‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 38 sur 54 · Cf. Ed. Herriot. Philon, pp · texte numérisé non relu

Cf. Ed. Herriot. Philon, pp

l'expansion de l'infini 53

sont l'un ou l'autre ou l'une et l'atitre. Nous l'avons établi par un texte tiré du De Abrahamo, mais ce texte est loin d'être unique. « La Loi divine et éternelle, lisons-nous par exemple dans le De plantatione Noe, est le soutien... le plus ferme du monde. Elle s'étend du centre aux extrémités et de celles-ci au centre, etc. \ » Ici la loi n'est pas autre chose que la Puissance divine elle-même. Ailleurs, au contraire, le philosophe personnifie énergiquement la Justice de Dieu et nous la montre (( se frottant de poussière — x.ovt£(7Gat x^ar' aùroO » pour lutter contre le gouverneur Flaccus^ Philon, enfin, détermine mal le rapport des puissances entre elles. Ordinairement, il est vrai, la Créatrice et la Royale sont énumérées les premières (Cf. De Abrahamo, 2 4). Mais les autres sont nommées au hasard et, comme nous l'avons dit, mal distinguées entre elles. La doctrine du Verbe, surtout, montre combien Philon manquait d'unité et de logique. Dans le même texte, le Verbe est « le fils de Dieu {yloc, ÔsoO) )), (( l'ange le plus ancien et l'archange {xov àyyeXov TTpsaêuTaTov, (oç d^-j(^ayy{koy) », ou simplement (( le nom de Dieu (6voix7. OsoO) », « l'image de Dieu (Bsov eUév) », (( Israël voyant (6 opwv, laparil) », c'est-à-dire Israël en tant que vivant conformément à la Loi de Dieu \ La variété et même l'opposition des épithètes restent les mêmes au cours de l'œuvre. Tantôt le Logos est le (( type premier de la cause (àp/^stuTrov tov oclztov) ' », (( l'ombre de Dieu (^/tà 9soO) ' », « l'empreinte (ya-

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