‹ Les rentes viagères de VoltaireChapitre 14 sur 30 · L'histoire Intérieure du duché de Wurtemberg sort · texte numérisé non relu

L'histoire Intérieure du duché de Wurtemberg sort

-du cadre de notre modeste étude. Disons seulement que

petite principauté d'une foule d'engagementsr auxquels faisait péniblement face le Conseil de régence de Montbéliard : cette circonstance sera l'excuse de ces fidèles serviteurs, lorsque nous les verrons de temps en temps retarder de plusieurs mois les paiements de la rente de Voltaire. Au mensonge poli du patriarche : o Je n'ai que ma rente pour vivre », ils répondront par une grande vérité: « Notre caisse est vide ». Parmi les autres dettes que ce pauvre Conseil était chargé de régler, citons notamment: 1.200 livres à un colonel de Wehlen (intérêts à 5 % d'un prêt de 24.000 livres), i3.5oo livres à la République de Berne (intérêts d'un prêt de 100.000 livres), 7-5oo livres à Dietrich de Strasbourg (intérêts d'un prêt de i5o.ooo livres, contracté probablement pour payer Voltaire), 4.000 livres de pension au baron Georges de Wimpfen (la pension fut révoquée en 1765, moyennant paiement d'un capital de 20.000 livres, paiement qui vint encore augmenter les difficultés auxquelles était en butte le Conseil de régence), 200 livres de pension à l'avocat Chauffour jeune de Colmar1, etc., etc. Charles-Eugène devait, de plus, 114.767 livres au tailleur Bertrand, de Paris, pour fournitures faites du 6 juillet 1756 au 6 décembre 1763, et 49933

les nouvelles que Voltaire recevait de Stuttgart n'étaient pas faites pour le rassurer.

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