Ibid., II
séparable de l'ordre universel. La TipozoTO est une pièce essentielle du stoïcisme grec \ Chez celui-ci, à plus forte raison chez Aristote, chez Platon et avec Socrate, l'esprit antique est demeuré impuissant à comprendre la spontanéité naturelle autrement que liée au déterminisme de l'intelligence. — Les mêmes remarques valent pour le principe premier des choses. Zens, logiquement, devrait être absolu : il est, en fait, inséparable du monde. Force et matière sont unies partout et toujours ^. La notion d'Absolu apparaissait, comme nous l'avons remarqué. Elle préparait indirectement la notion postérieure de l'Infinité. M. Ed. Zeller a même pu écrire, non d'ailleurs sans exagération : « Le panthéisme dynamique... des Néoplatoniciens nestquune métamorphose de la doctrine stoïcienne sur le rapport de Dieu au monde ^ » Mais l'esprit grec ne le voulait pas voir. Aristote et Platon le prouvent bien. Dieu, suivant Aristote, ne peut pas ne pas penser et ressembler ainsi à l'homme endormi ; mais s'il pense, il paraîtra dépendre de ce qu'il pensera. Le philosophe eût dû, comme Plotin le fera un jour, conclure que Dieu pense sans doute, mais d'une manière supérieure, c'est-à-dire qu'il est au-dessus de la pensée ou infini. Or le Grec se contente d'affirmer que, la pensée étant ce qu'il y a de meilleur, Dieu est une pensée qui se pense '. De même, au passage cité de la République, le mouvement de sa pensée amène Platon à l'Infinité. L'Etre, en effet, et l'Essence doivent, comme toute autre Idée, participer