De E., 21. De Is
52 l'expansion de l'infini
rien de leur valeur aux rapprochements que nous avons effectués entre Philon et Plotin. Celui-ci a pu s'inspirer de Numénius, par exemple, aussi bien que de Platon, d'Aristote ou de Philon : les textes établissent que la doctrine de ce dernier sur les Puissances intermédiaires était connue du philosophe alexandrin. Seulement Plotin la perfectionne. Voyons comment.
3"" Plotin a-t-il perfectionné , et comment, la doctrine de Philon sur les puissances intermédiaires?
Nous avons déjà remarqué (Cf. suprà, p. 22) comment Plotin est plus précis et plus subtil que Philon touchant la Puissance infinie de Dieu. Non seulement il la désigne expressément, mais il en étudie la nature. Cette puissance est double, intérieure et extérieure, comme la chaleur et son rayonnement.
Le même progrès est réalisé en ce qui concerne les Puissances intermédiaires. Philon n'en détermine exactement ni le nombre, ni la nature, ni les rapports. Nous en avons compté avec M. Ed. Herriot cinq principales, la Créatrice, la Royale, la Législatrice, la Prévoyante, la Sagesse, mais on peut leur en ajouter beaucoup d'autres, le Verbe d'abord, et dans celui-ci même, sans que la distinction soit rigoureuse \ le Verbe intérieur (6 Xo^^^c, 6 evâtaOsio;) et le Verbe extérieur (6 7^po(ûQpt/v6ç)^ puis l'Activité de Dieu, la Bonté de Dieu, le Monde Intelligible, les anges, etc. ^ On ne voit pas non plus si les Puissances sont des personnes ou de simples attributs. La plupart du temps elles