Ibid
l'expansion de l'infini ^7
si tu n'envoies ton esprit, etc. ? ))\ Cette Sagesse contient un (( esprit d'intelligence, saint, unique, multiple, subtil, aimant, bon..., possédant toute puissance, voyant tout, comprenant tout autre esprit ^ » Elle est (( la vapeur de la vertu di^âne », 1' « émanation de la clarté du Tout-Puissant », 1' « éclat de la lumière éternelle et le miroir sans tache de la majesté divine »^ L'auteur n'établit pas, il est vrai, si la Sagesse est une personne ou seulement un attribut divin. Mais poser une telle question serait un contre-sens historique. Philon même ne se préoccupera pas de définir exactement la nature et le rôle du Verbe (Cf. infra). Toujours est-il qu'entre celui-ci et la Sagesse l'identité est complète.
Philon, avons-nous dit, perfectionnâtes Puissances bibliques et les combina avec les principes similaires de la spéculation grecque. La théorie des Puissances intermédiaires acquit ainsi chez lui une ampleur qu'elle n'avait pas encore possédée. Nous ne devons l'exposer ici ni tout entière ni en détail. Mais les textes que nous avons traduits çà et là en donnent une idée. Les Puissances sont à la fois auprès et distinctes de Dieu : elles (( montent la garde autour de lui — (JopD^popcjoy (6) ». Leur rôle est double. D'abord elles unissent Dieu au monde. Dieu, en effet, est infini. « Il est donc partout et il n'est nulle part ; il enveloppe et il n'est pas enveloppé (ac). » Comment cela.^ C'est que « ses puissances se sont étendues et aucune partie du monde n'a été laissée déserte par lui (a/>). » Dieu, en outre, est par-