. Le suc de la plante, pur ou étendu d'eau, < stitue l'un des remèdes les plus efficaces pour n ver les ulcères atoniques, séparer les chairs mo: et hâter la cicatrisation. Il est bon, dans ce < de mêler le suc à une décoction concentrée feuilles de noyer. Les vétérinaires connaissent bien cette propriété et se servent aussi de cj plasmes de Persicaire pour résoudre les engoi ments lymphatiques des articulations. Sa décod constitue en outre un bon gargarisme dans les d'angine, d'aphthes et d'ulcérations de la gorge, peut même calmer quelques maux de dents i veux.
Il ne faut pas confondre la plante qui nous occ i avec la Persicaire douce (Polygonum persicai et la Persicaire amphibie (Persicaria amphibiu qui se distinguent par leurs fleurs en épis oblon cylindriques, compactes, et dont les propriétés e; encore mal définies.
Voyons si vous avez retenu ce que je vous afc au sujet des différentes espèces de feuilles. — Q ment appelons-nous celle-ci ? — Feuille compoi — Pourquoi? — Parce qu'elle est formée de pet feuilles ou folioles, fixées par des pètiolules,i petits pétioles, h un pétiole commun qui leurd de support. — Fort bien. Vous voyez que la Br nique n'est pas si difficile à apprendre.
Vous connaissez tous la petite plante que je vifl d'arracher. Elle croît dans les lieux humides I bien que les chevaux et les vaches la brouteni que les oies la recherchent, elle fait quelquefois! tort aux prairies où elle se multiplie trop. Les p(fl sont très-friands de sa racine et bouleversent!
pour s'en emparer. On l'appelle vulgairement gremoine sauvage, Bec-d'oie, Potentile ansérine. n vrai nom est Argentine (Potentilla anserina)
à la couleur blanche soyeuse du duvet qui reùvre la partie inférieure des feuilles. Elle apparent à la famille des .Rosacées. La racine contient
tannin et de l'amidon. Quant à ses propriétés sont, à un degré un peu plus faible, celles que us avons reconnues dans la Bistorte de sorte que us n'y reviendrons pas.
Pour terminer notre promenade, nous allons déplier de ce vieux mur une petite plante presque pipante que vous avez vue partout sur les toits, décombres et dans les terrains arides. C'est la 3RMIGULAIRE (Sedum acre), d'une famille remartable par l'épaisseur des feuilles et parfois des >es, celle des Crassulacèes , qui comprend ce que n peut appeler les plantes grasses de notre chat, entre autres la Grande Joubarbe. La Vermilaire n'a pas manqué de parrains. On la connaît us le nom de Petite Joubarbe, Sédon acre, Orpin ûlant, Poivre des murailles, Pain d'oiseau, Herbe nnt-Jean.
Il suffît de l'avoir vue une fois pour la recontître à ses tiges longues de 5 à 10 centimètres, m rameuses, à demi rampantes, couvertes de uilles épaisses, ovoïdes, et à ses petites fleurs unes en épis courts formant des corymbes terinaux.
Il est à peu près inutile d'en faire une provision, ,r la dessiccation lui enlève ses propriétés. Heu- 'îusement on peut se la procurer fraîche sans diffîilté. Elle est d'un goût piquant, acre, qui fait
présumer des éléments très-actifs. Il faut, en effe, la manier avec beaucoup de prudence. Une om du suc produit un effet cathartique violent. Maisi doses modérées, entre les mains d'un médecin, eL
Rameau de Vermiculaire.
peut agir d'une façon remarquable comme remèd» altérant, c'est-à-dire capable de modifier les fonc tions des organes, de les mettre à même de réagiî contre la maladie. On a eu principalement à s'er louer dans le traitement du scorbut et do l'épilepsie,
i l'extérieur, on peut employer sans crainte le ) de Vermiculaire ou des cataplasmes faits avec plante pilée, pour provoquer la résorption des nchements, des engorgements glanduleux ou iphatiques, et surtout pour nettoyer et aviver vieux ulcères, même ceux qui affectent un catère cancéreux. En pareil cas, la Vermiculaire îble agir avec plus d'énergie que la Persicaire it nous parlions tout à l'heure.
Je passons pas devant ce buisson d'EpiNE-viNETTE s nous informer des propriétés de cet arbuste, la nature fait croître spontanément dans prèstous les terrains, et que Ton cultive dans les es et les jardins d'agrément. L'écorce de la tige jaunâtre ; celle des rameaux grise, les feuilles olées, obtuses, dentées en scie, sont disposées bouquets alternes. De fortes épines partent de la ssance des rameaux. Les fleurs paraissent en juin. Elles sont d'un jaune pâle, disposées en ppes pendantes. Leurs étamines, au nombre de offrent un curieux exemple de la sensibilité des ites. Si vous en touchez une avec la pointe le épingle, elle se contracte et va se poser sur istil.
bus vous étonnez sans doute de m'entendre dire les plantes sont sensibles. Je ne prétends pas > par là qu'elles sont susceptibles de douleur ou plaisir, mais seulement qu'elles sont capables, s certaines circonstances, d'accomplir des mouîents provoqués par les agents extérieurs. Vous 3z tous que les plantes dirigent leurs rameaux l'air et la lumière. Quelques-unes exécutent mouvements continuels. Si vous examinez
attentivement une vrille de Bryone, vous la verre se dresser, se tordre et se contourner lentemen Vous avez entendu parler de la Sensitive, dont 1< feuilles se ferment au moindii attouchement. Mais il y a ur plante bien plus curieuse encor | c'est la Dionée attrape-mouche Ses feuilles, portées par un Ion pétiole si large qu'on le prendra volontiers pour la feuille ell« même, sont couvertes d'une 1 queur visqueuse qui attire 1< insectes. Mais si une mouci vient s'y poser, la feuille se rep les longs cils qui la bordent s tre-croisent, et le pauvre ins demeure captif pour toujou car la feuille ne s'ouvre qu'ap sa mort, alors qu'elle n'est p irritée par ses mouvements.
Maintenant que vous savez les plantes imitent quelquefof les mouvements qui semble] n'appartenir qu'aux animaui' % vous n'oublierez pas , au prir temps, d'en faire l'expérience si TEpine-vinette ou Vinettier (Bai beris vulgaris) , appelée aus Berbéris, qui a donné ce nomi la famille des Berbèridèes , doi
Bourgeond'Epme-vinette ,. , , ,
elle est le type.
Toutes les parties de la plante sont utiles : racine et les tiges sont employées pour teindre « Sâuiie la laine, le fiJ , le coton et les cuirs ; le si
Kpine-vinette,
des baies donne avec l'alun une laque d'un 1 rouge; la seconde écorce de la tige, et surtout < de la racine, est amère, tonique et légèrement ] gative; enfin ses baies rouges servent à prép une limonade préférable à celle de citron, très-i dans les cas de fièvres inflammatoires, typho ou bilieuses. La décoction acidulée des feu forme aussi une bonne tisane rafraîchissante. E on prépare avec ses fruits écrasés, macérés < l'eau avec du sucre brut et quelques aromates, piquette agréable.
On récolte les fruits en automne, et on les sè< ils conservent toutes leurs propriétés.
A côté de toutes ces qualités, l'Epine-vinei un défaut. Mais qui n'en a pas, même parmi plantes? L'important est de les connaître. Ces fait avéré que la transformation d'un champig microscopique qui s'y attache fait naître la ro: ou la carie sur le blé, le seigle et les autres céré qui croissent dans son voisinage. On fera donc de ne multiplier cet arbuste utile que loin des tures auxquelles il peut nuire. On peut en faire boutures, des marcottes, ou détacher des b geons enracinés. Malgré ses épines, il ne fait de bonnes haies, parce qu'il se dégarnit du bai ne souffre pas d'autres plantes près de ses raci qui épuisent le sol.
Voici nos pourvoyeurs qui reviennent les m pleines. Voyons un peu ce qu'il y a de bon c tout cela.
Pouvez- vous me dire le nom de cette brar
«iU<?wâh
4re PARTIE.
Dionée attrape-mouches.
couverte de petites baies rouges, de forme allonge pi — C'est du Bois-Gentil. — Y^us avez raison ; maûj ïf a bien d'autres noms : on rappelle Merlin, fa Garou, Malherbe, Tramentel, Bois d'oreille, Lui réole femelle. En botanique, c'est le MÉzÉRlfe (Daphne mezereum), famille des Daphnacèes, î( laquelle appartient le Garou, dont nous allons avu i occasion de parler, et plusieurs autres arbustes qi m Ton cultive pour leurs fleurs précoces.
Le Mézéréon aime surtout les bois montue des Alpes et des Pyrénées ; mais on le trouve da beaucoup de départements du centre et du nor c'est un arbuste élégant, qui atteint un mètre • hauteur. Ses fleurs en forme de cloche, à quaKi découpures, roses, odorantes, disposées en fasm eûtes, c'est-à-dire en faisceaux ou groupes, à lW trémité des rameaux, paraissent en février-maiJi avant les feuilles. Celles-ci sont alternes, entier»! ovales, lancéolées, d'un vert foncé en dessus, || peu glauques en dessous.
Il ne faut pas confondre le Mézéréon avec la L> réole [Daphne laureola), dont les fleurs d'un jau1 verdâtre forment de petites grappes axillaires. & feuilles sont persistantes; elles ne tombent pi en hiver. Quant aux fruits, ils sont noirs et n»» pas rouges comme ceux du Mézéréon.
Enfin il y a un autre arbuste de la même famill le Garou (Daphne gnidium), ou Sain-Bois, donne des fruits rouges, mais que l'on disting.' facilement des deux précédents par ses feuilles se' sites, éparses, très-nombreuses, déliées à la bas» étroites et lancéolées. Les fleurs, petites, odorante blanches ou un peu rougeâtres, sont disposées
trémité des rameaux en particule, grappe formée ^petits bouquets soutenus par un pédoncule comn. On trouve le Garou dans nos départements du Ji ; mais dans ceux du nord, où on le cultive, il a pin d'être rentré dans l'orangerie pendant l'hiver, 'outes les Daphnacées réclament une terre subsfcielle et fraîche. On les sème en pots à l'automne s de la terre de bruyère, et Ton repique Tannée [vante.
Le Mézéréon, la Lauréole et le Garou ont des ïpriétés semblables. Un fragment de leur écorce, bé sur la langue, produit bientôt une sensation fiante, persistante, qui s'étend jusqu'à la gorge, k feuilles fraîches et les fruits, frais ou conservés, ►sent à peu près les mêmes effets.
li dose un peu forte, les Daphnacées sont des bons violents, et il n'appartient qu'au médecin te'en servir, à l'intérieur, comme dépuratifs, fonits et drastiques. Entre ses mains, elles peuvent taner des cures inattendues dans l'hydropisie, le kjmatisme chronique, les scrofules, les tumeurs plentes, les engorgements et les affections darkses. C'est un de ces agents énergiques, capables produire, par révulsion ou autrement, une perpation salutaire, une crise, qui permet aux lanes d'éliminer les produits morbides, cause ou hltat de la maladie.
:»n comprenant ainsi la manière d'agir des remè- |, on s'explique comment des plantes dont le (ificipe actif est très-différent peuvent produire >onêmes effets. Il n'y a pas de spécifique, c'est- |re de remède capable d'aller attaquer l'être ikginaire nommé fièvre, rhumatisme, jaunisse, et &le tuer en l'empoisonnant ou en se combinant
avec lui de manière à former un nouvel être im' fensif , de même que l'acide sulfurique, poison vï lent, en s'unissant à la chaux vive, autre poisc1 forme du sulfate de chaux, substance parfaitemc1 inerte. Il y a cependant des cas où les choses peJ vent se passer ainsi, par exemple dans la graver mais ce sont des exceptions. En général, nous igi rons quelle est l'essence des maladies, et nous de nons ce nom aux phénomènes, aux symptômes pJ duits par la lutte du principe vital contre le troulf survenu dans les fonctions ou dans la constituti des organes. Dans cette lutte, la nature est souve^ impuissante; les remèdes interviennent alors pd exciter la réaction si elle est insuffisante, la moc rer si elle est trop vive. Tel est leur vrai rôle, ne guérissent point, ils dirigent simplement efforts de la nature. Envisagée à ce point de v? la médecine se trouve dégagée de toutes les supej titions, de tous les mystères, qui plaisent, il vrai, au grand nombre, toujours ami du merve leux, et dont savent tirer parti les charlatans ou habiles, mais qu'il importe de faire disparaît pour le plus grand bien de ceux qui souffrent faut que la confiance du malade, cet auxilia puissant de la thérapeutique, au lieu de se font sur les vertus occultes de quelque remède secil compte sur la sympathie et sur le savoir éclairé médecin.
J'espère que vous avez compris ma petite digr/ sion ; mais comme je tiens à vous bien inculqt ces idées, j'y reviendrai à l'occasion, lorsqu'i' plante me fournira une application remarqua des principes que je viens de vous énoncer.
Il est donc bien entendu que l'emploi des Daj:'
eées à l'intérieur est réservé à des mains habiles
[expérimentées. A l'extérieur, leur emploi n'offre
s les mêmes dangers, et la médecine usuelle peut
j compter parmi ses agents les plus utiles. C'est
porce séchée que l'on emploie d'ordinaire. La
s énergique est celle du Garou.
écorce de Garou, ramollie par un séjour de
lques heures dans de l'eau, et mieux dans du
aigre, appliquée sur la peau et maintenue en
ce par un bandage, produit au bout de vingt-
itre heures la rubéfaction, et au bout de qua-
ite-huit heures une vésication complète ; elle a
les cantharides l'avantage de ne pas irriter
voies urinaires, de donner lieu à une exsudation
liquide plus abondante et plus prolongée, et de
pas laisser de traces. On lui reproche de causer
fois une démangeaison pénible et une irritation
parties environnantes ; mais une décoction de
feuil et de fleurs de Sureau suffît pour calmer
petits accidents. Il sera donc bien d'employer le
ou toutes les fois qu'il n'y aura pas besoin d'ob-
r une vésication rapide.
on nom de Bois d'oreille vient de l'usage que en faisait communément dans quelques cons du midi, avant qu'il fût connu des médecins, l'employait comme révulsif derrière les oreilles enfants, dans les engorgements des glandes du , les maux d'yeux et les dentitions pénibles. Le pu figure aujourd'hui dans les pharmacies ; mais bien d'autres plantes non moins utiles, dont les itants de la campagne, sans autre guide que la ition, mettent chaque jour à profit les services, Ifndent leur place dans les livres classiques et 13 les officines î
Passons à ce pied de Pariétaire (Parietaria off\ cinalis), que l'on a eu soin d'apporter tout entiei et qui fera un excellent échantillon. Vous dirai-; tous ses noms vulgaires? Voici ceux que je coi nais : Perce-muraille, Casse-pierre, Herbe de Notr Dame, Espargoule, Vitriole, Panatage, Epinard ( muraille. Elle appartient à la famille des Urticèt qui renferme, en outre de l'Ortie, d'où lui viei son nom, l'Orme, le Chanvre, le Houblon, Mûrier.
Elle croît sur les murs et les décombres. S tiges atteignent de 50 à 60 centimètres; elles soij fragiles, rameuses, légèrement couvertes de poil garnies de feuilles, alternes, pétiolées, ovales-obloil gués, velues et un peu rudes. Les fleurs, verdâtre très-petites, ont besoin d'être examinées à la louj pour bien reconnaître leurs caractères, qui méritei de fixer notre attention.
Ces fleurs sont réunies à l'aisselle des feuilles, i nombre de 3 ou 5. Dans chaque groupe, il y a ur fleur bisexuée, c'est-à-dire contenant des étamini et un pistil, une fleur mâle, dans laquelle le pis* ne s'est pas développé, et enfin une fleur femell qui n'a qu'un pistil sans étamines. Nous trouvo ici un nouvel exemple de l'irritabilité de cert organes chez les végétaux. Si vous touchez uij étamine avec la pointe d'une aiguille, elle se rj dresse comme un ressort qui se débande; l'a thère s'ouvre, et laisse échapper un nuage pollen.
La Pariétaire offre une saveur un peu salée, d à la présence d'une notable quantité de nitre (nitrc de potasse) qu'elle contient, et auquel on doit att: buer ses propriétés rafraîchissantes et diurétiqw
Wi
Ki
Pariétaire.
C'est un remède populaire dont on abuse un pe cependant son infusion à la dose de 30 gramrci par litre d'eau peut agir comme calmant dans cas d'inflammation des voies urinaires. Pour conserver, il faut la sécher rapidement à Pétuve au feut
Il suffît d'avoir vu une fois l'arbrisseau dont vc avez ici une branche pour le reconnaître mê de loin. Il croît naturellement dans le midi deii France, aime les terrains secs et pierreux. On p<| le cultiver à l'exposition du levant, dans une tel légère. Il se multiplie facilement de semis ou boutures faits en automne. La tige, qui atte 3 à 4 mètres, porte des branches très-ramifié Técorce est rude, cendrée et un peu rougeâtre feuilles, alternes , très-petites, en forme d'écail ressemblent à celles du cyprès. Les fleurs fornl un chaton écailleux qui donne naissance à un p cône qui devient charnu en mûrissant, commfruit du Genévrier.
Cet arbrisseau, toujours vert, c'est la Sabine (. niperus Sabina), autrement dite Genévrier-Sabij Savinier , de la famille des Conifères. Toute! plante et particulièrement les rameaux sont dcl d'une odeur pénétrante, peu agréable, et d'une iveur amère, acre, résineuse. Son principe actif! une huile essentielle, analogue à celle du Genévii mais qui semble plus excitante.
On ne doit l'employer qu'à doses très-modéniS par exemple, l'infusion de 2 à 8 grammes de feu 3 fraîches par litre d'eau, prise en petite quan| est la meilleure préparation. Elle peut être dans les affections goutteuses et rhumati
reile
iSBJtf
ioniques, sans inflammation. La décoction contrée est utile pour aviver les ulcères et favoriser r cicatrisation.
Les propriétés excitantes de la Sabine sont bien linues dans les campagnes ; les femmes abusent vent de ce remède, qui demande à être employé c beaucoup de circonspection. Elles feraient bien ne jamais en faire usage sans avoir consulté le iecin.
oici un plant de Morelle (Solarium nigrum),
elée quelquefois Morette, Crève-chien, Herbe aux
faciens, Raisins de loup. C'est une Solanèe an-
ille, qui croît spontanément le long des chemins,
les décombres et dans les terrains arides. Pour
ultiver, on la sème au printemps.
'a tige herbacée, anguleuse, est haute de cin-
nte centimètres. Les feuilles pétiolées, lisses,
ïrement dentées, sont d'un vert sombre, elles ex-
jnt une odeur un peu fétide. On voit paraître
uillet-août les fleurs blanches, petites, disposées
corymbes renversés. Elles donnent naissance à
)etites baies qui deviennent rouges et noires en
rissant.
'es baies de Morelle sont légèrement narcotiques, ïs il en faudrait manger une grande quantité <?r en éprouver des accidents sérieux. Cependant l[3 pourraient être dangereuses pour de jeunes runts. La plante est inerte quand elle est jeune, ipeut même en manger les feuilles ; mais à l'aulne, époque de son entier développement, on lui ive une vertu narcotique faible, qui augmente il peu par la dessiccation. On emploie avec avants la décoction très-chargée en lotions sur les
parties enflammées, douloureuses. Le cataplas préparé avec les feuilles calme la douleur des il cères irrités, des hémorrhoïdes, des brûlures; c'fl un sédatif peu énergique, il est vrai, mais que l'H trouve toujours sous la main, et qui suffit dans uÊ foule de cas peu graves, dans lesquels il suffît d'<|| tretenir une chaleur douce et humide, tout en ex«çant une action sédative ou narcotique modérée.! ne faut pas lui demander plus que cela.
P»,sq„e„ou?re„«roMp„laiarfi»,la1.SezJ
avant de vous séparer, vous parler d'une plante il téressante que vous connaissez tous , la PivoB (Pœonia officinalis). Elle est de la famille des il nonculacèes, dont nous aurons à parler plusieijB fois, car elle fournit plusieurs plantes médicinas très-actives. La Pivoine s'appelle vulgairem .t Pione, Rose de Notre-Dame, Rose bénite , He e Sainte-Rose , Fleur de Mallet. Cette plante viv e se trouve à Pétat sauvage dans les prairies et s \ bois montueux du Centre et du Midi, et on la cuit e partout pour ses belles grandes fleurs terminait* c'est-à-dire situées à l'extrémité de la tige, form s ; d'un calice à cinq sépales ou divisions, d'une m rolle à cinq grands pétales obtus, d'un rouge %•• i lacé, de deux à cinq ovaires ayant chacun son SiH mate, et de trente à cent étamines, qui, dansa; plante cultivée, se changent en pétales pour foriîr une fleur dite double. Car telle est l'origine de JS : fleurs, et si vous examinez avec soin une Rose, v|| verrez, au centre, la gradation de l'étamine au taie.
Les rameaux légèrement rougeâtres, striés, peu anguleux, partent d'une tige souterraine
Pivoine.
courte. Les feuilles sont alternes, pétiolées, ép ses, bipennées, à divisions profondes, d'un foncé en dessus, un peu blanchâtres en desso Leur odeur est forte et légèrement nauséeuse, il racines, qui affectent une forme tuberculeuse, s<$ grosses, charnues, rougeâtres en dehors, blanches! dedans, imprégnées d'un suc laiteux, d'une od(j aromatique vireuse, forment un faisceau autour la tige, ainsi que vous pouvez voir sur ce pied c j'ai dégarni de terre. On la récolte, pour la séch à la fin de l'automne, mais il vaut beaucoup mie l'employer fraîche; c'est alors seulement que 1 peut se fier à son efficacité.
On se sert quelquefois des fleurs et même feuilles, mais il est préférable de s'en tenir à la cine. Il serait imprudent de l'administrer autremtf que sous la direction d'un médecin , car c'est agent énergique qui a donné lieu à divers accider Malheureusement les médecins des villes n'en fi point usage, et l'on n'a pas encore de donn exactes sur ses vertus curatives dans les malad convulsives et spasmodiques , la coqueluche, convulsions, Tépilepsie. On l'a surtout vant avec apparence de raison, contre cette dernière n ladie, non-seulement de nos jours, mais dès Tar quité.
Les anciens, en effet, avaient la plus haute o nion de la racine de Pivoine. Ils la regardai* comme une plante divine, une émanation de la lu Bapable de préserver des malheurs et d'éloigner mauvais esprits, mais pour en ressentir les bc effets, il fallait qu'elle eût été cueillie la nuit guérissait, disait-on, les plaies les plus dangereus les morsures de serpent et Tépilepsie. Pour ce
filière maladie, il suffisait même de la porter en jmlette ! Vous riez, et cependant, il ne manque p de gens qui, de nos jours, soient aussi crédu- |. Les graines de Pivoine figurent dans les offices, parce qu'il se présente pour les acheter des fres qui en font des colliers destinés à préserver irs enfants des convulsions. Nous sommes, hélas! |n arriérés, au dix-neuvième siècle ! Il y a encore f gens qui croient qu'un crapaud desséché, porte • le corps, préserve de la peste; qu'un fil rouge Êvient les saignements du nez ; que la cire à carter guérit la dyssenterie ; qu'il suffît de porter \ soi un marron d'Inde pour éviter les hémortfdes et des graines de Pivoine pour écarter les tvulsions !
Cherchons donc à comprendre bien la nature, irtons le merveilleux, demandons à l'expérience donnée des faits indiscutables ; aux superstitions ^retenues par la crédulité, opposons des précep- ( utiles ; aux amulettes, des remèdes ; à l'igno- ^ce, le savoir ; aux ténèbres, la lumière.