Vit. Mosis,, III, 17 (S., IV, 233. M
éviter de pécher \ » Ainsi Dieu n'a pu vaincre l'imperfection naturelle des choses : cette imperfection est la matière même, qui résiste à l'action divine. — Le dualisme, avons-nous dit, est la négation de l'Infinité. Celle-ci, au contraire, a pour conséquence logique le monisme. Or autant Philon s'arrête au dualisme, autant Plotin tend véritablement au monisme. De prime abord, il est vrai, sa théorie de la matière reprend et mêle celles de Platon et d'Aristote. La matière est ici et là (( mère des choses », (( participante sans participer », (( infini et non-être ». Mais ces considérations appartiennent chez Platon et chez Aristote à une doctrine, dont le dualisme de l'Idée, de la Forme et de la Matière constitue le fond. Au contraire, le développement ç\vxq Plotin leur donne révèle précisément un effort considérable vers l'unité de principe. Nous ne pouvons apporter ici que quelques textes ; mais ils sont significatifs : (( On appelle, semble-t-il, la matière mère, parce que la mère tient lieu de matière pour ce qui est engendré : mais c'est en tant seulement qu'elle reçoit, nullement en tant qu'elle fournit quelque chose dans la génération (cbç \JT:o^z^n^iv^t](; (JLovoy, oùfïsy Se slq za ysvyoopsva diSoxjG^nç) ". » Platon précisément avait appelé la matière (( mère » et (( réceptacle » des choses, mais il n'avait pas spécifié que cette fonction était purement négative. Plotin écrit encore : « La matière est incorporelle... Elle n'est ni âme, ni intelligence, ni vie, ni espèce, ni raison, ni limite : elle est l'infini en effet (aTistpta yàp) ; ni puissance ((Juvaf/tç) : que fait-elle en effet .^... On ne lui donnerait pas non plus à bon droit le nom d'être. Il