‹ Les rentes viagères de VoltaireChapitre 21 sur 30 · Livres · texte numérisé non relu

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a i.800 In res.

Gomme garantie, je vous réclamerai seulement une délégation acceptée d'un de vos fermiers ; de plus, vous me subrogerez à tous les droits que pouvait avoir Dietrich. »

Restait à fournir les 96.000 livres ; Voltaire s'y prend de la façon suivante. Il repasse tout d'abord au duc les deux billets Jaquelot, ci . . 70.000 1.

Il y ajoute un petit arriéré de sa rente viagère, que lui devaient les sieurs Meiner et Rosé, ci 19.000 1.

Enfin, il parfait le capital promis en renonçant au remboursement du premier quartier de la i,e annuité du contrat (voir tableau ci-dessus), ci. . . 7.000 1.

Total égal 96.000 1.

Le duc, par un rescrit du 9 mai 17691, ayant approuvé entièrement ces arrangements qui lui donnaient un peu de répit (et c'est tout ce qu'il voulait), le Conseil de régence adressa immédiatement à Voltaire, pour lui donner un semblant de

1. Ce rescrit n'existe plus aux Archives Nationales ; mais il en est fait mention dans d'autres pièces. M. Rossel donne, comme étant le rescrit du 9 mai 1769, un rescrit qui n'a aucun rapport avec le contrat des io5.6oo livres, et qui est en réalité du mois de janvier 1768 (voir notre précédent chapitre : Les billets Jaquelot). — Sur l'affaire des io5.6oo livres, voir notamment les deux lettres à Dupont des 3o mars et i5 juillet 1769, et la lettre à Jeanmaire du a3 août 1769 ; ces trois lettres sont publiées dans la Correspondance Générale.

satisfaction, une soumission en forme signée du sieur Surleau, receveur général des domaines du duc à Montbéliard ; à quoi Voltaire fit remarquer, du tac au tac, que le sieur Surleau, étant fonctionnaire à la solde du Wurtemberg, ne pouvait répondre des deniers, et qu'il lui fallait, comme soumissionnaire, un fermier ou régisseur qui s'engageât en son propre et privé nom 1 .

Aussi bien ne reçut-il jamais de soumission régulière, pas plus que de subrogation aux droits de Dietrich, lequel, bien entendu, n'avait pas été remboursé ; c'est ce que Voltaire constate dans une lettre à Dupont du 1 1 janvier 17702 : «Je n'entends parler ni de M. Rosé, ni de la subrogation sur la terre du baron banquier Dietricb, ni du remboursement di questo barone. On s'est moqué de moi dans cet arrangement. Mais, après tout, le sieur Rosé s'est soumis à me payer i/j.000 livres tous les trois mois jusqu'à fin de compte ; et quand même il dirait : Le beau billet <ju'a La Châtre, il faut qu'il me donne de l'argent. Je vous prie de vouloir bien le faire souvenir très sérieusement de son engagement, et de me dire en quels termes on est avec le baron. Je soupçonne qu'il n'a jamais été question de le rembourser ; il est assez vraisemblable que tout mon argent a été donné à M. le prince de Wurtemberg qui est à Montbé

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