Voir Grimm, Correspondance littéraire, juillet
2. Nous sommes forcés de passer rapidement sur tous ces événements. Rappelons cependant les démêlés de Voltaire avec le président de Brosses, que ses jolies Lettres sur V Italie de 1739 (publiées 70 ans plus tard) n'avaient pas empêché de devenir un âpre robin, plein de morgue provinciale. Les ennemis de Voltaire ont beaucoup écrit sur ces démêlés, mais les études récentes, faites d'après des documents, ont rétabli la vérité. Voir par exemple l'article de M. F. Caussy : Voltaire seigneur féodal (Revue de Paris, ier juillet 1908). On aime à voir un esprit de la portée de celui de M. Caussy juger enfin avec impartialité une affaire où Voltaire fut loin d'avoir tous les torts.
Délices, voilà pour les pieds de devant. Ceux de derrière sont à Ferney et dans le comté de Tourney. »
il n'oubliait pas, pour tout autant, ses affairée du "Wurtemberg ; en juillet et août 1758, il alla passer quelques semaines chez rélecteur-palatin, et en revenant, passa par Colmar, où il revit les gens du duc Charles-Eugène. D'ailleurs le paiement de ses quartiers s'effectuait à peu près régulièrement. A partir de 1766, Voltaire avait même donné une facilité au duc : on le payait, non plus par quartiers, mais par semestres. Le 9 décembre i~à\, il avait en effet écrit à Flachsland : « J'ai reçu votre lettre, mon cher monsieur, et je craignais que vous n'eussiez pas reçu les miennes. Je vous remercie de la bonté que vous avez de me payer par M. Turkeim le quartier échu le rr octobre ; vous me rendrez par là le plus grand service. J'avais prévenu vos vues en vous proposant de me payer dorénavant de six mois en six mois. Je suis charmé que cette facilité vous convienne. Vous prendrez d'ailleurs dorénavant toutes les mesures qu'il vous plaira, soit avec M. Turkeim, soit avec M Tronchin, mon banquier à Lyon, qui est mon ami, et parfaitement honnête homme. Je m'en remets entiè rement à votre volonté et à votre amitié'... » Il