‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 48 sur 54 · Gen. Socr., 20 (B., IH, 032'^ 52 V^'. W., 565; 586 D · texte numérisé non relu

Gen. Socr., 20 (B., IH, 032'^ 52 V^'. W., 565; 586 D

L EXTASE

saisie, l'un tenant de l'inspiration ((hç ttsttovOs tvîç ^'oyji^), l'autre étant naturel \ » Ce mouvement ne suppose pas nécessairement du trouble et de l'égarement ; l'âme au contraire, n'est jamais aussi clairvoyante et tranquille : « Dieu agit ainsi (sur les mortels, quand ils jouissent pleinement de leur raison) \ — L'âme obéit à cette influence, par laquelle ses élans sont abandonnés à eux-mêmes ou comprimés. Mais ces élans sont sans violence parce que les passions ne font pas intervenir leur lutte ^ » Cette union, en effet, est l'union même de l'âme avec Dieu : « Quand on a franchi à l'aide de la raison le mélange confus d'opinions de toutes espèces, on s'élance jusqu'à ce premier être simple et immatériel ; on touche sans intermédiaire à la vérité pure qui circule autour de cet être (ôtyovieç aTrXwç TYJç, TTSpt aÙTo... akrfyziaç, ), on est comme initié, et l'on parvient aux limites de toute philosophie \ — L'être intelligible, pur, simple, est perçu {yoricic^ comme un éclair qui brille sur l'âme (ojCTiep àarpam Sta- "Xkl^^aaa xric, ^^X^^ ^^ ^[^^ celle-ci ne peut toucher et voir qu'une fois (àrraL.. Or/slv %ai irpost^elv 7rap£a^£)\ » Tels sont les textes. On y retrouve plusieurs des traits que nous avons déjà relevés chez Philon et chez Plotin. Il s'agit en somme ici et là d'une connaissance de la Divinité immédiate, entière, par enthousiasme, contact et union (Philon: ozav [xy] Trpay|jiaT£i;7]Tat... zd voTizd (a) ; Plotin : o'jzc2:pyoTjy T>?y|7rtarripr]v (a^) ; Plutarque : âvOourjtaaixôc. — Philon : yXt^o|UL£voii §' tdeh (^) ; Plotin : iSovaa...

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