L.\ZARETTE
Je ne voudrais pas quoi?
PLANCIIOT
Aller faire une nourriture à Paris.
LAZARETTE
Et notre petit... S'il allait lui arriver malheur, comme au premier ?
LES KEMPLAgAMLï
l'LA.NCHUT
On le do 11 lierai L lui pèi'e ot à la mère qui en auraient l)ien -uin...
LAZAliKTTK
El loi?
PLA.NCIIOT
Mui... moi... je ferais eoniine les autres...
l\zahi:tti:
C'est justement ce que je ne veux pas... Alors, Piancliot, ça ne te ferait rien d'être tout seul?... Moi, ea me ferait.
l'LA.NeiiOT
Si, ça me ferait... Un temps.) T"as raison, va, vaut mieux vivre comme nous vivons... Ah! seulement, si tu prenais un nourrisson...
LAZAREÏTE
11 faudrait élever le n('»tre au biberon et donner mon lait — son lait — au petit parisien. Ça, je ne pourrais pas... Tiens, justement, le voilà qui s'éveille et qui va réclamer son déjeuner. (Elle commence à déboulonner son cors'Kje et ca derrière le rideau allaiter son enfant. Au bébé.' Oui, oui, monsieur... Là, là, ne te fâche pas... 11 n'y a pas de petit bourgeois qui te le prendra... Tiens, mon gosse... c'est bon... oui, prends bien... Tu me fais un peu mal, mais
LES REMl^AÇANTES
«.•a ne fait rien... Bois à la soiL mon iivo^. rhanlnnl l'i mi-coix.)
Le cliîit à Jeannette
Est une jolie J3ête.
Quand i veut s" faire Jieau,
r s" liche le museau.
Avec sa salive
Ih fait sa lessive.
PLANCiloT
Ah! voilà mon oncle François... et deux femmes avec lui... Le gaillard 1 .. . C'est un bon métier que celui de meneur de nourrices. [Parail sur la route, venant de gauche, M. François, 60 ans. Rouge de teint, blanc de cheveux, pattes de lapin. Très vivant. Blouse bleu foncé, laissant voir un gilet et une grosse chaîne en or. Une sacoche en bandoulière. Une couverture à bords rouges sur V épaule. Un bâton retenu au poignet par une lanière dé cuir. Une casquette passemontagne. Deux femmes de la campagne Vescortent.)