‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 31 sur 54 · ni · texte numérisé non relu

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l'expansion de l'infini 45

Sagesse est personnifiée : Fauteur l'oppose à la Puissance dLi Très-Haut. (( En présence de sa Puissance, elle sera glorifiée » (XXIV, 9). A côté de la Sagesse apparaît donc une autre puissance qui est la Puissance proprement dite. La théorie s'enrichit. Quelques idées, enfin, qui sont caractéristiques de cette doctrine chez Philon, se trouvent déjà chez le Siracide. «Israël, lisonsnous, est le domaine de la sagesse ; le peuple élu est le terrain où elle germe » (XXIV, i3). Or Philon identifie aussi le Verbe, la Sagesse et l'Israël voyant (6 opwv, laparil. De conf. Ung., 28, C, II, 257% M., 427). L'auteur de V Ecclésiastique parle indifféremment de la Sagesse et de la Loi (XV, i). Philon reconnaît également une Puissance législative, dont le rôle est semblable à celui de la Sagesse. « La loi éternelle (Xoyo; Je 6 aiJtoç) de Dieu est... le soutien (epsicrp-a) du monde... Elle en lie toutes les parties (auvayoov rà fxspT] Travra) \ Concluons. Nous n'avons pas à parler ici encore des êtres intermédiaires et secondaires. Mais « de Y Ecclésiastique à Philon, la théorie de la Sagesse ne fera pas un progrès"^ ». — Les Septante, d'autre part, montrent une répugnance très vive pour l'anthropomorphisme, et la notion des Puissances, qui guide à l'occasion leur traduction, le leur fait éviter. Empruntons deux exemples à Dahne, Geschichlliche Darstellung der jild.-alexandr. Relig .-Philosophie cité par Ed. IIeuiuot, Philon le Juif, p. 88. Le texte hébreu, en Josué, IV, 2 4, porte (( la main de Dieu » : les Septante traduisent « la puissance ((^uvcx/uit:) de Dieu ». En Esaïe, IV, i, le texte hébreu porte « les pans de sa robe » ; les Septante

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