DioG. VII
8. SiMPL. in Arist. Catlg., 61, h : xolç hï oiaÔiaîtç àvsTriToctou; sivat xal avavsTOuç. — Sén. Epist., 76, 10.
if[ l'infinité divine
et chagrins, iDien même et mal, tout devient indifférent pour le sage\ On sait enfin quelle place Epicure a faite à la liberté. (( Il vaudrait mieux ajouter foi aux fables sur les dieux que d'être asservi à la fatalité des physiciens. La fable, en effet, nous laisse l'espérance de fléchir la nécessité ^. » Nous sommes donc libres : (( Nous déclinons nos mouvements. Le moment en est incertain; le lieu aussi. Le moteur ici est l'esprit même^ » Ce pouvoir, enfin, a son origine et se retrouve dans les atomes : « Dans les atomes donc, il faut l'avouer, il existe en dehors des chocs et de la pesanteur une autre cause de mouvement : d'elle a ient la puissance que nous portons en nous ^ » Mais affirmer la liberté n'était-ce pas poser rindétermination foncière
de TEtre.^ — En résumé, la pensée grecque retrouvait, semble-t-il, un double infini d'une double façon : en dehors d'elle. Dieu, que la dialectique ne lui permettait pas de limiter; en elle, sa propre essence, qu'une expérience de plus en plus intime lui donnait comme indéterminée.
Voici ce qu'il faut répondre. Evidemment l'infini réapparaissait de tous côtés dans la philosophie grecque. Mais elle lui tenait tête au prix des pires illogismes. — Précisément la liberté dont Epicure ne démontre pas, mais affirme l'existence, consacrait le triomphe de l'infini : elle n'en demeure pas moins dans l'ensemble du système un véritable scandale. Le sage stoïcien est, ou plutôt devrait être souverainement libre. Mais il est aussi bien souverainement déterminé. La vertu est in-