‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 18 sur 54 · Qmd Deus imm., i5 (C, II, 72^6. M · texte numérisé non relu

Qmd Deus imm., i5 (C, II, 72^6. M

4. Enn , V, 4, 2 (II, 2o5^') : r] [j.£v zazi t% oùataç, t] ô' h, Tfjç où^ioLç.

l'infinité divine 2 5

qui vient de l'essence, agit d'une manière purement physique.

L'Un n'a pas produit par hasard ^ Il n'a ni désiré, ni déhbéré ^ Il n'a ni remué, ni laissé écouler, ni perdu quoi que ce soit de lui-même^. «Il a surabondé et cette surabondance a fait le reste '. — Il s'est répandu naturellement comme le feu brûle et comme la neige refroidit \ » Enfin les deux principes qui viennent au-dessous du Principe premier sont eux-mêmes infinis, quoique d'une autre façon que celui-ci. « Contemple donc cette grande et inestimable Intelligence... Vois comment tout ce qui vient d'elle est en elle. Le nombre apparaît en elle lorsqu'elle contemple ce qui est en elle. Elle est une et plusieurs : plusieurs, c'està-dire plusieurs puissances, puissances admirables... vigoureuses, véritables, parce qu'elles n'ont pas de terme, infinies par conséquent, infinité et grandeur même^ » D'autre part, VAme est également infinie: (( Toutes les âmes sont unes : ainsi l'Ame est une en même temps qn infinie \ »

Considérons aussi en particulier la conception de la Matière que Philon et Plotin se sont faite respectivement. Nulle part le progrès accompli du premier au second n'est plus sensible. Le dualisme est la négation de l'Infinité divine. Or la matière de Philon est en somme un principe positif. Sans doute, il dira de celle-

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