V, 2, I (II, 176'^^) : 0'jva[j!,tv izoo/icn; 7:oXXrjV
L EXPANSION DE L INFINI
parfaite quel'autre. L'être, à mesure qu'il procède, perd en activité et en dignité \ L'Intelligence, en outre, est consubstantielle aux Idées : l'Ame ne retient les Raisons séminales qu'à l'état dispersé ^. Quand l'Ame est devenue parfaite, elle cherche aussi à se développer. Deux puissances, en effet, la constituent. L'une la fait agir sur elle-même : c'est sa partie raisonnable ; l'autre, qui est sa partie irraisonnable, la pousse à agir au dehors. Les êtres vivants possèdent tous cette ^dernière. Mais elle sommeille chez eux, tandis qu'elle est, dans l'Ame, une faculté vigilante ^ L'Ame agit, d'ailleurs, sans désir ni réflexion, naturellement, comme le feu brûle et comme la neige refroidit (Cf. infrà, p. 56). Tandis cependant que le monde intelligible avait été produit au sein d'une immobilité absolue, l'Ame se meut pour organiser le Monde sensible \ La Matière, enfin, est le dernier degré de la puissance divine (Cf. siiprà, p. 28).
Dieu a produit et produit encore comme le feu réchauffe et comme la neige refroidit.
cj) Lecj.aUeg.,l,3(C.,l,Q2^^):
7l u p 6 ç X a L y iO'/oq t 6 ^uy^ei^j , ouTwç xai OsoLi TO TZOïeXv. — Dieu
//) Enn., V, I, 6 (II, 168^6) .
TZUp [JL£V T7]V TTap' a'JlOU 6£p[JL0-
T7]Ta* xai y^^oyy ojx elao) [j,ovov t6 (]; u /^ p 0 V xaTsy £1. — Le feu répand sa chaleur au dehors, et dans la