‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 45 sur 54 · I. Rep., 5ii DE · texte numérisé non relu

I. Rep., 5ii DE

l'extase 75

suppose à son tour une habitation de l'âme au sein du monde intelligible, ou plutôt une vue de celui-ci par celui-là. Le Phèdre précisément décrit cette vue, cette habitation, cette réminiscence. (( L'homme doit comprendre le général, en allant de la multiplicité des sensations à l'unité rationnelle du concept. Or c'est là se ressouvenir de ce que notre âme a vu {d^zv), lorsque accompagnant Dieu, elle méprisait ce que nous appelons maintenant l'être, et levait ses regards vers l'être véritable (àvax.ui];aaa zlc, zh ov oyTO)ç)\ » Mais si la connaissance suppose toujours en définitive une certaine identité entre le sujet et l'objet, l'âme, chez Platon, n'en demeure pas moins déterminée en soi et distincte de l'objet intelligible, quand elle pense celui-ci. Ce point de vue est véritablement celui de Platon : il est demeuré celui de l'esprit grec jusqu'aux Stoïciens inclusivement. — Aristote, précisément, reconnaît aussi que les principes premiers nous sont donnés par l'intuition et par elle seule : « Le principe de la démonstration n'est pas la démonstration, en sorte que celui de la science n'est pas non plus la science... L'intelligence serait donc le principe de la science ^ » Or l'intellect actif dont cette connaissance intuitive dépend, est complètement dégagé de la matière. « Il survient par la porte^ )) Il est aussi « essentiellement en acte' », éternel', unique^ toujours actifs et se saisissant

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