‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 32 sur 54 · Ed. Herriot. Philon le Juif, p. l · texte numérisé non relu

Ed. Herriot. Philon le Juif, p. l

46 l'expansion de l'infini

traduisent « sa gloire (§6^oc aùroû) ». Mais, ainsi que Ed. Zeiler et après lui Ed. Herriot le remarquent contre Dâline \ ces changements paraissent être le résultat, non de l'influence hellénique, mais (( d'un progrès naturel et logique... du dogme ». La doctrine de la Sagesse et des Puissances, telles que le Pentateuque, Job, les Proverbes eiVEcclésiastiqaeVsiYdiieni ébauchée, continuait de se développer en raison du perfectionnement que la tradition juive apportait à la notion de Dieu.

Le développement de cette doctrine prenait cependant son terme sous l'influence hellénique avec Aristobule, la Sagesse, et Philon. Aristobule écrit au milieu du 11^ siècle av. J.-C. La lettre qu'il adresse à Ptolémée (cf. EusÈBE, Pr. ex., VIII, 9, 10) interprète dans un sens allégorique- les expressions réalistes de la Bible concernant la Divinité. (( Souvent, remarque le philosophe, notre législateur Moïse, voulant signifier une idée, se sert à dessein pour la rendre d'expressions sensibles^. » Les mains, par exemple, représentent les puissances de Dieu (at yjl^zc, ev:i ^■ovd[j.z(jic, voovvxai G£oO)^ » De même, quand Y Exode dit que l'Eternel est (( descendu » sur le mont Sinaï, cette descente n*a existé que dans l'imagination des spectateurs '. Le livre de la Sagesse marque définitivement la fusion de l'esprit juif et de l'esprit hellénique. Dieu ne peut être connu par la seule raison : il y faut une inspiration particulière : (( Ce qui est dans les cieux, qui le verra .^^ Tes desseins, qui les connaîtra, si tu ne donnes ta sagesse,

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