‹ Les rentes viagères de VoltaireChapitre 23 sur 30 · a5o io.5oo 10.375 io.a5o · texte numérisé non relu

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Ce fut le sieur Rosé, receveur du duc à Uiquewihr, qui fut chargé dos paiements *.

Les difficultés financières, avec Lesquelles se trouvait aux prises la principauté de Ifontbéliard, ne

faisaient que croître : le règlement du prêt de

1. Nous sommes en 177.S. Ifontbéliard payait depuis 22 ans les rentes viagères «les deux premiers contrats passés entre le duc et Voltaire.

3. Le contrat est du 20 mars 1770. avec intérêts parlant du ier février 1 -

80.000 livres s'en ressentit. C'est cette affaire qui donna le plus de tablature à Voltaire, et la plus grande partie des documents publiés en 1908 *, a trait en réalité au prêt de 80.000 livres de 1773. Inlassable fut, comme toujours, la patience de Voltaire, intarissable la correspondance qu'il échangea avec les gens du duc. Il accorda tous les délais qu'on voulut, mais il mourut un peu trop tôt : on lui devait encore, en mai 1778, un solde de 5o.ooo livres, lesquelles ne furent payées qu'à ses héritiers. Tout ce qu'il put faire, fut donc de se faire rembourser 3o.ooo livres, plus, bien entendu, les intérêts courants.

Le premier remboursement de 10.000 livres devait avoir lieu le ier mai 1773. Par deux lettres des 4 et 26 mai, Voltaire rappelle à Rosé l'échéance ; ne recevant rien, il insiste le 20 juin : « Vous ne me répondez point, Monsieur ; je vous prie cependant de me dire sur quoi je puis compter. Je n'ai prêté mon argent que sur la parole d'honneur de M. Jeanmaire que je serais payé exactement aux échéances. Vous me devez actuellement 10. 5oo livres2 d'une part, et 13.200 d'une autre3.

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