‹ Les renaissancesChapitre 4 sur 16 · Épilogue · texte numérisé non relu

Épilogue

O lampes des tombeaux ^ astres , feux symboliques Allumés dans la nuit sereine où nous mourons, Gaions qui Jieurisseï les humaines reliques y Vous n'êtes pas encor tout ce que nous serons!

26 La Vie des Morts.

Grands bois debout dans l'ombre où naissent les mystères^ Nuages qui passeï^ rapides^ sur nos fronts ^ Sources aux regards lents et doucement austères y Vous n'êtes pas encor tout ce que nous serons!

Plus haut que la forêt ^ que la vapeur légère y Que l'étoile embrasée et que les deux béants y S'achemine y au delà des terrestres néants ^ Une part de notre âme à nos corps étrangère

Qui ne subira plus l'injure passagère

Des formes que la Mort prend^ rassemble et distend,

— Elle se fait en nous dans l'ombre et nous attend^ Cette part de notre âme à nos corps étrangère!

Elle se fait y en nous^ de l'espoir révolté

Qui seul nous faisait vivre et que trahit la vie :

— De tout ce qui laissa notre âme inassouvie Se forme et croît en nous notre immortalité.

La Vie des Morts. • 27

Le trésor de nos vaux perdus grossit sans trêve Et le Jlot de nos pleurs Jusqu'au ciel est monté : — Des larmes de P Amour et des splendeurs du Rêve Se forme et croît en nous notre immortalité!

Nohant 1867.

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