Pages g5 à 1 44 du livre de M. Rossel
2. C'est le premier quartier du remboursement des 80.000 livres ; mais Voltaire écrit io.5oo, au lieu de 11.000-
3. 7.000 livres de sa rente courante de 28.000 livres, et 6.200 livres, solde du compte des io5.6oo livres (voir chap. VIÏ).
Je n'ai pas le sou, mais je suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur1. » Es même temps, il écrit à Jeanmaire le 21 juin: « Quoique vous ne m'ayez pas répondu, Monsieur, je compte toujours sur votre parole d'honneur et sur le devoir imposé à M. Rosé de me payer exactement; il me doit 10.000 livres d'une part, et de l'autre un quartier de mon ancienne rente. Je ne reçois rien, et vous savez que je vous ai donné jusqu'à mon dernier sou. J'attends de vous justice2. » Jeanmaire s'exécuta: le 3 juillet, Voltaire donne reçu au Conseil i° de 10.000 livres en capital, 20 de 1.333 livres 6 sous 8 deniers, représentant les intérêts des 80.000 livres du ier février au i'rjuin 1 773 3.
Le 3o septembre suivant, Voltaire réclame le deuxième remboursement, échu le rr août. Par une série de lettres, le Conseil de régence de
1. Lettre publiée, sans millésime, par M. Sackmann d'après les Archives de Colmar, et réimprimée par M. Roeeel, page 1.46, également sans millésime. Elle est pourtant bien évidemment de 177.3. Ce devrait être l'uuvre d'un éditeur consciencieux, de suppléer, quand il n'\ a pas de doute possible, comme c'est le cas ici, aux lacunes des documents. Cette lettre devrait dune porter, dans le livre de M. Hossel, non le n 106, mais le n' 121.
a. Lettre inédite publiée, d'après unc revue suédoise,
par la Revue d'histoire liiiénùre de l<i Frw/.r. a\ril juin 191 i. pp. 471-479.