De an. procr., 6 (B., YI, 16112. W., ioi4 F
l'expansion de l'infini 5i
d'âme » : elle manquait seulement de « forme » et de (( consistance y)\ De plus, « l'anéantissement total de la puissance mauvaise est impossible (aTroXsaGat Se tyjh (^axjlnv ixavxdvioLaw à(ïuvaTov) : par une foule de points, en effet, elle adhère au corps et à l'âme de l'univers et la puissance bonne trouve en elle un adversaire infatigable (TTpoç XTiv fBsXrtova èsl dvaixa-^oyaocv) ^ » Au-dessous du principe bon et du principe mauvais viennent, enfin, les dieux et les démons. Les premiers sont les astres heureux et immortels. Les seconds sont des Génies intermédiaires entre les dieux et les hommes. Les uns sont bons : ils portent aux dieux les supplications des hommes et rapportent à ceux-ci les oracles et les richesses. Les autres sont mauvais et châtient les hommes^. — Numénius écrit à son tour: « Soient donc ces quatre choses : le premier Dieu ou Bien absolu (aiiroàyaSov) ; celui qui l'imite et qui est le Démiurge bon ; l'essence unique du premier (Dieu), et une autre essence qui est celle du second (Dieu) (t; ^'orjatoc [xta ixky 'r\ Tov TTpwTou, £T£pa §e r\ zov (Jsurspou) ; l'image de cette dernière, qui est le cosmos (riÇ [xiixTiixa 6 }<.akQ<; yJjG[JLoç) (Ap. EusEB. Prep. év., XI, 22, 3, Dind., 47^').
Les puissances intermédiaires occupaient donc depuis Philon une place considérable dans la spéculation. Cette place n'a rien qui doive surprendre. La notion d'infinité divine, dont nous avons constaté le progrès chez Plutarque et chez Numénius, voulait qu'il en fût ainsi chez ceux-ci comme cliez Philon. Mais les doctrines résumées à l'instant n'ôtent d'abord