‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 30 sur 54 · De decem orac. 33 (S., IV, 3o6. M · texte numérisé non relu

De decem orac. 33 (S., IV, 3o6. M

l'expansion de l'infini /i3

ou, moins encore, des puissances intermédiaires : (( Ses puissances se sont étendues à travers la terre, l'eau, Tair, etc. (raç dvvdixeiç auzov didjYJç,.. rstWç, x. t. X) )) (a) — Ex Ente vero... scaturiunt ambae virtutes. Una est creativa, etc. (e) — Dieu étant unique a, autour de lui, des puissances ineffables, gardiennes et conservatrices de l'univers (/) ».

La Bible nous fait assister dès ses premiers livres au travail par lequel l'esprit juif purifiant la notion divine de tout anthropomorphisme constitua les puissances intermédiaires. — Nous lisons au second verset de la Genèse : « Uesprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » Plus loin, il est question de « Vange de l'Eternel — » (XVI, 7). Même chose dans Exode, III, 2. (( Uange de T Eternel lui apparut (se. à Moïse) dans une flamme de feu. » Plus loin encore: (( La gloire de l'Eternel reposa sur la montagne de Sinaï )) (XXIV, 16). Un texte, enfin, du même livre est curieux : « Tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher et je te couvrirai de ma main jusqu'à ce que j'aie passé. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue » (XXX, 21-28). Dieu même distingue ici sa gloire de sa face ou essence. Au chapitre xni des Juges, une longue scène se déroule entre Manoach, le père de Samson, et un ange de VElernel (3, 9, i3, etc.), qui est aussi un homme de Dieu (G, 8, 11, elc.) et Diea même ' « Et Manoach dit à l'ange de l'Eternel : Quel est ton nom.^. .. L'ange... lui répondit : pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux (17-18). — Et Manoach dit à sa femme : nous allons mourir, car nous avons vu Dieu » (22-23). )) Le livre de Job et les Proverbes, où quelques

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préoccupations philosophiques se mêlent aux croyances traditionnelles, réunissent ces attributs en un type qui est la Sagesse.

Mais la sagesse, où se trouve-t-elle ?

Où est la demeure de l'Intelligence ?

L'homme n'en connaît pas le prix.

Elle ne se trouve pas dans la terre des vivants. L'abîme dit : Elle n'est point en moi ;

Et la mer dit : Elle n'est point avec moi ^ .

Un passage des Proverbes est encore plus célèbre. (( Moi, la Sagesse, »

L'Eternel m'a créée la première de ses œuvres,

Avant ses œuvres les plus anciennes J'ai été établie depuis l'éternité.

Dès le commencement, avant l'origine de la terre, Je fus enfantée, quand il n'y avait pas d'abîmes, etc.^.

Les Proverbes sont même en progrès sur le livre de Job. Dieu et la Sagesse y sont distingués.

C'est par la Sagesse que l'Eternel a fondé la terre ^.

Ce travail se poursuivit en dehors de l'influence hellénique dans V Ecclésiastique et jusque chez les Septante. Le Siracide s'étend longuement sur la Sagesse, (( Elle vient de Dieu ; elle a toujours été avec lui ; elle est éternelle (I, i). C'est par elle que Dieu a créé le monde (I, lo). Elle vivifie et conserve tout (IV, 12). La Loi lui est identique (XV, i). Non seulement la

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