Leg. allecj., III, 3i (G., I, i34^^ M
54 l'expansion de l'infini
pay-Tvip) » de Dieu \ tantôt (( le grand-prêtre (àp/tepsu^)^ )), (( le pilote du monde ('/.•o^zpvriTTiÇ) ^ », (( le prophète de Dieu (upoçr/r/^c;) ^ ». On ne voit pas enfin le rapport que le Verbe soutient exactement avec les Puissances. Est-il aussi une Puissance et la première de toutes ? N'en est-il au contraire que la collection assez disparate ? Aucun texte ne permet d'affirmer définitivement ceci ou cela. Un exposé philosophique pourra toujours systématiser Philon : le Verbe apparaîtra alors, sinon encore comme une personne, du moins comme une Puissance supérieure aux autres. Mais on pourra aussi souscrire toujours à cette conclusion : c( Il n'y a qu'un Logos ou, si l'on veut, il y en a un nombre considérable..., autant que (Philon) imagine d'êtres intermédiaires entre le monde sensible et Dieu, et nous pouvons... augmenter le nombre de ces Verbes en augmentant le nombre de ces êtres... ^ ». Plotin, comme nous le disions, estplus jorécis. Sans doute les Puissances intermédiaires apparaissent peu sous ce nom dans les Ennéades. Mais ce nom impliquait précisément un mélange confus de choses diverses. Plotin substitue donc aux Puissances de Philon des Principes exactement définis et subordonnés les uns aux autres, l'Intelligence, l'Ame, les dieux, les démons, les hommes, les animaux, les plantes, les corps bruts, la matière. L'Un étant parfait a surabondé \ La puissance extérieure de son essence a ainsi produit