‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 26 sur 54 · Met., XI · texte numérisé non relu

Met., XI

38 l'expansion de l'infini

marche du raisonnement, a Un moteiir étendu éprouvera en mouvant quelque changement. Il enfermera donc de la puissance au sens péripatéticien du mot, et, s'il meut durant un temps infini, cette puissance sera elle-même infinie. Or d'une part un corps fini n'a qu'une puissance finie ; d'autre part, il n'y a pas de corps infini {Phys., III, 5). Donc le premier Moteur, qui meut effectivement pendant un temps infini, est incorporel. » Ce raisonnement est tout à fait dans la manière d'Aristote ; il s'appuie sur les autres doctrines du philosophe; il évite de prêter aux termes Wvap.^ aTTSipoç une signification qui serait extraordinaire en cet endroit d'Aristote.

On rappellera encore, il est vrai, les Idées de Platon, les Formes d'Aristote, les Raisons des Stoïciens. Toutes d'abordétaient vraiment des principes intermédiaires entre Dieu et les choses. Platon ensuite avait plutôt procédé du sensible à l'intelligible que de celui-ci à celui-là; la dialectique était surtout ascendante. Aristote, il est vrai, va encore de la Matière à la Forme. Mais déjà le désir (ope^tç, Phys., I, 9, 192% 14-19) par lequel l'une tend vers l'autre est en somme la connaissance par la Matière ^t conséquemment la présence dans la Matière du Principe divin: (( Ce principe suprême, l'être qui est susceptible de changement... le connaît toujours d'une façon plus ou moins obscure : il en reçoit quelques clartés, qui provoquent en ses profondeurs un inextinguible amour; et de là, le drame éternel de la vie \ » La Qualité ou Raison s'équilibrent dans l'ensemble du système chez les Stoïciens, bien que ces philosophes aillent souvent encore pratiquement de Vhabitude à la

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