Cf. Ed. Herriot, Philon, etc. ; p
[^8 l'expansion de l'infini
fait ; le monde est imparfait en soi et moralement. Celui-ci ne pouvait donc venir immédiatement de celui-là. (( Dieu a donc réservé aux Puissances une part de la création, et il ne leur a même pas donné toute la science nécessaire pour mener leur œuvre à bonne fin. — Ce sont elles aussi qui punissent, comme les généraux à la guerre \ » Les Puissances, en outre, conservent le monde qu'elles ont construit en partie. (( Elles sont gardiennes et conservatrices des choses — ocpioyovç 7M aooiTiptoDç (e). — L'univers est enchaîné dans les puissances divines comme dans des liens impossibles à briser et c'est par elles que tout ayant été réuni, tout est devenu inséparable...^ — Comme des colonnes supportent des demeures entières, ainsi les puissances divines (soutiennent) l'univers et les meilleurs, les plus religieux des hommes ^ » — Les principales des Puissances sont la Puissance créatrice, la Royale, la Prévoyante, la Législative, etc. La Puissance créatrice a organisé et continue d'organiser la matière. La Royale gouverne le monde. La Prévoyante est la pensée même de Dieu. La Législative est la Loi. La Sagesse est la mère du monde : elle ressemble à la Loi et à la Puissance créatrice '. — Philon, d'ailleurs, n'établit pas plus au sujet des Puissances qu'au sujet du Verbe, si elles sont des personnes véritables ou seulement des attributs divins. La question ne se posait pas pour le philosophe. En fait les Puissances sont tantôt ceci, tantôt cela, et parfois les deux choses en même temps. Ainsi dans ce passage du De Abrahamo : « Au milieu, le