‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 15 sur 54 · De E., 20 (B., m, 2311. W., 393 A · texte numérisé non relu

De E., 20 (B., m, 2311. W., 393 A

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Plotiii. — Des fragments de Numénius sont plus remarquables. (( Dieu, le premier Dieu, étant en lui-même, est simplet — Il ne peut être connu ni par sa présence, ni par analogie avec les choses sensibles ^ — Platon le savait, lui qui ne laissait aux hommes que la connaissance du Démiurge, mais leur refusait celle de rintelligence première : ô hommes, semblait-il dire, Aous faites des conjectures sur l'Intelligence ; mais celle-ci n'est pas la première ; il y en a une autre avant elle, plus ancienne et plus divine^. » Ces dernières paroles commentent évidemment dans le sens infinitisle le passage de la République que nous avons déjà cité : (( Le Bien est encore au-dessus de l'Etre et de l'Essence par Tancienneté et la puissance. » Et l'ensemble du texte confirme celte interprétation. — Mais les textes établissent aussi que la notion de l'Infinité était encore confuse même chez Numénius. Ainsi le philosophe ayant écrit ce qu'on a lu plus haut disait ailleurs : (( Qu'on ne rie pas, si je dis que l'incorporel a pour nom l'essence et l'être'. » Numénius, il est vrai, parle ici de l'intelligible en général. Mais par ailleurs il identifie explicitement l'incorporel et le Bien ou premier Dieu : « Son nom véritable est l'incorporeP. » Au fond, Numénius est autant néopythagoricien que néoplatonicien, La tradition ne s'y est pas trompée : Eusèbe parle toujours de Numénius le pythagoricien ^. — Plotin n'aurait-il pas enfin repris à Ammonius Saccas

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